Direction la Slovaquie profonde

Mardi 7 septembre 2004. Réveil pas trop tôt ce matin, on a prévu de lever le camp par le train qui part vers 11h30. P'tit dej bien copieux, on commence à s'y faire à manger du concombre, des oeufs durs et des tomates dès le matin. On récupère le linge qu'on avait mis à lever, on fait les bagages et je vais régler l'hôtel. On remet les sacs sur le dos pour 10 minutes, direction la gare. On achète quelques bricoles, à manger, à boire, et finalement nous montons dans le train. Son état général est plutôt bon, et nous prenons tranquillement place dans un compartiment. Alors pour aller où on veut, c'est à dire à Banská Štiavnica, il faut changer de train, et le plus dur c'est de savoir à chaque fois que le train s'arrête, c'est dans quelle gare ! Sinon, ce qui est assez impressionnant, en fait, c'est de voir le nombre de batiments abandonnés au milieu de la campagne. Je pense que ce sont les restes de sovkhozes et kolkhozes de l'époque communiste. Enfin, tant bien que mal, on arrive à la bonne gare, on descend. Humm, une heure d'attente pour la correspondance, on décide de voir ce qu'il y a autour, et là, ben il faut avouer qu'il n'y a rien! Quelques maisons mais pas de centre... Tant pis, nous retournons dans la gare attendre patiemment. Merde, en regardant le tableau, y'a 2 trains à peu près en même temps, un qui va à Kosice, l'autre à Banska celui qu'on veut. L'heure arrive, le train aussi. En regardant sur les portes, c'est pas le notre, puis 2 minutes après, un appel puis un groupe de gens attendant avec nous se dirige vers un petit train, en fait, un wagon à moteur diesel... Non, non, ce n'est pas un vieux coucou, mais plutot quelque chose de plutôt récent. Ca commence à grimper tranquillement, le wagon s'arrête dans des gares où il n'y a absolument rien à part une maison ou deux. Après une heure, nous arrivons, et là, stupeur ! Nous sommes dans une petite zone industrio-artisanale, pas de ville, rien, nada !

Nous remontons tranquillement la route, mais y'a vraiment rien de rien. Quelques maisons, des entreprise, des champs, mais pas de vraie ville. Le pire en fait, c'est que les gens n'ont aucune idées des rues qu'on leur demande et surtout ne reconnaissent pas le plan qu'on leur montre!! Finalement, en longeant la route 2 bons kilomètres, nous arrivons dans une ville. En fait, il faudra remonter la ville encore 2 bons autres kilomètres pour arriver à un endroit représenté par le plan du guide du routard. Et ça grimpe salement, Fred s'accroche à son sac, serre les dents, tire la gueule, je décide de prendre un peu d'avance et le laisse pester derrière. Il s'en fout où dormir, il est mort, il veut se poser. Je me dirige donc vers une petite pension où une dame nous accueille. On essaie de se faire comprendre et on récupère une petite chambre toute proprette pour 300 kopecs par personne. Pfiou, on se pose sur le lit, en regardant un peu ce qu'il y a de beau à la télé, et on tombe sur
Qui veut gagner des millions ? version slovaque.
Banská Štiavnica

Une heure plus tard, tout le monde est d'attaque pour faire la visite de la ville. Le guide du routard en poche, nous partons à l'assaut des monuments. Alors, c'est simple, les rues sont vides de chez vides, il n'y a personne. On décide d'aller vite fait au bureau de tourisme, dommage, il se ferme sous nos yeux... Bon, en plus, ca serait bien qu'on chope les horaires de trains pour quitter le bled car on n'a pas prévu de s'éterniser ici non plus. Par chance, on voit un cybercafé, et on y entre. En un quart d'heure, on trouve les horaires, le temps de les noter sur un bout de papier et on paie le gars. D'ailleurs on se fait entuber sur le prix de quelques roubles. Sinon, dans la ville, il n'y a quand même pas grand chose à voir, et la partie touristique de la ville est relativement petite et déserte comme je le disais. Je dois quand même dire que c'est relativement beau, la route pavée, les grands batiments, d'ailleurs c'est à se demander ce qu'ils font là perdus. Quelques photos par ci, par là, les deux chateaux, puis, on a fait le tour. Bon heureusement, qu'on avait pas prévu plus longtemps ici... Maintenant, c'est l'heure de manger, nous partons à la recherche d'un resto, et le seul truc qu'on trouve, c'est un resto super huppé, pas notre genre, quoi! Bref, nous nous rabatons sur le resto de notre petite pension. Comme il fait bon, nous choisissons la terrasse. N'arrivant pas à se décider, on prends le truc qui est typiquement slovaque (c'est écrit sur la carte en allemand), et je me trouve avec le même plat qu'hier. Toujours aussi bon, d'ailleurs. Là dessus, nous regagnons nos pénates pour un bon dodo.
