Sale temps

Réveil difficile (comme d'hab en fait) pour prendre le ptit dej' et on prépare nos sandwiches pour le midi. C'est partie, direction le col de Balme! Tout le monde est en forme, nous marchons d'un bon pas pendant une bonne heure dans des sous-bois. Bon, nous devons maintenant grimper au col, c'est là que ca va commencer à se corser pour certains. Nous suivrons le chemin qui serpente en suivant la ligne de téléphérique (c'est dommage, ca gache tout de même cette nature sauvage). La consigne est simple, rendez-vous en haut. Au départ, tout le monde suit la cadence imposée par la personne en tête, puis, le groupe s'étire au fur et à mesure que cela grimpe. 10 minutes plus tard, ca a explosé de partout, les premiers grincements de dents surviennent dans les derniers. C'est dur de se sentir larguer en 10 minutes au bout de 2 jours. Je pars avec Lise que je laisse passer devant! Quoi de mieux que de belles jambes pour vous motiver :o) La vache, le soleil tape et ca monte dur tout de même. Nous nous arrêtons boire de temps en temps et finissons par arriver en haut 1 heure plus tard. Nous attendrons les derniers encore 30 minutes au moins. Bon, le temps commence à se gâter, nous voyons poindre les nuages dans la vallée (cf la photo à gauche). Nous décidons de ne pas trainer et Valérie donne le rythme. Peu de temps après la pluie nous rejoint, c'est le moment de sortir ma cape de pluie... Arrivée en haut du col, qui est la frontière avec la Suisse, une éclaircie nous permet de manger le midi mais le repas est interrompu par Valérie qui sent l'orage arrivé. Effectivement, alors que nous amorçons notre descente, l'orage nous rattrape, nous nous mettrons à l'abri dans une bergerie. La pluie ne s'arrêtant pas, au bout d'une heure, nous y allons, et la descente dans les sous-bois tout trempés est vraiment casse-gueule, et il faut peu de temps pour que le groupe se scinde en deux, ceux qui sont plus à l'aise et les autres personnes qui flippent. En sortant du sous-bois, à environ 2 kms du refuge, Nicolas et moi partons en courant en finissant au sprint que j'ai gagné... ah finalement, ca porte ses fruits ses ptites sorties de course à pied! Arrivés les premiers, nous pouvons choisir nos lits. Plusieurs petits groupes arrivent au fur et à mesure. Il doit être environ 14h00. L'orage passant, Valérie propose de monter faire une ptite rando pour ceux qui veulent pour mieux apprécier la vue sur le glacier de Trient ce que je fais, bien évidemment! De retour, nous mettrons à sécher nos affaires, puis mangerons et nous coucherons de bonne heure.
Y'a pas le feu au lac

Première nuit en refuge, certains ont crevé de chaud, faut dire nous étions pas loin d'une quarantaine dans 20m². Arrivé le premier, je m'étais installé pas loin d'une fenêtre que nous avions laissé ouverte la nuit, donc pas de souci de ce côté. Le temps s'annonce beau aujourd'hui, c'est pas plus mal car tout le monde a bien morflé avec cette pluie (en fait tout ceux qui n'avaient pas de cape de pluie). Certaines personnes commençant à trainer les pieds, nous passons par le plateau de Bovine plutôt que l'Arpette. Raah dommage, j'étais bien affuté et chaud pour me faire un ptit passage sympa... Tant pis, je vais papilloner. Tantot en tête, tantôt en queue du groupe, je prends des photos, je profite de la nature, il fait beau, c'est agréable. Un peu avant midi, Valérie nous propose de grimper en haut d'un sommet (je me rappelle plus le nom) où nous aurons une très belle vue, par contre, il n'y a pas de sentier pour y aller. Allez hop, rendez-vous en haut. Le groupe suit Valérie qui arpente une sorte de sentier, Fred et moi décidons de faire plus bourrin et tracer direct à traver les ronces en se tapant la montée de face. On perd plein de temps, s'écorche les jambes. Bon, on a voulu faire les malins, je décide de forcer l'allure pour "prouver" que finalement notre chemin était meilleur. Je prends mon rythme, sert les dents, et je grimpe. Je rattrape mon retard et finalement arrive en haut le premier avec 5 minutes d'avance. C'est vrai que c'est très beau de la haut, et c'est là que nous mangerons. Pour la decente, je ne sais pas comment on a fait, on a du louper une bifurcation, si bien qu'il faut se faire une descente assez chaude (ronce et pierre) et donc faire gaffe aux chevilles. Nous attendrons tranquillement les autres à la terrasse d'un ptit restau en appréciant un café au soleil. Les groupes sont dorénavant fait, on sait qui suit et qui traine la patte. Nous redescendrons après vers Champex sur Lac où nous attendra un mini bus pour nous amener au refuge une dizaine de kilomètres plus loin. Le refuge est super propre mais la maitresse des lieux est super stricte : pas de chaussures dans le refuge, les sacs pas sur les lits mais alors par contre, la bouffe est excellente! Encore une journée qui s'achève, une bonne nuit de repos nous attend...