Europe 
Rencontre avec une belle inconnue
D'accord pour Yalta

Vendredi 8 septembre. On se lève encore assez tôt car il y a pas mal de route (en temps pas en distance) pour Yalta. Comme hier pour Bakchissaray, il faut prendre le bus à la gare routière principale. Il y a à près de 4 heures de route, et ça se fait à bord d'un minibus. On entasse les sacs derrière et on prend place. Le paysage est plutôt sympa, et le temps idéal! Comme convenu nous arrivons vers 12h00 à Yalta (Ялта). La gare étant un peu excentrée, pour aller au centre ville il faut prendre un trolley plutôt pourri, le bon terme serait plutôt rustique car il est en bon état, . Il y a beaucoup de monde et de circulation, il faudra être plutôt patient, le temps que le trolley se faufile. Comme d'hab', le plus dur n'est pas de monter mais de savoir où descendre. Finalement, avec le plan de la ville du Lonely, on descendra un peu après l'arrêt idéal mais avec un peu de marche à pied, nous rejoignons l'hôtel visé,pas loin du centre et de la mer avec de très bons prix, vraiment tout pour plaire... et donc, forcément, il est complet. Après un coup d'oeil sur le guide, nous jetons notre dévolu sur une ancienne maison de passe qui a été réaménagé en hôtel et qui a l'air plutot bien sans massacrer notre budget. Après 10 minutes de marche, nous y arrivons. Il y a de la place, la nana a l'accueil est plutôt sympa et nous nous retrouvons avec une chambre avec vue de carte postale sur la mer d'un bleu magnifique!. La chambre est vraiment nickel et propre. Le temps de poser nos affaires et nous voila parti sur le front de mer pour y manger un bout. Nous nous arrêtons sur une sorte de cantine mais qui se révèle finalement plutôt cher et de qualité assez moyenne par rapport à ce qu'on avait connu à Kiev. Une fois le repas enfilé, nous partons faire une ballade pour découvrir Yalta, le front de mer. Plus loin se trouve un parc qui a l'air relativement grand. On en parcours un petit bout et nous retournons en ville. C'est vraiment très agréable de se promener sous ce temps là. Puis nous rentrons à l'hôtel nous poser un peu, défaire les sacs. Le soir, plutôt que de faire un resto, nous décidons de faire comme la plupart des jeunes, c'est se prendre un shawarma (une sorte de kebab ou le pain est remplacé par une galette frite qu'on enroule en forme de cone), le tout arrosé d'une bière assis sur le parapet au bord de la mer. La nuit tombe tot, mais l'air est bon. Il y a pas mal de monde et d'animation, alors nous trainons tranquillement. Une grosse attraction dans le coin est le déguisement. Les gens ont la possibilité de louer des costumes dans différents styles (motards rebelles, renaissance, etc) et de se faire prendre en photo dans un décor correspondant au costume. La nuit tombant, nous rentrons nous reposer à l'hôtel.

"Lorsque tu voyages, tu fais une expérience très pratique de l'acte de renaissance. Tu te trouves devant des situations complètement nouvelles, le jour passe plus lentement et, la plupart du temps, tu ne comprends pas la langue que parlent les gens. Exactement comme un enfant qui vient de sortir du ventre de sa mère. Dans ces conditions, tu te mets à accorder beaucoup plus d'importance à ce qui t'entoure parce que ta survie en dépend. Tu deviens plus accessible aux gens car ils pourront t'aider dans des situations difficiles. Et tu reçois la moindre faveur des Dieux avec une grande allégresse, comme s'il s'agissait d'un épisode dont on doit se souvenir sa vie restante" (Paolo Coelho)