Le blog, là où je raconte ma vie :)
Allez, derniere partie de l’Armenie avant de passer a un nouveau pays riche en paysages, aventures et rencontres…
Le lendemain du jour de commemoration du genocide, Awet et ses amis belges prenaient l’avion pour rentrer chez eux, l’auberge de jeunesse est aussi vide, il est temps pour moi de partir vers le Nord pour rejoindre la Georgie. J’aurai passe pas loin de 10 jours a Erevan, mais ca fait du bien de temps en temps de se poser dans un endroit, de ne pas se poser la question de savoir ou dormir le soir et aussi de se balader dans une ville qu’on connait. Mais, la, je ressens le besoin de repartir meme si c’est bizarre de se retrouver seul. Je prends donc une marshrutka pour aller a Alaverdi a 50 kilometres de la frontiere georgienne. Ce coin est connu pour avoir plusieurs monasteres classes au patrimoine de l’UNESCO. Le temps est a la pluie, il me faut quelques heures pour rejoindre ma destination. Une fois arrive, je commence a remonter la rue principale quand une voiture arrivant assez vite roule dans une grosse qui fait une grosse gerbe d’eau quelques metres devant moi. Raah le con! 30 secondes plus tard, la voiture fait demi-tour et le conducteur, un jeune, m’interpelle par la vitre. Il parle anglais et s’excuse pour la flotte et me dit de monter. Il me demande ce que je fais et s’il peut m’emmener quelque part. Je lui montre l’adresse et nous voila parti. On discute pas mal, il s’appelle Mamicon et a une petite boite de service informatique. Une fois, mon sac depose dans a l’hotel, il se propose de m’amener a un monastere pas loin et de me servir de guide les prochains jours. Doommage pour le monastere, on est arrive trop tard, la porte est fermee.


Le lendemain matin, il me dit qu’il doit d’abord installer les ordinateurs d’un cybercafe dans le village et me demande si je veux venir! Bien sur
En fait, nous avons passe une bonne partie de la journee a tout installer, avec pas mal de problemes a resoudre. Je les ai plutot bien aide sur ce coup la, et pour nous remercier, le patron nous a invite chez lui a manger. C’etait franchement sympa et super bon, mais on a aussi beaucoup bu. Ici tout le monde fait soit-meme son alcool et ca titre bien sur fort en degres. Apres ce repas bien arrose, nous voila parti tous ensemble au monastere de la veille, dans le Lada Niva du patron. Puis, nous nous arretons chez Mamicon et sa mere ne laissera pas repartir les mains vides : un sac avec deux enormes pots de confiture maison.

Le patron, un ami et Mamicon qui se marre
Le lendemain, Mamicon doit retourner le matin a l’universite a 30 kilometres de la et me demande si je veux l’accompagner. Pourquoi pas! J’ai passe quelques temps avec ses amis a la cafet’, il a passe son exam, mais je ne suis pas sur d’avoir compris car il s’agissait juste de payer en fait… alors corruption ou pas, je sais pas trop, mais apparemment ca depend des profs. Apres ca, on est rentre a Alaverdi en bus. Puis, on a pris la voiture des parents pour aller voir les autres monasteres.


Le soir, nous repassons dans un autre cybercafe dont s’occupe Mamicon. On bricole un PC quand un gars rentre et Mamicon me dit : “ah tiens, un autre touriste”. Et oui, il s’agit d’un espagnol/basque qui s’appelle Jose (Joseba en basque). On discute un peu et lui aussi prevoit de rejoindre la Georgie le lendemain. On se donne rendez-vous pour passer la frontiere ensemble. Apres une bonne nuit de sommeil, on se retrouve comme prevu pour attraper une marshrutka qui va jusqu’a la frontiere. Apres une heure d’attente, en voila enfin une! Le passage de la frontiere avec mon nouveau compagnon se passe sans trop de probleme si ce n’est le probleme recurrent avec mon ‘vieux’ passeport qui fait chier a chaque fois. En fait, c’est un tres vieux modele et rien n’est standard dessus… En 3 marshrutka, nous avons finalement rejoint Tbilissi, la capitale georgienne ![]()
Je suis a Tbilissi en train de preparer mon visa pour l’Azerbaidjan. C’est bien le bordel, les regles ont change il y a un peu plus d’un mois. Il faut une lettre d’invitation de quelqu’un vivant dans le pays. Heureusement, on trouve des agences specialisees pour ce type de demande, mais ca prend du temps (et de l’argent! 75$ pour la lettre). Une fois, en possession de la lettre, on peut demander son visa et faut bien sur attendre et payer (60 EUR)... ![]()
Sinon, je me suis pris une carte SIM pour mon portable, j’ai donc un numero georgien maintenant : +995 99239661. Au passage, vous pouvez virer mon ancien numero de tel francais, vu que l’abonnement est termine.
Tout se passe toujours super bien, je rencontre pas mal de gens interessants, en Georgie, il y a beaucoup de monde travaillant pour differentes ONG ainsi que des profs de langues. Il me reste a peine 2 mois avant de rentrer en Pologne, je vais raccourcir mon intineraire initial en passant par le Turkmenistan, l’Ouzbekistan et le Kazakhstan. Pour le Tadjikistan et le Kirghizstan, on verra une autre fois! ![]()
C’est le 23 avril, je suis toujours a Erevan apres plus d’une semaine. J’ai recupere mon visa pour le kazakhstan, je vais enfin pouvoir quitter Erevan et continuer mon periple mais je tenais a etre present pour le 24 avril.
En effet, le 24 avril est la date commémorative du génocide des Arméniens. Je ne vais pas vous faire un cours d’histoire, vous trouverz tous les details sur la page Wikipedia. J’y vais avec Awet et un couple d’amis belges a lui. Il y a un monde fou, et chacun vient avec des fleurs. La foule se deplace dans un calme absolu et solennel, c’est assez impressionnant. Il nous faudra 2-3 heures pour arriver au monument du genocide et deposer la fleur. Cela fait un mur de fleurs, imaginez des millions de fleurs!



Le soir, on se fait un concert avec des cartistes issues de la diaspora armenienne mais chose etrange, personne n’applaudit apres chaque artiste car en Armenie, le 24 avril, on n’affiche pas sa joie.

Le lendemain, nouvelle excursion a la journee avec Awet, nous allons visiter Gyumri. C’est la 2eme ville du pays et elle a ete detruite a 60% (entre 30000 et 100000 morts) lors du tremblement de terre de 1988 dont l’epicentre etait a quelques dizaines de kilometres de la. Depuis, la ville a ete reconstruite et il ne reste aucune trace du sinistre.
Pour aller la bas, plutot que la marshrukta, on a trouve un taxi collectif pour le mem prix. C’etait une vieille Mercedes de luxe (600 SEL) avec sieges en cuir, sieges chaussants devant et derriere et plein de places. Le pied ! Sauf qu’apres quelques bornes, on s’arrete prendre des gens et finalement on se retrouve a 7 dans la voiture (la configuration standard em Iran : 2 sur le siege passager et 4 derriere). Une fois arrive la bas, on fait un tour de ville mais finalement il n’y a vraiment rien d’interessant.



Apres quelques heures a errer dans les rues, le marchee et un musee, nous prenons la route du retour pour Erevan.
Apres Etchniadzin, Annelie et Karin sont reparties sur Tbilissi en me laissant leurs numeros pour les appeler quand je serai en Georgie.
Je pars donc pour une excursion a la journee avec Awet, on va se faire le lac Sevan. Comme chaque fois, ca commence par un voyage en marshrutka. La tache la plus compliquee est en fait de savoir ou choper la marshrutka car elles partent d’un peu partout dans la ville. Durant le voyage, on fera la connaissance d’un gars qui etudie a l’ecole chretienne armenienne pour devenir pretre. On discute un peu puis il nous conduit a la partie interessante du lac Sevan a savoir le monastere Sevanavank. Le temps est plutot beau et la vue bien degagee!
Les montagnes ont encore la tete dans la neige et on comprend pourquoi, le fond de l’air est vraiment frais. Le lac Sevan est par ailleurs l’un des plus grands lacs d’altitude du monde (1900 m)

Apres le tour sur la presqu’ile, nous redescendons pour nous arreter manger dans un restaurant et gouter la specialite locale, le poisson (me rappelle plus le nom mais c’etait un truc genre sigh fish). C’etait plutot bon, tout s’est bien passe jusqu’au moment de l’addition ou ils ont voulu nous arnaquer, genre 40 euros. On a discute car il est hors de question de payer ce prix la et on finalement lacher un billet de 10.000 Drams (20 EUR) et on est parti. Puis, on est rentre tranquillement vers Erevan avec la premiere marshrukta.



