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Contact :
David Le Brun
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Fleur
En bref...

 Date du voyage Quand ?
28 août au 16 septembre 2006
 Participants Qui ?
 fleche Fred
 fleche David

 Type de voyage Comment ?
Routard
 Prix par personne Combien ?
1000 €
 Lieux visités Où ?
 puce Traversée de la Hongrie
 puce Ukraine
 
Page modifiée
le 13/11/2007
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Au chateau, ouvre les yeux et fais gaffe à ta tête!

kamenets_allee_chateau.jpg
Puis, nous descendons vers le château après avoir traversé la vieille ville qui est complètement déserte. Pour cela, il faut descendre une rue en pavé assez pourrie et nous débouchons sur le pont qui mène au rocher (kamen en ukrainien, d'où le nom du bled). La vue montre vraiment que le chateau est posé sur son caillou. Pour visiter la forteresse, il faut payer 4 hryvnias par personne (je suis pas sûr d'avoir déjà donné la conversion mais 1 hryvnia correspond à 1 franc français à peu près). La caisse est tenue une par une vieille dame qui se trouve dans une petite cabane en bois à l'entrée. On y voit même pas sa tête au fond mais elle doit bien se faire chier toute l'année vu qu'il n'y a vraiment personne. Une fois passés les portes en bois branlantes, la visite est complètement libre, pas de parcours, rien, chacun va ou il veut. On commence la visite en passant quelques portes et on se retrouve dans les coursives toutes sombres à aller d'une tour a une autre, en s'imaginant la vision des soldats et les scènes de combats. On continue en grimpant sur des échelles en bois bien raides et on se retrouve en haut des tours. Franchement, c'est bien sympa, même si c'est plutôt dangereux comme l'atteste quelques panneaux "life danger" car, y'a très peu de protections autour des trous, les planches craquent et se plie. Y'a des endroits où faut se contorsionner pour passer tellement c'est étroit. D'ailleurs, Fred en sortant d'un de ces endroits s'est scalpé la tête sur une pierre qui dépassait un peu au dessus, rien de grave même si ça fait mal (enfin, moi, j'ai rien senti mais ca avait l'air) sur le coup! Un jour, ça deviendra sûrement plus touristique ou bien y'aura un accident, genre un gamin qui tombe dans les oubliettes et ca devra se plier aux normes de sécurité, mais à mon avis ça perdra tout son intérêt, car ce côté brut qui permet de se rendre compte des conditions de vie dans le château est vraiment le côté charmant de cette visite. Après ce petit tour, nous retournons tranquillement à pied vers la ville.
kamenets_rocher.jpg kamenets_interieur_chateau.jpg

Une après-midi à Kamenetz

kamenets_pancarte.jpg
Le temps est vraiment pas trop mal par rapport à ce qu'on a eu jusqu'à maintenant. Il y a même un peu de soleil. Par contre, impossible de trouver un resto, on se rabat dans une pizzeria Celentano où on va faire la queue pendant une heure. Il y a plein de jeunes, c'est plutôt sympa. C'est le même système que la pizza qu'hier, on sait maintenant comment ça marche et je réussis à commander ma pizza complète avec une bière sans utiliser d'anglais! Je suis assez fier de moi (oui, oui, faut le dire), Fred lui s'est débrouillé en anglais. On s'assoit à côté d'une dame qui mange avec son fils et dévorons notre pizza. Comme il nous reste encore du temps avant le départ du train, on repasse un peu de temps au marché. Fred ayant repéré un passage à niveau, nous y attendons qu'un train passe mais en vain. Puis nous allons chercher nos sacs à la consigne et rentrons tranquillement à pied direction la gare en suivant les voies. Sur le chemin du retour, une automobiliste nous demande (sûrement) une adresse, et on s'essaie au russe: Ia ne ponimaïu (je ne comprends pas). Elle a l'air de comprendre ou alors elle a peut être rien compris du tout et s'en va. Nous sommes en avance à gare pour prendre le train, nous attendrons sur le quai au soleil sur un banc où je ferai une petite sieste. Puis nous montons dans le train pour Kiev (Київ), nous installons à nos places. Dans le compartiment, il y a un mec avec nous qui fait la gueule sûrement parce qu'on cause pas ukrainien ou russe. On s'endormira assez tôt après avoir bouffé quelques conneries. Une nana nous rejoindra dans le compartiment dans la nuit.
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"En route, le mieux c'est de se perdre. Lorsqu'on s'égare, les projets font place aux surprises et c'est alors, mais alors seulement, que le voyage commence." (Nicolas Bouvier)