Croix du Bonhomme

Après un ptit déj, encore une belle journée qui s'annonce! Aujourd'hui, la scission est bien nette entre ceux qui avance d'un bon pas et les autres qui se trainent lamentablement, attendant impatiemment la fin de leur calvaire. Avec un peu plus de pitié, je crois qu'on les aurait abattu, tellement ils faisaient de la peine... Enfin bon, comme il faisait super beau, on avançait à notre rythme, et on faisait une pose sieste en les attendant, puis on repartait! En fait, c'est jamais bon d'arriver en dernier, car finalement, on a moins le temps de se reposer et on se retrouve vite sur les rotules. Alors finalement, tant bien que mal, on passe le col de la Seigne qui fait office de frontière entre les Italiens et notre beau pays la France. On amorce la redescente dans la vallée, et on fait halte au refuge des Mottets où des anes se prélassent au soleil... J'ai appris qu'on pouvait louer les ânes pour la montée, puis une fois en haut, on lache les bestiaux qui rentrent tranquillement au bercail. Puis nous regrimpons (je m'en souviens de cette montée, on en a tous chié), faisant une halte pour manger. Nous rejoindrons plus tard le refuge de la Croix du Bonhomme. (pour la petite histoire, le refuge est ravitaillé tous les jours par un des gaillards qui redescend dans la vallée à pied). Ils font leur pain eux mêmes, et la bouffe est super bonne. Après une bonne douche, la soirée passe tranquillement éclairée à la bougie (et oui, le refuge est alimentée par l'énergie solaire alors faut pas la gaspiller). Nous ne trainons pas, et filons nous coucher. Certains ont dû faire de beaux rêves car la fin de leur calvaire est toute proche.
Retour au bercail

Aujourd'hui, notre périple touche à sa fin. Nous devons arriver au centre UCPA des Contamines vers midi. Nous entamons donc notre descente du refuge vers les Contamines. RIen de particulier, hormis la descente qui est un peu raide par moment mais nous arriverons sans encombre au centre. Nous prenons une bonne douche, changeons de vêtements et nous pouvons enfin nous rassasier à la cantine du self. Il fait beau, certains profitent de la piscine, les départs se préparent, chacun avec ses moyens de transports (voiture et trains). Finalement, seul Nicolas aura le même train que nous, avec un changement à Bellegarde. Ca tombe bien, Nicolas est un gars vraiment sympa, nous pourrons discuter sans se prendre la tête. Nous prenons le car qui nous descend à Saint Gervais. En attendant le train, nous nous posons à la terrasse d'un café à l'ombre d'un parasol à savourer la fin de nos vacances. Allez c'est parti, le TER démarre pour nous amener à Bellegarde où nous devons changer de train. Avec une heure pour prendre la correspondance, nous décidons de trouver à manger dans Bellegarde vu qu'il est 19h00. Nous finirons par débusquer une pizzeria, dans cette ville complètement morte, mais le patron refuse que nous mangions à l'intérieur, si bien que nous la dévorons sur le parking de la gare, puis nous prendrons le TGV en provenance de Genève qui nous amènera à la gare de Lyon (à Paris).
Le mot de la fin
Pour finir, cette randonnée d'une semaine pour faire le Mont-Blanc est sympa pour qui n'a jamais fait de longue randonnée. Ce n'est pas trop dur même si un minimum d'entraînement physique est nécessaire. Les paysages sont plutôt beaux. Cependant, je regrette le côté très touristique de ce tour. En effet, si vous cherchez la solitude, ce n'est pas le bon coin, car de nombreux organismes proposent différents types de tours pour tous les types de vacances possibles, genre avec nuits en hôtel... De plus, les chemins de randonnée sont très (trop!) larges. Pour résumé, ce qui me déplaît, c'est le manque du coté nature sauvage que j'aurais apprécié trouver.