Tout va bien!

Le début commence fort par la montée à la Grande Sure. Ca grimpe bien mais en prenant un bon rythme, ça passe bien. Arrivé en haut, une belle vue s'offre à moi, la mer de nuage a été vite balayée par le vent, je suis arrivé au bon moment. Et sinon, la vue est assez originale, d'un côté les montagnes, de l'autre une grande plaine. Je fais quelques photos avec mon trépied Gorillapod puis j'entame la redescente par le même chemin emprunté lors de la montée. Arrivé en bas, la trace GPS indique tout droit, mais je décide de prendre à gauche vers le Cul de Lampe pour faire une geocache qui est restée non découverte depuis une dizaine de mois. Je me dis que le FTF (First To Find : Premier à trouver) peut être pour moi! Après 30 minutes de chemin en descente, j'arrive sur les lieux et finit par trouver la petite boite de glace cachée parmi les racines d'un sapin. Aaargh, dommage pour le FTF, quelqu'un l'a trouvé hier, c'est pas grave, c'est le jeu! J'écris un petit mot dans le logbook et retourne suivre le circuit prévu de la journée. Je croise pas mal de randonneurs, il faut dire que le coin est plutôt chouette et il fait super beau. Le midi, je m'arrête dans un bois manger une salade de thon, du paine de mie avec du kiri et une compote en dessert. Puis, c'est là que ca va devenir dur et pénible.
Puis ça commence à me gonfler

Je dois remonter au Collet, mais toute la piste forestière a été retournée, explosée par les bulldozers et surtout, je retrouve pas de trace du sentier que je dois suivre. Je tente ma chance en suivant la piste forestiêre qui grimpe sacrément mais après une demi-heure de grimpette, elle commence à trop s'éloigner de mon but. Je tente alors un tout droit en coupant à travers bois. Ce qui s'avère une idée très moyenne, j'arrive devant une quantité d'arbres abattus que je dois escalader. C'est assez acrobatique et haut, mais en plus, en secouant les branches en mettant les pieds dessus, ca fait sortir plein d'insectes. Ca commence à bien m'énerver là. Et puis, un taon me tourne autour, en voulant le chasser, je glisse, m'écorche le tibia (j'ai encore une sacré marque!) et continue à faire l'équilibriste. Et là, d'un coup, je retrouve le sentier qui doit me mener à la prochaine étape, le Collet. La grimpée est rude, la végétation très dense (les plantes font pas loin de 1,5 m de hauteur), je vois plus trop le chemin et me guide au GPS. Autant dire, le chemin est peu fréquenté (ca peut se comprendre, vu la difficulté à le trouver!). Se taper 700 mètres de dénivelé (parti aux alentours de 950 m pour arriver vers 1600m) dans ces conditions, j'en chie vraiment. Le sac est lourd, la sueur tombe dans les yeux, le sol glisse. Je m'arrête régulièrement, bois une gorgée d'eau, regarde de nouveau le GPS pour voir où j'en suis et je repars. Maintenant, il va falloir taper dans le mental si je veux continuer. J'arrive en haut du Collet exténué, c'est ici que je rejoins le GR tour de la Chartreuse, au moins, le sentier est bien balisé. Après, une pause de 15 minutes avec une barre de céréales, je reprends la route vers le Charmant Som. Et ca grimpe encore, mais je croise plus de gens. Je me traine vraiment mais je continue à marcher. Je me pose à un moment à l'ombre d'un arbre et je me suis endormi. Oh, sûrement pas très longtemps, une micro-sieste où un truc comme ça, mais je serai incapable de dire combien de temps (30 secondes? 1 min? 5 min?). Mais en tous cas, ça a fait du bien. Le circuit que je suivais passait ensuite par la montée au Charmant Som, mais je l'ai zappé, il y avait beaucoup de monde et mes jambes en avaient marre.