timbre
Contact :
David Le Brun
globe  Europe fleche Entre pays slaves et latins 
En bref...

 Date du voyage Quand ?
27 août au 15 septembre 2007
 Participants Qui ?
 fleche Fred
 fleche David

 Type de voyage Comment ?
Routard
 Prix par personne Combien ?
1000 €
 Lieux visités Où ?
 puce Roumanie
 puce Moldavie
 puce Transnistrie
 
Page modifiée
le 29/11/2008
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Orheiul Vechi

orheiul_eglise.jpg
On est samedi, la destination du jour est Orheiul Vechi. Un couple de luxembourgeois doit nous rejoindre pour cette expédition. Peu après notre petit déj' (thé avec des pains de maïs), ils arrivent et se présentent Jim et Valérie. Ils parlent plutôt bien français et ont l'air cool. Natalia, notre principale guide de la semaine arrive dans la foulée. Elle nous dit qu'elle doit d'abord passer au marché voir sa mère et un ami. On la suit donc dans le dédale des stands jusqu'à celui de sa mère. Elles discutent ensemble puis nous retournons à la gare routière qui est à coté du marché. On prend un maxitaxi (qui est l'autre nom pour marchroutka) jusqu'à Orhei (environ 1 heure de route). Arrivés là-bas, il faut se rendre sur le site qui est à une dizaine de kilomètres alors Natalia va dénicher et surtout négocier un taxi. On se retrouve à 6 dans une Lada Samara, autant dire à 4 derrière, on est bien tassés. Le chauffeur conduit à son rythme, peinard, coupe le moteur en descente et nous traversons la belle campagne moldave jusqu'au site d'Orheiul Vecchi. Le coin est assez chouette, il y a des églises troglodytes, nous y visitons les cellules des moines et une maison typique. Sur le retour, nous nous arrêtons à Ivancea, la maison de la mère de Marisha pour un bon repas : mamaglia, viande et un vin maison fait par Boris, notre chauffeur de Tiraspol. Après avoir bien bu, mangé et discuté avec les luxembourgeois, on entend un klaxon au portail.
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Les femmes (Natalia et la mère de Marisha) court lui ouvrir et se montre à son service. Boris vient nous saluer et dit 2-3 mots à Natalia qui revient 3 minutes après avec une bouteille de schnapps, de la charcuterie, des tomates et des gros cornichons. Allez une première tournée. Fred qui ne boit pas d'alcool essaie de refuser en disant qu'il prend des médicaments mais Boris insiste et lui sert un verre. Il nous apprend que c'est lui qui le fait aussi. Ouch, c'est fort, ca réchauffe les tuyaux. Quelques cornichons là dessus apèsent le feu. Il propose une deuxième tournée, je suis le seul à suivre, une certaine complicité s'installe entre nous. On discute (je ne sais plus trop comment vu qu'il ne parle que russe) de tout, de la semaine passée, de Tiraspol et de la mafia. Il me sert quelques autres verres, la charcuterie et les autres trucs à grignoter passent vraiment bien. Natalia, surveillant l'heure, nous dit que nous devrions partir car avec le soir qui tombe il n'y a plus trop de maxitaxi. Alors que le couple reste passer la nuit, Boris nous ramène en voiture auprès de la grande route qui va à Chisinau pour qu'on choppe un bus. Ca roule pas mal et après quelques minutes, on fait signe à un maxitaxi et nous montons dedans. Au retour, je discute avec la guide qui est en train d'apprendre le français et elle a un cours ce soir. Une fois arrivés, nous la quittons et retournons en ville pour aller manger dans une cafeteria : bors, poulet, purée. Je fais quelques photos de Chisinau la nuit puis nous rentrons. Nous expliquons à la mamie que demain matin, nous nous levons tôt pour aller prendre le train pour Ungheni à la frontière.
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[9/17]
 
"Lorsque tu voyages, tu fais une expérience très pratique de l'acte de renaissance. Tu te trouves devant des situations complètement nouvelles, le jour passe plus lentement et, la plupart du temps, tu ne comprends pas la langue que parlent les gens. Exactement comme un enfant qui vient de sortir du ventre de sa mère. Dans ces conditions, tu te mets à accorder beaucoup plus d'importance à ce qui t'entoure parce que ta survie en dépend. Tu deviens plus accessible aux gens car ils pourront t'aider dans des situations difficiles. Et tu reçois la moindre faveur des Dieux avec une grande allégresse, comme s'il s'agissait d'un épisode dont on doit se souvenir sa vie restante" (Paolo Coelho)