La Pologne par les Hautes Tatras

Vendredi 10 septembre. Ce matin, nous devons prendre le train pour Poprad, une ville au nord de la Slovaquie au pied des Hautes Tatras. Mais avant de quitter la Slovaquie, j'aimerai bien prendre en photo une ambulance. Elles sont plutot particulières : une vieille fourgonnette jaune sortie tout droit d'un film russe des années 70! Enfin, bon regardez la photo à droite, vous comprendrez mieux... On se poste donc près d'un hopital que j'avais repéré, mais j'en loupe une de peu, car oui, y'a aussi des nouveaux modèles blancs qui n'ont aucun intérêt. L'heure tourne, je dis à Fred de prendre de l'avance, j'ai encore quelques photos de Košice à prendre avant de partir car en fait, la ville on l'a plutôt visitée de nuit... Et là, en marchant rapidement vers la gare, qu'estc e que je ne croise pas ?! Et oui, une ambulance jaune, je chope mon appareil et je la shoote (au passage, terme anglais pour dire photographier) ! Yeah! Je rejoins Fred puis nous montons le train pour notre destination. Durant le trajet, je lis et relis le guide du routard car en fait, là, ca va être improvisation totale pour aller en Pologne car je veux y aller en passant par les Hautes Tatras tout en m'arrêtant à īdiar un ptit bled de montagne. Rien à faire, j'ai pas trouvé d'infos là dessus. Tant pis, je sais qu'il faut prendre un petit train pour nous amener à une station de ski, Starý Smokovec, et de là, doit y avoir un bus qui va à īdiar. Une fois à Poprad, on change pour le petit train de montagne. Avant de monter, j'essaie de prendre une photo panoramique pour montrer la petite taille de cette montagne. En fait le train, c'est le choc, nous qui étions habitué à du rustique, là c'est en fait une sorte de tram ultra moderne ! Et l'hiver, ca doit transporter les gens pour aller faire du ski. Le machin se tortille dans tous les sens et grimpe partout pour peu qu'il y ait des rails.

īdiar

Enfin, nous voilà arrivé au terminus du train à savoir Starý Smokovec. Maintenant, il reste plus qu'à trouver comment monter à īdiar puis après rejoindre la frontière polonaise. Au niveau des trains, c'est vite vu à l'affichage, y'a zob... Bon, maintenant, il faut trouver un arrêt de bus, et finalement, nous tombons sur un parking avec quelques cars arrêtés et des panneaux d'affichage. Après quelques lectures, nous pensons qu'il y a un car qui part dans deux bonnes heures. En attendant, nous nous promenons dans le village et profitons de ce bon bol d'air pur au soleil, puis nous revenons au parking. Un car passe, c'est pas le notre, puis enfin le voilà! C'est Fred qui s'y colle pour demander les tickets au chauffeur. Le car démarre mais manque de bol, il fait aussi office de ramassage scolaire, et comme il est midi, il est blindé d'enfants et de parents... Enfin bon, au fur et à mesure, il se vide bien et le calme revient jusqu'à ce qu'on arrive à īdiar et qu'on se rende compte qu'il doit bien y avoir 10 arrêts pour ce bled. Et là ou ça fait encore plus mal, c'est que le village à l'air de s'étaler sur presqque une dizaine de kilomètres... Tant pis, on tente un arrêt ou pas mal de gens descendent et on se retrouve comme deux cons au bord d'une route en pleine montagne avec quelques baraques autour... N'empêche le paysage est super beau, la vraie montagne verte sauvage! Dans le guide du routard, ils indiquent un seul resto, et en fait, on tombe dessus 5 minutes plus tard!

Si ca c'est pas la classe! On entre, le resto est vide. La déco du resto est plutôt sympa avec des outils et des habits traditionnels. La patronne nous accueille et nous prenons une table. Elle nous présente la carte et tache de nous donner des explications. Encore une personne serviable dans ce pays, ca fait plaisir. En attendant qu'elle nous prépare nos plats, nous nous mettons tranquillement à la terrasse sirotant au soleil une bonne bière fraiche... Aaah les vacances!! De l'aventure, du soleil, des beaux paysages et une bière... il manquerait plus que des filles, et ca serait parfait! Encore une fois, nous mangeons très bien, même si c'est un peu plus cher que d'hab'. Ne sachant trop où aller, ni que faire, nous décidons de marcher tranquillement au soleil dans le village en direction de la frontière polonaise. Le village s'étire encore inlassablement, puis au bout de plusieurs bornes, nous décidons de nous arrêter à un arrêt voir dans combien de temps le prochain bus arrive. À peine le temps de prendre une photo et de pisser qu'il est déjà là! Un quart d'heure plus tard, nous arrivons au terminus à trois cents mètres de la frontière. Arrivés à la douane, nous attendons tranquillement avec plusieurs personnes et les automobilistes, et là, quelque chose de marrant se passe : un douanier dit : français, avancez. Il a dû nous entendre parler à coup sûr.

Il contrôle d'un coup d'oeil nos papiers et nous passons devant tout le monde! Cool, pas d'attente! Bon maintenant que nous sommes en Pologne, direction Zakopane. Bon, première chose, ca serait bien d'avoir un peu d'argent polonais pour se payer le bus. Ca tombe bien, il y a un petit change. Par contre, on a pas grand chose en poche à changer, à peine la valeur de 6 Euros en couronne slovaque et le tout en ferraille et billets. Et la nana du change nous a tout pris sans rien dire! Pfiouu! Une fois à l'arrêt de bus, c'est assez folklo. De temps en temps passent des bus et minibus et alors des voyageurs font signe pour les prendre. Ne sachant trop que faire, nous attendons le vrai bus. Au bout d'une demi-heure, voyant que tout le monde fait ça, nous essayons d'en arrêter mais ils sont généralement complet, jusqu'à ce que passe un gros bus. Le conducteur nous fait signe de monter, Fred demande à payer mais le gars fait signe de passer enfin plutot de se tasser car le bus dégueule de monde partout. Une heure debout dans une bus blindé, tout pourri dans des routes de montagne, c'est particulier. Faut se tenir, sans compter que le chauffeur conduit comme un pied... Enfin bon, nous arrivons à Zakopane, et finalement on se rend compte que pour s'arrêter, il suffit de le dire et c'est en sortant qu'il faut payer, une somme forfaitaire. Nous verrons plus tard que ces petits bus sont un moyen de transport assez efficaces, très développés et peu chers.