Braşov
Lever 8h00 suivi par un ptit dej en ville (omelette + café). Nous prenons le train pour Brasov et nous arrivons vers 14h00 sous un temps plutot gris. Nous recherchons la pension recommandée par Daniel mais en fait, elle s'avère être complète. On se rabat sur l'hotel Aro Sport qui est franchement très glauque mais pas cher et bien situé. Ca va, c'est juste pour y dormir! Nous profitons de l'après midi pour visiter la ville: grande place, eglise noire (immense) puis nous montons prendre le téléphérique qui nous déposera sur la colline qui surplombe la ville. Il y a énormément de vent et il est assez difficile de trouver un endroit avec une vue sur la ville. Finalement, après 10 minutes de marche, on trouve le belvédère. En redescendant en ville, nous noux arrêtons dans une agence de loc (même enseigne que la première) et nous réservons une voiture pour la journée de demain. Le soir, nous mangeons dans un fastfood qui est pas mal et en sortant, la pluie est au rendez-vous... De retour à l'hôtel, nous préparons le trajet en voiture pour le lendemain.

La Transfăgărăşan
Jeudi 13 septembre. Sur le chemin de l'agence de voyage, nous nous arrêtons prendre un ptit dej: café + un truc au fromage et pourtant j'étais persuadé que c'était sucré à l'intérieur. Tant pis, ça calera toujours un coin. Nous récupérons une Matiz, un pot de yaourt qui se conduit comme un kart en faisant un bruit de traban. On fonce (c'est un bien grand mot avec cette voiture) vers la Transfăgărăşan, une route qui traverse les montagnes du Nord au Sud mais qui est ouverte seulement 3 mois dans l'année. La construction de cette route été un exercice militaire du temps de Ceaucescu. Avant d'attaquer la montagne, on se fait une pause pipi. Notre présence attire une famille d'ânes en liberté et nous leur filons un vieux bout de pain qui trainait dans la voiture ce qui a l'air de les contenter, ils veulent plus nous lacher! Au fur et à mesure que la voiture s'enfonce dans la montagne, la brume nous envahit. A la cascade, nous n'y voyons plus rien mais nous sommes décidés, nous continuons. Là, ca devient dramatique, la neige fait son apparition et on n'y voit rien. Puis finalement, plus possible de faire demi-tour, nous sommes contraints de suivre la rouge déneigée par le chasse-neige vu que l'autre voie n'est pas dégagée et il y a bien 50 cm de neige... La voiture glisse de temps à autre, je dois que j'en mène pas trop large. On finit par rentrer dans un tunnel mais le noir complet nous surprend. Il n'y a pas de bandes blanches, ni aucun signe des parois. Qu'on soit feux éteints, plein phares, on y voit rien, la lumière est absorbée par l'obscurité. C'est assez flippant quand même, j'avance au pas, on finit par sortir du tunnel mais la route est bouchée par un mur de neige. Une voiture de journalistes de la TV locale est arrêtée et interviewe les gens qui comme nous se retrouvent comme des cons ici à cause de ces intempéries exceptionnelles car on est encore que début septembre à 1500m d'altitude. Il reste plus qu'a faire demi-tour et redescendre d'où on vient. Ca devient périlleux, le chasse neige a creusé deux grosses tranchées pour les roues mais il reste de la neige entre les deux et avec les petites roues de la Matiz, j'ai parfois l'impression que ca touche plus trop et que je controle plus rien... Une fois, sortis de ce merdier, nous nous arrêtons à la cascade, j'ai besoin de prendre l'air et ça tombe bien, la vue s'est débouchée! On devait rejoindre le chateau de Dracula par cette route, il ne reste plus qu'à retourner sur nos pas presqu'au départ. Une course contre la montre commence pour ne pas arriver trop tard au chteau à Bran. On s'arrête à Falgara, sur la route, pour se faire des sandwichs et on reprend la route.

"On sait bien où l'on veut aller, mais on ignore quand, comment, par quel chemin on y parviendra. Inutile de s'en trop soucier d'avance; on verra bien..." (Théodore Monod)