timbre
Contact :
David Le Brun
globe  Europe fleche De Budapest à Varsovie 
Fleur
En bref...

 Date du voyage Quand ?
1er au 19 septembre 2004
 Participants Qui ?
 fleche Frédéric (Skii)
 fleche David

 Type de voyage Comment ?
Routard
 Prix par personne Combien ?
600 €
 Lieux visités Où ?
 puce Hongrie
 puce Slovaquie
 puce Pologne
 
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Auschwitz, le lieu terrible

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Ce matin, petit déjeuner plutôt matinal, vers 7h00 pour prendre le bus qui part vers 8h00 de la gare de Cracovie. La destination est en réalité Oświęcim, qui est le nom polonais du village sur lequel le camp a été implanté. Le lieu a ensuite été rebaptisé en Auschwitz par les Allemands. Le car est bien plein mais nous trouvons une place chacun et le trajet va durer un peu plus d'une heure à desservir les différents villages. Nous arrivons à Oświęcim, reste le moment délicat de savoir quand descendre, car le bled a plus de 5 arrêts à lui seul. Le bon sens veut que nous décidons de nous arrêter là où le plus gros des gens descendent. Bongo! Juste devant le camp! Ok, en fait, c'était le terminus... Un grand portail en ferraille, des clotures, des arbres, on a l'impression d'abord de rentrer dans un parc puis, nous passons le hall, et là, nous faisons face au camp. Tout d'abord cette grande porte surmontée de l'écriteau "Arbeit macht frei", puis ensuite tous ces baraquements alignés les uns après les autres, le tout entouré de barbelet et de miradors. Je ressens, et je pense que ce sentiment est commun à tout le monde un certain malaise, les cours d'histoire, les films, les documentaires, tout ça remonte d'un coup, vous saisit les tripes. Je prends quelques photos de l'ensemble, de ce terrible portail puis nous le franchissons comme tant de gens... certains n'en revinrent jamais. A l'intérieur du camp, un parcours est tracé, et chaque barraquement accueille une exposition sur un thème précis : les prisonniers, les conditions de détention, puis pour chaque pays touché. Je ne me rappelle plus l'ordre des visites, mais je fus marqué au plus profond de moi par plusieurs expositions : les jouets des enfants retrouvés entassés derrière une vitrine immense, puis les milliers de paires de chaussures et le plus horrible, les tonnes de cheveux qui ont été coupés pour en faire du savon, des vêtements... là, une grosse boule au fond de la gorge, j'avais envie de pleurer, de crier mais je n'y arrivais même pas... J'qi quitté la pièce choqué. Je n'ai pas pû prendre de photos par respect pour ces gens morts, il y a des choses qui ne se montrent pas, il faut les voir, les vivre. Puis après avoir vu d'autres expos, les photos des prisonniers, la visite se finit par les fours crématoires en partie détruit par les allemands lors de leur fuite. Le lieu dégageait une atmosphère lourde, m'ont moins émus que l'énorme amas de cheveux même si le lieu puait la mort, c'est vraiment un sentiment étrange. Des milliers de gens exterminés dans des conditions inhumaines pour une histoire de religion, de couleur... Il est possible de rallier le camp de Birkenau situé à quelques kilomètres de là par une navette.
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Birkenau est un beaucoup plus grand que ce soit en surface et barraquements. On peut se promener librement, cette fois-ci pas d'exposition, tout a été laissé tel qu'il a été découvert, il y a 60 ans. Au milieu, se trouve la ligne de chemin de fer puis les quais de déchargement. Dans certains barraquements, nous voyons des dessins faits par les prisonniers, ca reste moins lourd que Birkenau. Au fond du camp, se trouve les chambres à gaz puis les fours crématoirs dynamités par les allemands aussi. Il n'en reste que des ruines laissées là comme marque du passé. Entre les 4 fous se trouvent des plaques avec chacune écrit dans une langue différente la phrase : Que ce lieu où les nazis ont assassiné un million et demi d'hommes, de femmes et d'enfants en majorité des juifs des divers pays d'Europe soit à jamais pour l'humanité un cri de désespoir et d'avertissement. Après une journée pareille, cette phrase a tout son sens. Nous continuons notre tour, puis arrivés à la fin du camp, il faut patiener pour la navette qui va nous ramener à Birkenau où nous choperons le car. En attendant, je monte en haut d'une tour qui surplombe tout le camp et prends une photo panoramique pour essayer de retranscire l'immensité du lieu. 45 minutes plus tard, nous voilà dans le bus, tout le monde est silencieux, fatigués par la journée, repensant, philosophant sur l'humanité. Sur la fin du parcours, le car s'arrête prendre un ouvrier qui a fini sa journée sûrement, mais ce con est complètement pété à la vodka. Il pue l'alcool et fait chier tout le monde avant de se faire calmer par une jeune polonaise. Ca y est, il est pas loin de 19h00 quand nous arrivons à Cracovie et allons nous restaurer dans un autre bar à lait qui lui aussi fût impec! Là dessus, nous enchaînons par de super bonnes glaces en déambulant dans la vieille ville, puis nous regagnons l'auberge de jeunesse où nous croisons nos potes irlandais. Quelques mots échangés sur Auschwitz puis les voilà qui se barrent en soirée... Raah, ils vont encore nous faire chier cette nuit...
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"Qui a l'habitude de voyager... sait qu'il arrive toujours un moment où il faut partir" (Paolo Coelho)