Viseu de Sus

Nous arrivons à Viseu de Sus qui possède le dernier chemin de fer à vapeur encore en service en Roumanie. Et demain, nous avons prévu de le prendre. Le soir, nous ne trouvons encore qu'une pizzeria mais là c'est trop. J'en peux plus des pizzas, je me rabats sur des pates qui étaient très bonnes. Nous nous levons à 7h30 pour arriver à la gare de départ du train. Bien sûr, c'est devenu bien touristique maintenant, il y a pas mal de monde à attendre la mise en place du train. Deux wagons sont réservés aux touristes et le reste pour le transport des billots de bois. Le temps est encore à la pluie. Les bucherons montent sur le train et semblent parler allemands en fait car dans cette région roumaine, l'allemand est encore pas mal employé. Ca picole dur quand même, j'en vois deux qui s'échangent une bouteille de fanta avec un liquide transparent, ca m'étonnerait que ce soit de l'eau. La journée se passera quasiment tout le temps sur le train et nous rentrons à 17h30. En résumé, c'est quand même sympa mais plutôt cher (30 RON par personne) et il faut bien avouer que c'est quand même long, on est bien content d'arriver à la fin. Dans la foulée, nous prenons la route pour rentrer à Cluj et suivant l'heure et la fatigue, nous verrons où on se pose. En cours de route, nous achetons du pain et une boite de paté dans une épicerie puis nous nous arrêtons dans un petit village au bord d'une voie ferrée pour manger. Fred s'installe avec sa caméra au bord des rails et moi, je reste dans la voiture. C'est un des moments magiques de ce voyage que je n'arrive pas vraiment à expliquer mais qui reste marqué dans ma mémoire : la nuit tombe, une Dacia R12 chargée de foin passe devant moi, je suis au chaud dans la voiture, au volant, à manger un sandwich en écoutant de la techno assez planante à la radio. Oui, je sais, ça n'a rien de spécial comme ça, c'est peut être même nul mais je sais pas, j'ai pris conscience de la chance que j'avais d'être ici et que finalement peu de gens ne vivrait ça. Je crois que ce qui fait que ce moment reste gravé c'est que j'ai trouvé "ma" raison des voyages : vivre et apprécier un moment unique. La nuit tombe, je suis en forme, on trace finalement vers Cluj. Le plus dangereux le soir en voiture, c'est toujours ces obstacles (les piétons, carriolets, etc) sauf qu'ils ne sont plus éclairés. La solutiion c'est de conduire au milieu, ca évite bien des surprises. Au même hotel que l'autre fois à Cluj, la nana à l'accueil très sympa nous indique où nous garer pour ne pas payer de parking ni de choper une amende. Après cette journée éprouvante, nous nous couchons bien tôt malgré l'odeur persistante de tabac froid qu'il règne dans la pièce...

Sighişoara

Mardi 11 septembre. La voiture étant dans un état plutôt dégueulasse, on l'amène faire un tour dans une station service. On prend le truc minimum aux rouleaux et pourtant le service est top. Le gars passe d'abord la voiture au karscher avant de la mettre aux rouleaux. Puis il fait l'intérieur des portes à la peau de chamois, la voiture en ressort nickel. On en profite pour faire le plein d'essence avant de la ramener à l'agence de location. Le plus dur, ca a été de trouver une place pas loin de l'agence, mais après quelques tours , une place s'est libérée, je me suis jeté dessus. Nous retournons à la gare en bus et prenons un train pour Sighişoara avec un changement à Teïus. En sortant de la gare, nous nous mettons en quête d'une auberge de jeunesse que nous trouvons assez facilement (J. Ellen, 10 EUR par nuit). Nous grimpons dans la ville et faisons le tour des principales curiosités touristiques (tour horloge, escalier couvert, etc). Nous redescendons manger dans un resto, Rustic, recommandé par le Lonely Planet et nous y croiseront un couple de Suisse et un Français avec qui nous discuterons un peu. Nous remontons à la ville faire quelques photos de nuit mais finalement, il n'y a rien à en tirer, il n'y a aucun éclairage pour mettre en valeur les batiments. On rentre se coucher à l'auberge et dans la chambre nous retombons sur le français, Daniel, croisé précédemment au restaurant. Il sort une bouteille de Tuica que l'on boit en échangeant nos bons plans et discutant de nos voyages respectifs, etc. Un francais et un américain dans la meme piaule que nous se joigne aussi.