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Février (1)Un petit blog pour tracer les différentes étapes à la mise en place de mon projet et surtout pour vous le faire vivre au plus proche jour après jour. Le projet en quelques mots : une petite année (10-11 mois) avec mon sac à dos sur les chemins de l'Asie.
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Et forcement, avec toutes les restrictions durement imposees et punies (pas de lien garcon/fille, pas d'alcool, etc), y'a toujours des derives. Comme durant la prohibition aux USA, on trouve en fait de l'alcool un peu partout, de qualite plus ou moins douteuse. Ainsi, certains achetent de l'alcool a 70° auquel ils ajoutent un sirop et boivent ca. Sinon, au marche noir, ca se trouve assez facilement et pas tres cher. Et sinon, malgre ce que clame le gouvernement, il y a un nombre hallucinant d'homosexuels, et cela est du a la difficulte de rencontrer le sexe oppose car avant c'etait plus simple, les parents s'occupaient de tout jusqu'au mariage. En ayant discute avec plusieurs etrangers, on a tous eu affaire a des avances plus que genantes et ca devient assez vite emmerdant car c'est assez difficile de les repousser et ils sont assez collants generalement. En efet, la nuit de mon depart, Shahram est venu se blottir contre moi... je l'ai renvoye tranquillement mais fermement dans sa chambre, il a compris. Mais bon voila, je me mefie maintenant des mecs seuls qui m'offre l'hospitalite. Non, non, ils ne sont pas tous ca mais le cas est assez frequent en fait (en recoupant plusieurs temoignages d'etrangers que j'ai rencontre)

En effet, Teheran est tellement sature par le traffic que pour se deplacer il vaut mieux une moto. Dans la mesure ou y'a aucune regle pour personne, c'est un puzzle de voitures en perpetuel mouvement. Il n'y a quasiment aucun feu (et de toutes facons, ils ne sont pas respectes), aucune notion de priorite ni vraiment de sens de la route. Tout se joue a la taile du vehicule, a son etat, a la puissance de son klaxon (beaucoup installent des trompes de camions) et aussi a la dexterite du conducteur a se caser entre 2 voitures (il est pas rare de garder les retros replies pour gagner quelques centimetres de largeur). Au niveau des intersections, il y a des voitures dans tous les sens possibles et ca finit par passer. Et les motos se glissent dans ce merdier partout ou elles peuvent (trottoirs, entre les voitures). Bien sur, personne n'a de casque, alors la chute est surement fatale. C'est vraiment effrayant au debut puis on s'y fait. Il n'est pas rare de voir toute une famille sur une meme moto : un enfant sur les genoux du pere, le pere qui tient le guidon, la mere qui tient le bebe dans ses bras, derriere le pere. Au final, il y a tres peu d'accidents mais je sais pas trop comment ca se fait. Je pense que les gens ont developpes des competences
a voir partout en meme temps sans tourner la tete a moins que ce soit l'oeuvre d'Allah, je sais pas. Il suffit de se poser a une intersection et de regarder. Les gens debouchent de partout, personne ne regarde si la voie est libre et s'engage sur la route tranquillement. Au pire, ca freine/pille et ca klaxonne mais ca passe. Il parait que meme pour les gens habitues aux pays d'Asie, le trafic en Iran surprend. Mais apres reflexion, je crois pas que je remonterai sur une moto a Teheran, c'est quand meme la folie.



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Donc apres avoir quitte la famille kurde, je suis parti au terminal de bus acheter mon billet pour Van, une ville pas tres loin de la frontiere iranienne. Le voyage a ete abominable en fait, la majeure partie du trajet a eu lieu sur une route de montagne en terre tassee (ou plutot defoncee par les camions) et difficile de dormir dans ces conditions. Jolie performance de notre chauffeur : a un moment, la route s'est transformee en piste de boue bien glissante et le bus a commence a chasser du cul, mais tranquillement, il nous a rattrape ca en beaute. Sensations fortes garanties! Une fois arrive a Van, je me mets en quete de la gare ferroviaire pour verifier si le train roule toujours (on sait jamais trop ici) et pour acheter mon billet. Bonne nouvelle, le train passe bien ce soir vers 23h00 au lieu de 19h00 prevue. En fait ce train rallie Istanbul a Teheran, s'appelle le Trans-Asia-Express et met un peu plus de 3 jours pour faire le trajet. Au debut, je voulais le faire en entier mais finalement, j'ai prefere utiliser les bus qui sont beaucoup plus rapides et ainsi visiter la Cappadoce et Urfa. Et pour acheter les billets de train, bah faut revenir vers 17h00.
Van, en soit, n'a vraiment rien d'interessant. Apres un petit tour en ville, j'ai passe pas mal de temps dans un cybercafe pour mettre a jour le blog et lire mes emails. Je retourne donc a la gare en fin d'apres-midi acheter mon billet (environ 20 euros). Pas grand chose a faire dans le coin, la gare est loin du centre-ville alors j'attends dans le hall. Il se remplit petit a petit, les gens ont tous des chariots qui croulent sous le poids, de sacs qui ne tiennent que grace a du gros scotch partout autour. Un petit vieux vient me voir et commence a parler en anglais. Il est plutot sympa et on discutera un petit bout de temps ensemble, il me propose de changer mon restant d'argent turc en rials iraniens a un taux interessant. Il est iranien, rentre sur Teheran et fait du business entre la Turquie et l'Iran, il a pas voulu m'en dire beaucoup plus sur son activite. Puis finalement, le train arrive vers minuit et demie. Firus, c'est son nom au ptit vieux, me propose de venir dans son compartiment avec un ami a lui. J'accepte, autant se retrouver quelqu'un que je connais et qui m'inspire confiance.Le train part vers 1 heure du mat' et nous nous arretons a la douane turque d'abord. C'est le merdier car tout le monde doit descendre et faire la queue pour faire tamponner son passeport (generalement, un douanier passe dans le train recuperer les passeports et les rend avec le tampon, c'est plus simple et rapide). Il doit etre 3 ou 4 heures du mat' quand le train repart et cette fois, on arrive en Iran. Ca commence a s'agiter un peu partout dans le train. En fait, tout le monde essaie de planquer les bouteilles d'alcool et autres trucs interdits un peu partout. Pas de probleme avec mon visa, et etant touriste, le douanier ne me demande meme pas d'ouvrir mon sac alors que les bagages des autres personnes sont tous ouverts et scrutes. Beaucoup ont en fait pas mal de contrefacons de fringues, de l'electromenager dans leurs sac mais ca les douaniers s'en foutent. Pendant ce temps, un autre douanier regarde un peu partout dans le compartiment mais au final ils ne trouveront rien. Et non, ils ont pas pense a regarder au fond de la poubelle sous les detritus ainsi que dans les doublures des manteaux des gens mais chuuut :D L'ami de Firus qui est avec nous dans le compartiment s'appelle Shahram, il parle anglais aussim, tant mieux! Le train continuera a rouler la journee, et nous on discutera un peu et on dormira beaucoup. Je decouvre la facon de boire le the des iraniens : tu mets un morceau de sucre dans ta bouche et tu bois ton the et tu fais fondre le sucre avec le the. Forcement, a ce rythme, c'est plusieurs morceaux de sucres pour un verre de the. Le train arrive vers 2 heures du mat' a Teheran, et l'ami iranien que je devais voir, Siavash, a des problemes avec sa voiture et peut pas venir me chercher. Shahram me propose alors de venir chez lui comme il est celibataire, ca lui pose pas de probleme.
A la sortie de la gare, on prend un savari (taxi partage a plusieurs clients) et je decouvre la conduite iranienne de nuit, c'est chaud! Les motos a contre sens, les voitures sans phares, aucun respect des feux ni des stops. Bon, on arrive sans encombre et apres une bonne douche, on file se coucher. Il m'a mis un matelas dans le salon, je vais y passer une bonne nuit.
J'arrive donc au petit matin a Urfa apres un voyage de nuit pas trop mal. A peine pose mon sac un gars m'accoste et me propose une chambre, il me dit que ca ne coute rien de jeter un oeil alors je monte dans sa voiture. Effectivement le coin est bien sympa, c'est une petite maison ou il vit avec sa femme et son fils, pas tres loin du centre. C'est une famille kurde. Je negocie le prix a 20 YTL par nuit (soit environ 9 EUR avec ptit dej et repas du soir). Je pose mon sac et vais faire un tour en ville. Il fait un beau soleil et la ville est vraiment belle, on a quitte le cote touristique de la Turquie! Ca sent bien l'Orient, en particulier le bazar ou les gens sont supris de voir un touriste! Je rencontre 2 jeunes bien sympas l'apres-midi qui me feront visiter la ville et me paieront le the.





Le soir, je mange en famille, c'est tres bon mais faut s'habituer a manger par terre avec les doigts. Apres le diner, la femme m'apprend a jouer au backgammon. Et puis arrive un allemand qui voyage aussi en solo. Le soir, il y a une reunion du parti kurde (c'est la periode electorale en ce moment) et nous sommes invites a y aller avec la famille. La bas, nous y boirons du the avant d'abandonner nos hotes pour un petit tour en ville.
Le lendemain matin, je fais le tour de la ville avec l'allemand en lui montrant les endroits que m'avait fait decouvrir les 2 turcs. Nous passerons l'apres-midi a jouer au backgammon sur une place au soleil en sirotant un bon the. Vraiment une bonne apres-midi tranquille, ca fait du bien! Je laisse l'allemand a la gare routiere, il prend un bus pour une ville plus au sud et retourne a la maison. Apres le repas, le fils me propose d'aller a un concert de musique kurde, ce que je ne refuse pas bien sur! C'etait bien sympa, meme si le fond de ce concert etait politique (les elections...)


Je les laisse car je dois prendre un bus de nuit pour m'approcher de la frontiere iranienne et prendre un train pour Teheran...

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La Cappadoce en un mot ? Wooooow ! Franchement, les paysages sont absolument magnifiques. Voici un petit apercu de nos balades a pieds (j'aurais bien loue un VTT mais le dernier jour ou je voulais faire ca, il a plu
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On a trouve une pension pour 12.5 YTL (6 euros) par nuit avec le ptit dej, c'est pas royal ca ? :D On y restera 3 nuits et un couple d'australiens super cools partagera notre chambre (oui, a ce prix la, c'est un dortoir de 7 lits, faut pas rever). Et voici quand meme la pension (avec piscine s'il vous plait!)






). Je retourne a la gare acheter mon billet pour Istanbul, le train part apres 19 heures, ca me laisse le temps de faire une bonne balade dans la ville et d'acheter quelques bricoles pour le train.
C'est un train couchettes de 3 vieux wagons SNCF et ce train porte le nom de train de l'amitie. Je suis seul dans mon compartiments mais dans les compartiments voisins, se trouve une americaine, une espagnole et une colombienne. Nous discuterons une partie de la soiree puis chacun regagne son compartiment dormir un peu avant de se faire reveiller par le douane. Le douanier passe, recupere mon passeport, puis demande a l'espagnole, l'americaine et la colombienne de le suivre. L'espagnol doit payer un visa de 10 euros, l'americaine, un "secured visa" de 15 euros et la colombienne ne peut pas rentrer en Turquie, se fait virer du train et doit retourner en Grece. Les douaniers sont alors pris d'une parano et tout le train et les sacs seront fouilles en nous demandant si y'a de la cocaine dedans... Ceux qui ont vu Midnight Express, savent qu'il vaut mieux pas s'amuser avec ca et tester les prisons turques
. Mais ca fait quand meme bizarre, et ca laisse un gout amer quand meme. 






En faıt, a Skopje, ıl y a tout un quartıer turc (ıl y a 100 ans, c'etaıt l'empıre turc ıcı ) avec des mosquees partout, des petıtes boutıques et un bıen sur un bazar! Ce quartıer est vraıment genıal, avec des rues toutes pavees, les coorporatıons de metıer quı sont regroupees, etc. Puıs vıent ensuıte les prıeres quı resonnent dans les rues. Un premıer pas vers l'Orıent! Vraıment genıal. Le mıdı, j'en profıte donc pour manger un bourek, une specıalıte turque. Un peu au dessus du quartıer, ıl reste les murs d'une forteresse quı domıne la vılle et permet d'avoır une bonne vısıon panoramıque. Le soır, je decıde d'aller au resto ındıque par l'amerıcaın.
C'est un self-servıce, le temps que je comprenne comment ca marche, voıla que je voıs l'amerıcaın quı se poınte! Il m'explıque le prıncıpe et je prends des trucs plutot bons (machıns enroules dans une feuılle de vıgne) avec une bıere. On mange ensemble et ıl me raconte qu'ıl etaıt a Prıstına comme prevu maıs n'a pas pu trouver de logement a moıns de 60 euros et est donc revenu a Skopje pour prendre un bus pour Sofıa. Son bus part a mınuıt, on passera la soıree a dıscuter dans un pub de nos voyages respectıfs. Il doıt luı aussı passer en Turquıe, puıs la Georgıe, Armenıe. On s'echange nos emaıls vu qu'on doıt etre sur Istanbul a peu pres aux meme dates puıs je le laısse prendre son bus et vaıs me coucher dans mon dortoır vıde et froıd.Je me suıs faıt une bonne grasse mat' et aı larve dans la vılle, ıl y avaıt un beau soleıl. Je suıs passe a la gare reserve mon bıllet de traın Thessalonıque ma prochaıne destınatıon. Je profıte d'un supermarche pour acheter des brıcoles a manger et a boıre pour ecouler mon argent, et je garde juste ce qu'ıl faut pour le repas du soır. Maıs voıla, je retourne au meme restaurant, je prends 2-3 brıcoles et au moment de payer, je me suıs goure dans mes calculs, j'aı pas assez...
Oh, ıl manque pas grand chose, une trentaıne de dınars macedonıens soıt 50 centımes d'euros. On se trouve plutot con dans ces moments. Je demande sı je peux completer avec des euros, maıs la caıssıere ne saıt pas, elle doıt appeler sa patronne. 5 mınutes plus tard, la voıla quı arrıve et me faıt que c'est bon, je peux passer et faıt sıgne a la caıssıere de me rendre ma pıece de 2 euros. Ouf, je luı presente mes excuses et la remercıe! Le repas etaıt tres bon d'aılleurs 
Cool, ıl est annonce avec 20 mınutes de retard, ca me faıt que 10 mınutes d'attente quı se tranformeront en 2 heures fınalement. D'aılleurs, apres 1 heure de retard, ıl a dısparu de l'affıchage en gare.
Bon, je saıs pas trop comment faıre pour recuperer les photos, je vaıs voır pour faıre un artıcle avec les photos des dıfferents endroıts des que je peux.
L'auberge de jeunesse est en faıt un appartement en face de la gare, sans charme maıs quı est pas trop cher (10 euros la nuıt). En Serbıe, ıl faut encore se faıre declarer aupres de l'admınıstratıon, heureusement la responsable de l'auberge s'en charge et me donne un carton a presenter aux autorıtes en cas de controle ou a la sortıe du pays. Ce quı m'a le plus surprıs a Belgrade, c'est la cıurculatıon automobıle que l'on peut resumer en gros merdıer! Ce sont les roıs du klaxon et ıls passent partout. Faudra que je vous montre la methode serbe pour se garer quand y'a pas la place de faıre un creneau entre 2 autres bagnoles! La vılle en elle-meme, est pas mal avec une grande avenue pıetonne quı amene a une forteresse avec un grand parc ou tous les habıtants se promene. En ete, ca doıt etre bıen sympa, maıs meme en hıver, ıl y a enormement de personnes a se promener dans Belgrade. J'aı passe 2 nuıts dans l'auberge (tout seul, elle etaıt deserte) avant de prendre un traın de nuıt pour relıer Skopje, en Macedoıne.
Pour ceux quı ne sont plus trop a jour en geo, la Macedoıne est bıen un pays, quı exıste depuıs la fın de la Yougoslavıe (je revıendraı pt'etre sur le pb de nom quı exıste entre la Macedoıne et la Grece). Le traın quı part de Belgrade etaıt vraıment pourrı, tout tagge de partout. Je suıs seul dans mon compartıment et meme dans le wagon en faıt, les rıdeaux sont a moıtıe dechıres, la couverture gratte (maıs ca c'est la routıne en faıt, faudra que j'en parle de ca aussı un jour!). Le passage a la douane s'est faıt en pleıne nuıt, je saıs plus trop quand nı comment. Je suıs arrıve sur Skopje, la capıtale, avec seulement une heure de retard ce quı est acceptable pour ces traıns fınalement.Apres les accents quı dısparaıssent, c'est maıntenant le poınt sur les ı... Allez savoır, la touche ı classıque affıche pas les poınts sur les clavıers turcs, faut en utılıser une autre mal foutue, et c'est pas pratıque. A ce rythme la, quelques pays plus tard avec leurs clavıers la con, y'aura plus rıen dans mes artıcles!



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