France 
La croix de Belledonne par le Grand Colon
La croix de Belledonne

A cette heure matinale, je croise pas mal de tentes encore montées, car c'est vrai que le coin est relativement touristique. Après le refuge de la Pra, j'entame la montée au petit lac de Doménon qui finalement me révèle une splendide vue parsemée de neige. Une joie et un bien être indicibles s'emparent de moi devant un tel panorama! Je fais quelques photos et je continue la marche vers le grand lac de Doménon qui pour le coup est vraiment au milieu de la neige. La montée vers la croix de Belledonne n'étant pas indiquée du tout, je loupe l'endroit où faut tourner et je continue sur le GR549 pendant un petit bout de temps. Je m'enfonce dans la neige jusqu'au genoux, glisse sur les pieres, la montée est franchement difficile. Arrivé en haut du col, je regarde mon GPS et me rends compte que j'ai dévié de 500 m et que je suis pas au bon endroit. Après la montée que je viens de me taper, je suis bien dégouté. Je rattrape comme je peux le bon sentier en m'orientant avec le GPS. Avec ce retard, je retrouve pas mal de monde qui a du se levé plus tard. La montée à la croix de Belledonne se fait complètement dans la neige, ca glisse, y'a des gros trous. Finalement, j'atteins le sommet de 2926 m vers 10h30. Petite pause lait concentré pour reprendre un peu de force, quelques photos et je redescends.

Le retour

Je croise vraiment beaucoup de gens maintenant qui montent à la journée. Pour en profiter, il vaut mieux passer la nuit comme moi, et s'attaquer à la montée à la fraîche sinon, c'est 'bondé'. La descente se passe plutôt bien, je m'arrête manger après les lacs de Doméno. Ensuite, je rentre vers le lac du Crozet sous la pluie. Je double beaucoup de personnes. Tiens, d'ailleurs, la mode du randonneur en ce moment, ça doit être: les 2 bâtons et le poncho. Ils ont tous ça, mais ce qui pourrait être quelque chose de pratique fait vraiment ridicule. Mettre un poncho quand y'a 3 gouttes de pluie, c'est inutile. Je sais pas si vous avez déjà mis un poncho, mais, c'est plutôt casse-gueule car on voit pas où on met les pieds. Donc, j'en croise plusieurs qui glissent, qui s'empêtrent dans le poncho. Et puis, maintenant, tout le monde a ses 2 bâtons pour marcher. C'est plutôt bien, mais encore faut savoir s'en servir et c'est le cas de pas grand monde en fait... Vers 15 heures, j'arrive finalement à la voiture, avec 1600 m de descente, les genoux sont pas loin de la surchauffe (oui, j'ai quà prendre des batons, mais j'aime pas!).
"Naturellement, les voyages autour du monde ne sont pas aussi agréables qu'ils le paraissent. C'est seulement quand vous avez fui toute cette horreur et toute cette chaleur que vous en oubliez les désagréments et que vous vous souvenez des scènes étranges que vous avez vues" (Jack Kerouac)