timbre
Contact :
David Le Brun
globe  Europe fleche Entre pays slaves et latins 
En bref...

 Date du voyage Quand ?
27 août au 15 septembre 2007
 Participants Qui ?
 fleche Fred
 fleche David

 Type de voyage Comment ?
Routard
 Prix par personne Combien ?
1000 €
 Lieux visités Où ?
 puce Roumanie
 puce Moldavie
 puce Transnistrie
 
Page modifiée
le 14/11/2008
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Tiraspol, la capitale

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On sent que ca devient plus sérieux, déjà, il faut mettre sa ceinture de sécurité devant et derrière, Boris respecte bien les limitations de vitesse. Après 20 minutes de route, nous arrivons à l'entrée de Tiraspol où nous nous arrêtons prendre quelques photos du monument "d'accueil". On y voit le drapeau de la Transnistrie, des signes du CCCP puis nous repartons pour nous arrêter dans un supermarché de marque Sheriff. Petite note au passage, Natasha et Boris nous explique que Sheriff est en fait une grosse compagnie transnistrienne qui controle une grosse partie de l'économie du petit pays en détenant le monopole sur les supermarchés, stations services, concessions automobiles. Le groupe possède aussi une agence de publicité, une chaine de télévision, un opérateur de téléphonie mobile et est également propriétaire de l'équipe de football de Tiraspol. La société a été créée par deux anciens officiers des services de renseignement soviétiques et est dirigé par le fils du président/dictateur. Et oui, on s'arrange toujours mieux en famille, non ?

Pour revenir au supermarché, Boris nous suggère d'acheter du cognac qui est la spécialité du pays. Tout d'abord, il faut changer un peu d'argent dans la monnaie locale, le rouble transnistrien (qui vaut grosso modo comme le Leu, la devise moldave). Il y a un comptoir de change, on pose le billet de 10 euros et on se retrouve avec 150 roubles. On achète une bouteille de Cognac chacun et Boris prend quelques bouteilles pour lui aussi puis nous repartons pour le centre ville. Boris nous laisse avec Natasha pour que nous fassions un tour, il a d'autres trucs à faire de son côté. Nous commençons par marcher sur les bords du Dniestr, le fleuve qui traverse Tiraspol.
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D'ailleurs, le petit état peut aussi s'appeler Transdniestrie (ou Pridnestrovie pour les russophones). Elle nous montre un système ingénieux de bac qui utilise la seule force du courant pour se déplacer (bon, en me renseignant un peu plus sur le sujet, c'était assez courant comme technique et ça s'appelle un bac à traille) puis nous marchons vers la place principale. La ville en elle même est grise, bétonnée, propre mais absolument déserte et sans charme. Après quelques photos d'un autre monument aux morts à la gloire des soldats morts en Afghanistan (par contre, interdiction formelle de monter sur le tank), Natasha nous propose de visiter le musée qui présente le pays et son histoire. Il y a une petite vieille qui s'occupe de l'accueil. Fidèle à l'éducation russe sur l'économie d'énergie, tout est éteint dans le musée (surtout que nous sommes les seuls visiteurs) alors la petite mamie se charge d'allumer la pièce quand nous y entrons. Je prends quelques photos quand elle revient en gesticulant : c'est absolument interdit, nous devons lui payer une amende sinon on risque d'avoir des problèmes. Natasha négocie avec elle et nous payons 2 roubles par photos (on dit n'en avoir pris que 2). Rien n'indique que les photos sont interdites, c'est juste un moyen depression pour extorquer un peu d'argent aux touristes qui n'ont pas d'autres choix que payer ou avoir de sérieux ennuis avec la police... Le musée est en face du siège du président, en sortant, nous prenons quelques photos puis nous redescendons l'avenue. Un policier se trouve en bas, Natasha, nous injoncte de traverser la route pour ne pas le croiser car on risque de se faire racketer une nouvelle fois. Le touriste est une proie facile ici (mais rare), c'est le moyen qu'ont trouvé les gens pour récupérer un peu d'argent facilement car de toute façon, étant coupé du monde, il vaut mieux payer. La fête de l'indépendance ayant lieu dans 2 jours, des employés communaux préparent des banderolles, tandis que d'autres nettoient les rues et essaient de colmater les trous sur la route et les trottoirs. La visite étant achevée, nous demandons à Natasha si elle sait où on peut trouver des timbres et si on peut voir la gare par la même occasion.
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Après avoir demandé à quelques passants, on finit par dégoter une petite cahute qui vend des timbres. Leur particularité tient du fait qu'ils sont à l'effigie du président et ne sont valables qu'a l'intérieur de la Transnistrie, qui a sa propre poste. Nous prenons une marchroutka pour la gare, elle est en train d'être rénovée mais il n'y a aucun train. Je prends quelques photos puis nous retournons au lieu de rendez-vous donné par Boris pour le retrouver. Ca y est, il est temps de quitter ce petit pays, nous regagnons la frontière juste dans les temps. Il ne vaut mieux pas arriver en retard sinon, forcément, ça se paie... Nous revoila dans le sas que nous avions emprunté à l'aller. Nous faisons quelques photos du visa papier avant de le rendre. Boris retourne dans la cahute avec les douaniers avec nos passeports et visas, tout est est bon. La barrière du sas est gardée par une femme, qui pourrait être tout droit sorti d'un film porno. En effet, imaginez une femme avec une grande chevelure blonde dans une pseudo tenue militaire kaki avec un sacré décolleté, le tout avec des talons aiguilles. Boris a l'air de la connaitre et lui fait un baiser de la main en rigolant lorsque l'on passe. Au second checkpoint, le douanier demande à Boris d'ouvrir le coffre puis ils discutent entre eux. Boris revient en se marrant et démarre en trombe. Il nous explique qu'il a dit aux douaniers qu'on était moldaves sinon ça aurait encore pris du temps d'expliquer, négocier...
[6/17]
 
"- Avoue qu'c'est quand même une drôle d'heure pour arriver, surtout de ce temps-là.
- Ah! les voyageurs c'est fait pour voyager, le temps n'a rien à voir là-dedans." (Michel Audiard - Un singe en hiver)