
Juillet (1)
Janvier (1)
Nov. (2)
Octobre (1)
Sept. (3)
Août (2)
Juillet (7)
Juin (6)
Mai (13)
Avril (11)
Mars (9)
Février (7)
Janvier (8)
Déc. (3)
Nov. (3)
Octobre (5)
Sept. (2)
Août (2)
Juillet (1)
Juin (3)
Mai (1)
Avril (2)
Mars (3)
Février (1)Un petit blog pour tracer les différentes étapes à la mise en place de mon projet et surtout pour vous le faire vivre au plus proche jour après jour. Le projet en quelques mots : une petite année (10-11 mois) avec mon sac à dos sur les chemins de l'Asie.
Deux flux RSS sont disponibles pour que vous puissiez suivre dans votre agrégateur les nouveaux articles du blog ainsi que les commentaires :



Le matin, le bateau n'a pas bougé. Les dernières nouvelles sont qu'une tempête violente a lieu en mer et nous restons sur la côte en attedant. Aucune estimation n'est donnée, les tempêtes ici peuvent durer de quelques heures à une semaine. Aaargh, mon visa pour le Kazakhstan est juste, juste, il me reste une dizaine de jours. Nous passons la journée à discuter, jouer et à affronter le vent sur le pont.



Le soir, plutôt que de manger au restaurant du bateau, nous décidons de descendre aux voitures et de collecter la nourriture dispo de chacun et de faire un repas avec tout ça! Coup de chance, dans le couple américain qui voyage en pédalant, le gars est cuistot et nous prépare un bon petit plat! Hmmm
Maintenant, on se connait tous bien, les voyageurs. Sur le bateau, les autres personnes sont majoritairement des routiers turcs qui restent entre eux boire du thé ou de la bière entre eux.




Il est temps pour moi de dire au revoir à tout le monde en Géorgie et quelques heures avant de prendre mon train, je montre à Jacob comment faire un réchaud à partir d'une cannette de Coca (P3RS du forum RL pour les connaisseurs). En tous cas, ce bricolage aura fait quelques émules en Géorgie
Dans le train pour Baku, capitale de l'Azerbaïdjan, je suis avec une femme dans le compartiment mais le reste du train semble plutôt désert. Difficile de communiquer, elle ne parle que georgien mais nous partageons les sandwiches et la bière. Après une heure de voyage, arrivée à la douane. Aucun problème coté georgien, j'avais pris la précaution d'enlever le visa de l'Abkhazie, sous peine d'avoir un interrogatoire pénible... Puis, nous passons coté azeri. Je savais que mon visa arménien poserait problème, les douaniers ne parlant pas anglais cherchent dans le train quelqu'un qui peut faire la traduction. On me pose quelques questions, mon passeport est probablement vérifié sous toutes les coutures, on me le rendra très tard par rapport aux autres personnes. Voila comment bloquer un train une heure et quelques, désolé
Finalement, je récupère mon passeport et le train repart. Le matin en me réveillant, je constate que l'on traverse des champs de pétrole dans le désert durant des kilomètres avant d'arriver à Baku vers 8 heures.





Il est temps pour moi de dire au revoir à l'Azerbaïdjan et de monter sur le ferry pour de nouvelles aventures...
De retour de Borjomi, j'ai maintenant fait le tour des lieux interessants de Georgie, il est peut etre temps pour moi de partir. Mais je me souviens d'une discussion avec Jacob quelques jours auparavant autour du feu de camp dans le parc de Lagodekhi : il a deja ete en Abkhazie et pense y retourner. L'Abkhazie, nom intrigant mais surtout un lieu qui l'est. En effet, cette region georgienne s'est autoproclamee independant et a ete reconnu par la Russie et le Nicaragua pendant la guerre entre la Georgie et la Russie. Seulement, ce n'est pas evident pour y aller, en particulier le visa et le passage de la frontiere et d'apres les rumeurs, c'est assez dangereux... Mais Jacob avait trouve ce lieu vraiment bien et compte y retourner car une reunion doit se tenir aux Nations Unies pour discuter un peu de cet endroit...
Annelie souhaite aussi se joindre a nous, on se donne donc rendez-vous chez elle un lundi soir pour discuter de tout ca. Apres quelques verres de bieres, on decide d'y aller le jeudi prochain car Annelie finit mercredi soir. Le plan est assez simple dans la mesure ou on est tous dans le meme etat d'esprit a savoir se laisser guider par les evenements. On fonce donc le soir meme dans un cybercafe pour faire les demandes de visa (et oui, comme y'a pas d'ambassade d'Abkhazie, ils ont un site internet). Mercredi matin, on fait l'etat des lieux, seule Annelie a recu la lettre de confirmation qu'elle peut passer la frontiere. La pression monte, mais Jacob et moi sommes d'un naturel confiant. Mercredi soir, le train pour Zugdidi, la derniere ville georgienne avant l'Abkhazie, est a 21h30. Annelie qui bosse doit nous rejoindre a la gare vers 21h15. Jacob et moi etant au resto avec d'autres expatries, nous ne faisons pas gaffe a l'heure et finalement decollons du resto a 21 heures. On prend un taxi : arrivee a la gare 21h15. Pendant que je cours acheter les billets (bah oui, on a pas les billets encore...), il fonce acheter des bieres. 21h25, tout le monde a rempli sa mission, nous montons dans le train serein, enfin presque! Toujours pas de lettre de confirmation pour Jacob et moi... Le voyage en train se passe bien, sauf que le controleur nous dit que le train s'arrete avant Zugdidi et qu'on doit prendre un bus...Il est 6h00 du mat', nous errons dans les rues de Zugdidi a la recherche d'un cybercafe voir si on a recu nos lettres... 9h00, le cybercafe ouvre mais toujours rien... on decide d'appeler le ministere des affaires etrangeres d'Abkhazie pour voir ce qu'ils bricolent. Heureusement, ils parlent bien anglais, apres 20 minutes de discussion, ils nous annoncent qu'ils ont change les regles et qu'ils envoient plus de lettre, qu'on peut se presenter a la frontiere! Cool
On fonce dans un taxi, negocie le prix pour aller a la frontiere et zou! Checkpoint georgien, ils controlent les passeports, recopient nos infos sur 5 formulaires differents posent un tas de questions sur les raisons d'aller la bas et c'est bon. Apres 500m de marche, on passe les bunkers georgiens et traversont le pont qui franchit la riviere qui fait la frontiere. De l'autre cote du pont, les chars russes sont la, des barrieres en beton puis finalement on arrive a la frontiere abkaze. C'est vite vu, apres 5 minutes, Annelie a le feu vert pour passer et nous, c'est simple : pas de lettre, on rentre pas. 30 minutes de discussion, c'est toujours niet. Dans ces moments, il faut rester calme. On appelle le ministere des affaires etrangeres et on lui passe le douanier. Le gars, nous fait signe de nous assoir. On attend 1 heure, des douaniers passent, des gentils, des cons, des comprehensifs, des qui-nous-ignorent... On est toujours sur notre banc, le soleil tape. Pendant ce temps, on voit des jeeps des Nations Unies qui passent regulierement dans un sens ou l'autre. Le chef revient et nous dit qu'il attend un coup de fil. On rappelle le ministere, toujours le meme cirque. Il est midi passe, ca va faire 3 heures qu'on attend au soleil quand finalement, il revient avec nos passeports et nous fait, c'est bon! Yeeeehoo!
Abkhazia, nous voila!
Coup de chance, une marshrutka est la et nous amene a Gali, la ville apres la frontiere. La route est dans un etat lamentable, et nous voyons des maisons detruites un peu partout : le resultat de la guerre avec la Georgie en 1992. Durant le trajet, Jacob recoit un SMS : Vous allez bien? des bombes ont explosees cette nuit a Zugdidi. En fait, si notre train s'est arrete avant, c'est qu'une bombe a explose sur un train de fret quelques heures avant nous, et il y avait une bombe dans la gare. D'apres le gouvernement georgien, ca serait les separatistes abkhazes. Oulala, ca commence bien!
On nous depose dans le centre, et nous voulons rejoindre Sukhumi, la capitale mais plus de marshrutka, le seul moyen est le taxi... On decide de faire du stop et apres 10 minutes, un gars s'arrete et nous prend dans sa voiture.








En cours de route, alors que nous marchons sur le bord de la route, nous voyons un troupeau de buffles.


http://www.en-voyage.info/Recit/Entre_pays_slaves_et_latins-3#latransnistrielepaysquinexistepasLe matin, nous nous retrouvons a la gare de bus pour prendre une marshrutka. Apres quelques heures de route, nous arrivons a destination vers midi. Pour randonner dans ce parc, il faut tout d'abord se faire enregistrer gratuitement dans le centre des gardes forestiers et aussi payer par avance les nuits que l'on va passer dans le parc (7 laris par nuit pour une tente ou 10 laris par personne par nuit dans un refuge). Nous prenons la solution de la tente, la plus economique
Nous faisons quelques courses dans un petit magasin avant de nous aventurer dans le parc puis nous commencons la rando vers 14 heures. A peine 20 minutes de marche, le temps tourne a l'orage et une grosse pluie s'abat
Cela finit par se calmer et nous continuons notre marche avec les kways puis cela cesse apres une heure et nous pouvons enfin apprecier la randonnee et les paysages!







Mais l'heure tournant, Annelie travaillant le lendemain, nous devons rentrer a Tbilissi. Le gars avant de partir m'offre en cadeau son couteau georgien et voulant le remercier, je lui donne mon couteau francais, mon doukdouk. Mais il refuse, signifiant que c'est un cadeau qu'il fait et non pas un echange. J'insiste mais rien n'y fait. Nous quittons tout ce petit monde et marchons vers la route principale. Il n'y a plus de marshrutka a cette heure, donc nous tentons le stop. A peine 2 minutes d'attente que la premiere voiture s'arrete et nous prend. Mais apres 15 minutes, nous decidons de descendre, car le gars semble bourre et conduit extremement vite. Etant dans une grosse ville, nous trouvons une marshrutka sans peine et rentrons a Tbilissi sans encombre.






Le lendemain, on decide d'aller voir une autre partie du parc, nous revenons au village et prenons un taxi pour nous amener a 500m de la frontiere avec l'Azerbaidjan
Apres 4 ou 5 heures a longer la frontiere, nous arrivons a notre but, une vieille fortresse plus ou moins en ruine qui surplombe la frontiere. Bien sur, etant dans une reserve, il est interdit de planter la tente en dehors des espaces reserves, mais c'est tentant, alors on le fait! Bon, maintenant faut pas se faire choper par les gardes forestiers et les douaniers! L'endroit est bien couvert dans la foret, en hauteur
Nous installons le camp juste a cote de l'eglise, la nuit avec les flammes du feu de camp qui dansent sur le mur, ca donne une ambiance assez terrifiante mais interessante!



Puis pour digerer, nous prenons une glace aupres d'un vendeur ambulant sur sa petite moto. Le retour vers Tbilissi se passera sans encombre, nous dormirons, surement un melange de fatigue et de vin...















La premiere mission consiste a trouver un champ pas trop loin pour poser nos tentes avant que la nuit tombe. Apres avoir marche quelques kilometres sur la route, nous bifurquons vers un petit chemin. 30 secondes apres, un bruit de freins et deux voitures se percutent juste au croisement. Le choc est violent! Jacob, un americain et moi jetons nos sacs et courons sur les lieux aider les personnes a sortir des voitures. Dans ses pays, la ceinture de securite est bien sur superflue, une nana a heurte le parebrise et saigne de la tete mais elle est consciente. Nous aidons a faire sortir un gars coince a l'arriere de la voiture. La police est sur les lieux quelques minutes apres, la situation commence a devenir tendue, nous preferons partir dans la mesure ou nous n'avons plus rien a faire. Un kilometre plus loin, nous trouvons un champ ou nous posons nos tentes et rejoignons Morphee assez rapidement.

Cette lettre m'a coute 754 et il faut attendre environ une semaine pour obtenir l'autorisation du ministere des affaires etrangers d'Azerbaidjan a Baku.
Cette semaine passee a Tbilissi a ete vraiment riche en rencontres. J'ai retrouve Uri l'israelien avec qui on avait fait quelques randos avec Jose a Ushguli, le village le plus haut d'Europe.

















RSS pour suivre les articles du blog
RSS pour suivre les commentaires postés