Ça fait un petit moment que j'ai envie d'aller faire un tour en Roumanie. Les avis sont partagés sur ce pays, les personnes qui ne le connaissent pas en ont une mauvaise image (pays pauvre, tziganes, etc) et d'autres trouvent ce pays assez enchanteur (superbes paysages, gens sympas). Alors, il était temps que je me fasse ma propre idée. Ce qui allait me décider à y aller, c'était l'ouverture de sa voisine, la Moldavie aux Européens au 1er janvier 2007. Plus de doute possible, cet été, on se fait la Roumanie et la Moldavie!
Autant, il y a pas mal d'informations sur la Roumanie, par contre, il n'y a pas grand chose sur la Moldavie. Il y a bien le Lonely Planet, source précieuse voire indespensable en vacances, mais j'aimerai d'autres échos. Puis, je trouve le site d'une moldave, Marisha, qui propose divers services de guides. Après quelques échanges, nous convenons d'un petit programme pour profiter au maximum de la Moldavie.
Premier point de passage, la Roumanie
Lundi 27 août, 7 heures. Comme tous les départs en vacances, ça commence par un réveil assez matinal. On s'est donné rendez-vous à la gare de la Part-Dieu pour prendre le bus de 8h20 qui nous amène à l'aéroport de Lyon - Saint Exupéry. Pour aller à la Part-Dieu, je comptais sur un Velo'v (les vélos en libre service), mais impossible d'en trouver un, je ferai le parcours à pied, ça va, j'habite pas loin de la gare.

Arrivé à 8h10 à la gare, j'attends Fred. Toujours personne à 8h30, j'appelle Fred sur son portable, il m'attend de l'autre coté de la gare... Bon, ça va, on a de la marge et on arrive à l'heure à l'aéroport. Pas de problème particulier pour prendre l'avion à 10h35. Le vol se passe sans encombre jusqu'à l'arrivée à Bucarest à 14h15 (y'a un décalage d'une heure). On retire un peu d'argent à un distributeur puis on sort en évitant les taxis qui nous hèlent. À la recherche d'un moyen de transport pour nous amener à la gare ferroviaire, on tombe sur un arrêt de bus un peu à la sortie de l'aéroport. A la guitoune, on achète 2 tickets sans problème, par contre, la tache délicate est de trouver lequel des bus va nous amener à la gare. On demande à un jeune qui passe. Après quelques tentatives pour se faire comprendre, le gars fait signe et nous fait signe de le suivre. On comence à s'éloigner de l'arrêt de bus, la subtilité, c'est que le bus pour la gare ne part pas de là mais d'un arrêt bien plus loin dans une autre rue. Bien sympa le gars attend avec nous et nous fait monter dans le bon bus. Après un bon quart d'heure à traverser la ville, nous passons à côté de l'arc de triomphe, le gars descend et nous fait comprendre que la gare est un peu plus loin. Effectivement, nous y arrivons 10 minutes plus tard. Première étape, acheter les billets pour rejoindre Chisinau, la capitale de la Moldavie. Notre crainte est de savoir si il reste encore de la place pour le train qui part ce soir. Finalement, aucun problème, il reste de la place, le train part à 19h53. Ca nous laisse un peu de temps. Ca tombe bien, notre estomac commence véritablement à grogner, et oui, le p'tit dej' est vraiment loin maintenant. On se pose dans une sorte de fast-food dans la gare.

La commande a été un peu difficile, ca a bien fait marrer la personne à la caisse mais on se retrouve chacun avec dans son assiette des brochettes de poulet, des frites noyées sous le sel, des grosses rondelles de cornichons et un tas de sauces avec des gouts plus ou moins bizarres. Mais le tout passe bien en fait! Comme il reste encore 2-3 heures à tuer avant le départ du train, on décide d'aller faire un tour. Bon, le quartier de la gare, c'est loin d'être le quartier le plus intéressant, il y a pas mal de clodos. Le seul truc qui nous a fait rire sur le coup, c'était l'enseigne de pompes funèbres avec le cercueil en vitrine. On retourne à la gare faire quelques courses (boisson, gateaux, etc) pour notre voyage de cette nuit. Fred profitant de la petite heure qu'il nous reste fait quelques vidéos de trains (sa grande passion!). L'heure arrive vite et nous recherchons notre train. En fait, c'est le même modèle de wagon que ceux qui circulent en Ukraine et dans toute l'ancienne URSS. Je reviendrai un peu plus tard sur la particularité de notre train. Le compartiment est composé de 4 couchettes, 2 de chaque coté, en haut et en bas. Y'a pas d'échelle pour monter sur celle du haut, ca nécessite un peu de gymnastique et de tirer sur les bras. Autre particularité, la couchette n'est pas large et surtout y'a pas de rebord. Il vaut mieux pas bouger la nuit sous peine de se vautrer... Au début, ca fait un peu flippé quand on essaie de dormir, puis finalement la nuit se passe bien. Avec le nombre de voyages en train fait en Ukraine, je n'ai plus la moindre appréhension! Le train part, et un seul un jeune est dans notre compartiment, la dernière couchette est vide. On mange un bout et puis nous nous endormons paisiblement.
À la frontière romano-moldave
En pleine nuit, les lumières du compartiment s'allument d'un coup, réveil bien violent. Il est 3h30. On entend que ca bouge dans tous les sens dans le wagon, des gens qui marchent dans le couloir, des portes qui claquent. Puis vient notre porte qui s'ouvre, un douanier se présente. Nous, encore moitié endormis et blottis bien au chaud sous les couvertures, cherchons nos passeports pour lui remettre. Le douanier regarde nos passeports et voit que je n'ai pas mes lunettes contrairement à la photo et plaisante. Puis il repart avec nos papiers. 15 minutes plus tard, il nous les rend puis le train repart tout doucement, on se rendort. Une heure plus tard, même topo. Les lumières se rallument et nous extirpent violemment de nos rêves! Un douanier, moldave cette fois-ci, se présente et nous pose diverses questions. Heureusement, le jeune au dessus parle un peu anglais et nous traduit grosso modo les questions du douanier : qu'est-ce qu'on vient faire en Moldavie, combien de temps, etc.

Suite à ça, le douanier nous tend un formulaire écrit dans un anglais approximatif qui nous laisse sceptiques sur la traduction de quelques questions. Il faut entre autre remplir la déclaration de ressources c'est à dire avec combien d'argent on rentre en Moldavie. On a chacun environ 250 euros et un peu de monnaie roumaine. Oui, on se trimbale pas mal d'argent chacun car il faut savoir que les cartes bancaires françaises ne marchent pas dans les distributeurs d'argent là bas et qu'on avait lu qu'il fallait au moins avoir la valeur de 200 euros pour rentrer pour prouver que tu peux tenir quelques temps. Le douanier repasse récupérer le formulaire et les passeports puis s'en va. Le train se met en branle. Alors, voila, on y est, sur la particularité de notre train! En fait, l'écart de voies entre la Roumanie et la Moldavie est différent, il faut donc changer toutes les roues du train! Pour résumé, la Roumanie comme une bonne partie de l'Europe a un écart 'normal' alors que toute l'ancienne URSS à un écart large. Entre la frontière roumaine et moldave, la voie ferrée est double car il y a les 2 écarts de voie en même temps. Donc là, le train manoeuvre pour dételer chacun des wagons qui seront ensuite levés un à un. Vécu de l'intérieur, c'est plutot violent, je dois dire qu'il y vont pas de mains mortes pour détacher chaque wagon, ca secoue bien! Ca y est, ils sont en train de lever notre wagon, on regarde par la fenêtre, on voit les gens qui s'affairent à démonter le bogie (toute la partie qui tient les roues) pour monter celui avec des roues plus larges. Hop, ca y est, notre wagon et tout le train peut maintenant rouler sur les voies Moldaves. Les douaniers remontent et nous tendent nos passeports avec le tampon d'entrée en Moldavie. Il est 7h00 du mat', le train reprend sa route vers la capitale moldave.
Moldavie, royaume vinicole

Peu avant 9h00, le train fait son arrivée à Chisinau. Marisha nous a proposé que Boris, son père, nous attende à la sortie du train pour nous amener à l'appart. Celui se trouve dans la banlieue de Chisinau dans le plus pur style stalinien: une grande avenue en bas, des appartements le long. Le programme de la journée est visite des caves de Milesti Mici à midi. En attendant, nous prenons le temps de défaire les sacs puis de se délasser sous une bonne douche. À midi pétante, Boris nous attend pour nous conduire aux caves, car une voiture est obligatoire pour les visiter! Sur la route, nous découvrons la conduite moldave. C'est un peu du grand n'importe quoi, les routes sont plutot larges, ils roulent vite et doublent n'importe comment du moment qu'il y a un peu de place. Arrivés à l'entrée de la cave située bien en dehors de Chisinau, on voit que Boris y vient régulièrement, le garde à l'entrée lui fait un signe et le laisse passer. Notre chauffeur descend et nous fait signe de rester, il va chercher notre guide. En prenant sa veste pour sortir, un dictaphone tombe de sa poche. Il le ramasse et s'en va. Bon, ça fait un épisode de la guerre froide, on se regarde avec Fred en se demandant où on est tombé! On se posera pas plus de questions, Boris revient avec notre guide qui se présente en anglais Sergueï. Il nous explique qu'il y a bien une guide qui parle français mais elle ne travaille pas aujourd'hui. On se déplace dans les couloirs immenses de la cave en voiture et notre guide nous explique l'histoire et la façon de faire. On descend à pied visiter les endroits où les bouteilles sont stockées, nous montre une pièce secrète utilisée par les moldaves pour que les russes ne leur piquent pas les bonnes bouteilles. La visite se termine par un repas et dégustation de vin. On a le droit à 3 bouteilles pour le repas: du blanc, du rouge et du mousseux. A chaque fois que notre verre est fini, le serveur le remplit. Fred, qui ne boit jamais d'alcool, a vite la tête qui tourne puis après quelques autres verres c'est mon tour. Non, on ne finira pas les 3 bouteilles... En partant, on nous remet 2 bouteilles de vin chacun comme cadeau, puis Boris nous ramène à l'appartement en passant par les vignes. Arrivés là bas, on remercie Boris puis on va s'allonger un peu pour se remettre d'aplomb! En fin d'après midi, ca va mieux, on va faire quelques courses pour manger le soir, ce sera des Vareniki, sorte de raviolis. FInalement, c'était pas terrible, ca manquait de sel... Pendant le repas, une vieille dame rentre dans l'appartement et tente de nous expliquer quelquechose. Nous comprenons plus ou moins qu'une autre personne doit arriver ce soir et qu'il faudra lui ouvrir la porte, puis elle noutre la chambre à lui donner. Nous regardons un peu la télé puis comme personne n'est venu, nous filons nous coucher.

Réveil à l'irlandaise
Mercredi 29 août. Ça tambourine à la porte de l'appart', il est tout juste 1 heure du mat'. Le temps d'émerger, Fred va ouvrir. Ce sont 3 irlandaises qui doivent être en fait la personne attendue. Oui, y'a comme un problème, la vieille nous avait montré la chambre à donner à la personne et y'avait qu'un lit et elles sont trois... Bon, peu importe, il reste une chambre avec plusieurs lits, c'est là qu'elles s'installent. On retourne se coucher, pendant qu'elles se mettent à l' aise avec une douche.
La Transnistrie, le pays qui n'existe pas

Boris doit nous prendre à 9 heures pour nous amener en Transnistrie. On se lève donc à 8 heures, le temps de prendre un ptit dej' et une douche et Natasha, notre guide arrive. Nous montons tous dans l'Audi de Boris et c'est parti! Il y a une trentaine de bornes avant d'arriver à la frontière. Et oui, la Transnistrie (Приднестровье) est une région de Moldavie qui s'est autoproclamée indépendante peu de temps après la chute de l'URSS. En 1992, une guerre civile éclata entre la Moldavie et cette région qui était pro-russe, les russes ont envoyé un régiment là bas pour calmer le tout et n'en sont jamais repartis. Seulement aucun pays n'a reconnu officiellement la transnistrie, alors, c'est un peu bizarre. Il y a des frontières, une monnaie, une police, une langue (le russe) et il y a un gouvernement avec son président (ou sorte de dictateur) comme un vrai pays mais ce n'en est pas un. Et c'est cette étrangeté qui nous attire même si cette zone n'est pas conseillée comme le communique le ministère des affaires étrangères:
Les voyages en Transnistrie (région sécessionniste, située à l’est de la Moldavie) sont déconseillés, y compris les transits entre la Moldavie et l’Ukraine. Cette région, où la sécurité n’est pas assurée, est hors du contrôle du gouvernement moldave. Par conséquent, l’ambassade de France ne peut assurer l’assistance aux Français de passage en difficulté dans cette région. Il est fréquent que des voyageurs - pourtant en possession des documents appropriés - qui ont traversé la Transnistrie depuis la Moldavie ou l’Ukraine, signalent avoir rencontré des difficultés auprès des "gardes frontières" transnistriens (refus de passage, exigence de paiement d’une "amende"). Quelques rares cas de violences ont également été signalés. L’Ambassade de France n’a pas la possibilité d’intervenir lors d’incidents de ce type. Au début de l’été 2006, deux engins ont explosé dans des transports en commun de Tiraspol, la "capitale" administrative de la Transnistrie. Ces incidents ont fait chacun plusieurs morts et blessés.
Alors oui, en allant dans cette région, il faut faire en sorte de n'avoir aucun problème que ce soit médical, juridique ou autre, c'est pourquoi je ne recommanderai à personne d'y aller (après vous faîtes ce que vous voulez...). Le racket par la police ou les douaniers y est courant, d'autant plus si vous ne parlez pas le russe. Evitez d'afficher les éléments du touriste 'moyen' et tachez de vous faire accompagner d'un autochtone qui pourra négocier.
Frontière, backchich et arrangements

Avant d'arriver à la frontière, Boris et Natasha nous font quelques recommandations, pas de photos à la frontière, bien suivre ce qu'ils disent. Natasha semble un peu tendue, Boris nous explique qu'on ne passe pas à la frontière principale mais un petit poste où il connait quelques personnes avec lesquelles il s'arrange bien et qu'il ne devrait pas y avoir de soucis. Après un pont, on passe une chicane gardée par un tank, puis cent mètres plus loin, on est arrêté par un douanier qui contrôle le coffre. Il nous laisse repartir puis nous roulons pendant 2 kilomètres sans rien croiser, nous sommes dans, ce que l'on appelle en terme militaire, une zone démilitarisée (ou glacis). Enfin, nous arrivons au poste frontière, relativement petit. Il y a un sas, et que ce soit dans un sens ou l'autre, il ne faut qu'une voiture. La douanière nous fait signe d'attendre. Boris coupe le moteur et au bout de 5 minutes s'impatiente et va discuter, puis revient. C'est notre tour, le douanier ouvre la barrière et nous pénétrons dans le sas. Boris nous fait signe de rester avec Natasha dans la voiture, récupère nos papiers et s'en va dans une guitoune avec un douanier pour s'arranger. Après quelques minutes, il revient et nous rend nos passeport avec un petit bout de papier à l'intérieur qui s'avère être le visa. De même, Natasha nous annonce que nous avons le droit de rester 4 heures en Transnistrie ce qui est plutôt pas mal d'après elle car ça dépend des jours et de la nationalité des gens. Première étape, on s'arrête à un monument aux morts à la gloire des soldats (qui étaient à l'époque russes) morts durant la seconde guerre mondiale et en Afghanistan. Il y a un char et Boris qui était conducteur de char à l'époque de l'ancienne URSS m'explique avec nostalgie comment grimper dessus et comment les soldats se positionnaient. C'était plutôt fun, puis nous repartons pour la capitale Tiraspol profiter des quelques heures qu'il nous reste.
Dans la voiture avec Boris, nous avons le droit à une cassette avec des chansons russes, j'ai réussi à mettre la main sur quelques unes, j'en profite pour vous les diffuser pour vous imprégner de l'ambiance ;)
Tiraspol, la capitale
On sent que ca devient plus sérieux, déjà, il faut mettre sa ceinture de sécurité devant et derrière, Boris respecte bien les limitations de vitesse. Après 20 minutes de route, nous arrivons à l'entrée de Tiraspol où nous nous arrêtons prendre quelques photos du monument "d'accueil". On y voit le drapeau de la Transnistrie, des signes du CCCP puis nous repartons pour nous arrêter dans un supermarché de marque Sheriff. Petite note au passage, Natasha et Boris nous explique que Sheriff est en fait une grosse compagnie transnistrienne qui controle une grosse partie de l'économie du petit pays en détenant le monopole sur les supermarchés, stations services, concessions automobiles. Le groupe possède aussi une agence de publicité, une chaine de télévision, un opérateur de téléphonie mobile et est également propriétaire de l'équipe de football de Tiraspol. La société a été créée par deux anciens officiers des services de renseignement soviétiques et est dirigé par le fils du président/dictateur. Et oui, on s'arrange toujours mieux en famille, non ?
Pour revenir au supermarché, Boris nous suggère d'acheter du cognac qui est la spécialité du pays. Tout d'abord, il faut changer un peu d'argent dans la monnaie locale, le rouble transnistrien (qui vaut grosso modo comme le Leu, la devise moldave). Il y a un comptoir de change, on pose le billet de 10 euros et on se retrouve avec 150 roubles. On achète une bouteille de Cognac chacun et Boris prend quelques bouteilles pour lui aussi puis nous repartons pour le centre ville. Boris nous laisse avec Natasha pour que nous fassions un tour, il a d'autres trucs à faire de son côté. Nous commençons par marcher sur les bords du Dniestr, le fleuve qui traverse Tiraspol. D'ailleurs, le petit état peut aussi s'appeler Transdniestrie (ou Pridnestrovie pour les russophones). Elle nous montre un système ingénieux de bac qui utilise la seule force du courant pour se déplacer (bon, en me renseignant un peu plus sur le sujet, c'était assez courant comme technique et ça s'appelle un bac à traille) puis nous marchons vers la place principale. La ville en elle même est grise, bétonnée, propre mais absolument déserte et sans charme. Après quelques photos d'un autre monument aux morts à la gloire des soldats morts en Afghanistan (par contre, interdiction formelle de monter sur le tank), Natasha nous propose de visiter le musée qui présente le pays et son histoire. Il y a une petite vieille qui s'occupe de l'accueil. Fidèle à l'éducation russe sur l'économie d'énergie, tout est éteint dans le musée (surtout que nous sommes les seuls visiteurs) alors la petite mamie se charge d'allumer la pièce quand nous y entrons. Je prends quelques photos quand elle revient en gesticulant : c'est absolument interdit, nous devons lui payer une amende sinon on risque d'avoir des problèmes. Natasha négocie avec elle et nous payons 2 roubles par photos (on dit n'en avoir pris que 2). Rien n'indique que les photos sont interdites, c'est juste un moyen depression pour extorquer un peu d'argent aux touristes qui n'ont pas d'autres choix que payer ou avoir de sérieux ennuis avec la police... Le musée est en face du siège du président, en sortant, nous prenons quelques photos puis nous redescendons l'avenue. Un policier se trouve en bas, Natasha, nous injoncte de traverser la route pour ne pas le croiser car on risque de se faire racketer une nouvelle fois. Le touriste est une proie facile ici (mais rare), c'est le moyen qu'ont trouvé les gens pour récupérer un peu d'argent facilement car de toute façon, étant coupé du monde, il vaut mieux payer. La fête de l'indépendance ayant lieu dans 2 jours, des employés communaux préparent des banderolles, tandis que d'autres nettoient les rues et essaient de colmater les trous sur la route et les trottoirs. La visite étant achevée, nous demandons à Natasha si elle sait où on peut trouver des timbres et si on peut voir la gare par la même occasion. Après avoir demandé à quelques passants, on finit par dégoter une petite cahute qui vend des timbres. Leur particularité tient du fait qu'ils sont à l'effigie du président et ne sont valables qu'a l'intérieur de la Transnistrie, qui a sa propre poste. Nous prenons une marchroutka pour la gare, elle est en train d'être rénovée mais il n'y a aucun train. Je prends quelques photos puis nous retournons au lieu de rendez-vous donné par Boris pour le retrouver. Ca y est, il est temps de quitter ce petit pays, nous regagnons la frontière juste dans les temps. Il ne vaut mieux pas arriver en retard sinon, forcément, ça se paie... Nous revoila dans le sas que nous avions emprunté à l'aller. Nous faisons quelques photos du visa papier avant de le rendre. Boris retourne dans la cahute avec les douaniers avec nos passeports et visas, tout est est bon. La barrière du sas est gardée par une femme, qui pourrait être tout droit sorti d'un film porno. En effet, imaginez une femme avec une grande chevelure blonde dans une pseudo tenue militaire kaki avec un sacré décolleté, le tout avec des talons aiguilles. Boris a l'air de la connaitre et lui fait un baiser de la main en rigolant lorsque l'on passe. Au second checkpoint, le douanier demande à Boris d'ouvrir le coffre puis ils discutent entre eux. Boris revient en se marrant et démarre en trombe. Il nous explique qu'il a dit aux douaniers qu'on était moldaves sinon ça aurait encore pris du temps d'expliquer, négocier...
Retour à Chisinau
Boris nous dépose à l'appart' en début d'après-midi avec Natasha qui prend aussi congé. Nous décidons d'aller retirer un peu de sous moldaves car on n'a encore rien pour le moment. On tente avec nos cartes bancaires dans quelques distributeurs mais cela ne fonctionne pas, ça marque une erreur. Bon, à vrai dire, c'était plutôt prévu car j'avais fait des recherches sur le net avant de partir et ce problème y était référencé. La seule solution, c'est de faire ça à un guichet de banque. On se lance et on rentre dans une banque. Il y a pas mal de monde, on attent patiemment notre tour qui vient après une dizaine de minutes. La nana parle pas anglais, on tache de lui faire comprendre sur un bout de papier la somme qu'on veut retirer. Finalement, on finit par avoir ce qu'on voulait (comme toujours!). Maintenant qu'on est riches, on peut enfin aller flâner dans le centre-ville. Il y a à peu près 45 minutes de bus pour y arriver car nous sommes dans la banlieue de Chisinau. Il y a pas mal de monde, le temps est plutôt agréable. Nous nous prenons une glace et j'en profite pour faire quelques photos de nuit.
Soroca, capitale mondiale des gitans
Jeudi 30 août, 7h00. Nous nous réveillons tout doucement, relativement tôt car il y a pas mal de route à faire aujourd'hui en car. Nous changeons de guide aujourd'hui, mais elle s'appelle aussi Natasha, c'est une blonde pas mal foutue. Elle arrive à 8h30 et nous dit qu'on doit pas trainer car on a un bus à prendre. Elle appelle un taxi qui arrive assez vite. Le temps qu'elle négocie le prix, nous voilà en route pour la gare routière à vive allure. On enchaine ensuite avec un bus pendant 2h30 sur des routes dans un état moyen mais qui nous permet d'apprécier la campagne moldave. Les maisons sont très souvent peintes, les vaches broutent dans les fossés au bord des routes et nous dépassons souvent des charettes. Soroca, notre destination, est aussi le terminus du bus. Le temps est vraiment très moyen, il se met même à pleuvoir. Il y a un petit quart d'heure de marche jusqu'au chateau que nous allons visiter. Tout d'abord, il est en excellent état et le gardien du chateau parle bien français et a une bonne culture française, nous discutons un peu de tout, de France, de Lyon, de la révolte des Canuts qui aurait inspiré le communisme. Ce chateau a joué un grand rôles contre les invasions de l'Est et est à la frontière de la Moldavie et l'Ukraine, c'est le Dniepr qui fait la séparation. Après la visite, Natasha nous propose d'aller manger dans un petit resto assez sympa qu'elle connait. On commence donc à déambuler dans les rues et nous arrivons dans une rue particulièrement défoncée, c'est là qu'est le resto. L'intérieur est bien aménagé, propre et la cuisine était simple mais vraiment bonne.On a pris de la mamaglia, une spécialité moldave qui est en fait une sorte de polenta. Soroca est aussi connu pour être une ville où les gitans se sont installés. Dans les années 90, avec pas mal d'argent, ils ont commencé à construire d'immenses barraques en faisant la course à celui qui en mettrait plein la vue. Et finalement, par manque d'argent, peu de maisons sont vraiment finies. Ca fait bizarre comme impression de se promener au milieu de ses grandes batisses en construction et habitées. Nous redescendons à la gare routière prendre notre bus, il faut se battre à la caisse pour avoir son ticket mais nous finissons par en avoir un. Le bus est carrément moins confortable qu'à l'aller car c'est une cammionnette aménagée avec des banquettes. Les genoux morflent contre la banquette de devant car il n'y a pas de place. 2 heures 30 dans cette position va être un calvaire, mais ce n'est que le début... 5 minutes après le départ, on se fait arrêter par les flics qui font descendre les personnes en trop dans le bus car il était bondé. Le chauffeur discute avec les flics qui à mon avis veulent lui coller une amende, puis passe un coup de fil. Notre chauffeur passe ensuite le portable aux flics qui nous laisseront repartir sans problème. Nous reprenons la route mais après une heure et demie, nous entendons de sale bruit avec la boîte de vitesse : impossible de passer la seconde. Le chauffeur tente plusieurs fois, puis ensuite un passage de 1ère en 3ème qui va faire caler le bus et nous faire écraser sur le siège de devant. En désespoir de cause, après plusieurs kilomètres en première, nous nous arrêtons au bord de la route. Tous les mécanos en herbe du bus descendent et chacun y va de son conseil, de son diagnostic. Le chauffeur passe un coup de fil, fait quelques bricoles et ça repart! En voiture, Simone! Les routes sont dans un état de merde, en fait, ca fait comme des toutes petites vagues sur la route, et ca massacre les genoux contre le siège de devant, et impossible de dormir, ça bouge trop. Finalement, le périple ou plutôt l'enfer touche à sa fin. Nous laissons Natasha rentrer de son côté et prenons un bus pour retourner à l'appart. Nous avions acheté des crêpes congelés mardi dernier et de la pastèque, ca nous fera le repas. Nous retournons tranquillement dans notre chambre préparer les prochains jours pendant que les irlandaises débarquent dans l'appartement. Elles se préparent à manger puis une vient toquer à notre porte. Elles arrivent pas a ouvrir une bouteille de vin. Je les aide puis elles nous proposent de la partager avec elles. J'accepte l'invit'. Elles parlent vite, très vite même, j'essaie de suivre au mieux et leur demande de parler un chouilla plus lentement. Elles savent qu'elles parvent vite et reprennent ensemble : "Belfast, super fast!". Mais elles vont essayer de faire un effort. La première bouteille de vin s'avère pas terrible, elles en ouvrent une deuxième qui s'avère meilleure. On discute de nos voyages respectifs puis racontent leur mésaventure du mardi soir quand elles sont arrivées super tard. Elles avaient pris un bus qui faisait Brasov (Roumanie) à Chisinau mais il a cartonné si bien qu'elles sont arrivés très tard. De là, elles ont pris un taxi qui les a amené ici mais qui en a profité pour les arnaquer sur le prix. On finit ensuite par le cognac de Tiraspol, leur destination de la journée. Elles n'ont eu le droit qu'à un passage de deux heures en Transnistrie. L'alcool et la fatigue aidant, nous allons nous coucher.
Visite de Chisinau
Vendredi 31 aout
Lever 8h00, on doit bouger, changement d'appart
Temps pourri
Taxi (prix par personne) pas tres cher (15 lei par pers)
Installation chez une mamie (ascenseur pété, faut monter au 6 et redescendre a pied au 5).
Le temps s'améliore, visite de chisinau, expo militaire, parc, cimetiere, releve de la garde
Passage a la gare pour les horaires et videos de trains
McDo + concert musique moldave (jour national de la langue moldave). Ils parlent tous russes.
retour dodo vers 22h00
Orheiul Vechi
Samedi 1er septembre
Lever 8h00
Luxembourgeois arrivent (Valerie / Jim)
Ptits dej (pains de mais + thé)
Natalia arrive

direction marché (voir sa mère + un ami)
Maxitaxi pour orhei
Natalia négocie un taxi (samara pour 5 plus le chauffeur)
Conduite tranquille (moteur coupé dans les descentes)
Visite du site orhei vecchi (église troglodyte, cellules moines, maison typique)
Repas a Ivancea (tres bon) mamaliga, viande, vin maison (boris)
Boris klaxone, on lui ouvre le portail. Ouverture schnapps. Pas possible de refuser. J'en bois plusieurs avec lui, il m'apprécie.
Discution assez sommaire (PMR = mafia). Il nous montre son poulailler, jardin. Les luxembourgeois passent la nuit ici, Boris nous reconduit au bord de la route avec la guide pour qu'on choppe un bus. On quitte la guide en la remerciant, elle va suivre des cours de francais, et nous on retourne en ville.
Gare (videos)
Cafeteria (bors, poulet, purée) + glace mcdo
Photos de Chisinau by night
Dodo 23h00
Ungheni à la frontière
Dimanche 2 septembre
Réveil 6h45
Train pour Ungheni à 8h38 (très lent, bcp d'arrets, plein de vendeurs ambulants)
Arrivée a 11h45 (tour autour de la gare + recherche hotel ==> rien)
Repas resto Prut (alliance franco moldave) -

très bon repas
Gens très gentils proposent de venir dormir chez eux, parlent très bien francais
Tour de la ville avec Anna Maria (monastere, parc, lac)
Démontage des roues du train -

arreter par douanier (parle francais, assez gentil au final), bureau austere, questions répétées plusieurs fois (genre interrogatoire musclé). Prend toutes les infos, adresses ou on a été puis nous laisse partir.
Retour au prut avec Anna Maria.
Petit repas simple mais très bon.
Lundi 3 septembre
-
Réveil a 9h00
Piqure moustique a l'oeil (impossible a ouvrir)

rendormi jusqu'a midi.
Achat billet gare, caissiere nous engueule, on sait pas ce qu'elle veut. heureusement une fille gentille nous a aidé pour l'achat des 2 billets.
retour au resto -

bon repas
la femme ne revient pas, on va a la gare pour prendre le train
passage a la douane, roumains magouillent, partage des cigarettes, argent, etc
controle des sacs, rien a declarer
le train n'a qu'un wagon avec un douanier a chaque porte. Le train roule avec les portes ouvertes et les douaniers sur le marchepied
A un moment, une vieille dame derrière nous crie dans le train quelquechose comme un avertissement, personne ne bouge puis tout le monde ferme les fenetres, on fait pareil! ouf, train passé au karsher.
Arrivée a iaci, douane, on passe devant tout le monde (cool!)
a la sortie de la gare, mauvaise direction, sacs lourds, c'est fatigant, le temps menace.
Finalement, arrivée a l'hotel avant qu'il pleuve
Courses a Billa, repas dans la chambre. Première impression de la ville, bof.
Dodo
Iaci
Mardi 4 septembre
-
Balade dans Iaci (temps plutot pas mal avec un beau soleil)
Toutes les églises sont en renovation, dommage, ont l'air pas mal (beau travail du bois ou intérieur)
Visite musée ethno dans palais de la culture. Mouai
Midi, retour vers la gare pour acheter billet de train pour Suceava (pour le lendemain) et manger midi dans pizzeria Metro P. (plutot bonnes mais pas de sauce tomate)
Retour a l'hotel pour faire un break
En prévision de louer une voiture a Suceava, nous passons l'apres midi a chercher une carte routiere sans grand succes
Repas sur le pouce a l'hotel
Ptit tour dans Iaci pour faire des photos de nuit (rien n'est éclairé, pas grand intérêt)
Suceava
Mercredi 5 septembre
Lever vers 8h00 car train pour Suceava
3 vieilles sont avec nous dans le compartiement et essaie de discuter. On se comprend a peu pres et leur expliquer notre trajet (Moldavie + Roumanie).
Une essaie de m'apprendre le roumain ("Mic cu la trenu de Suceava"). Mon accent les faisaient plier de rire
Arrivée a la gare vers 13h00. Descente du train très haute, j'aide une vieille du compartiment.
Bus pour le centre ville de Suceava (qui se situe a 7kms de la gare)
Le temps change, il se met a pleuvoir juste après qu'on soit arrivés a l'hotel.
On attend un peu que ca se calme en vain. Ptit tour en ville sous la pluie (et repas vers 15h00 au McDo, seul truc ouvert)
Location de la voiture (nana très sympa) (Renault Dacia, dispo vers 19h00) mais caution a payer en cash (200 euros!). Retour a l'hotel prendre le cash qu'il nous reste (+ retrait euros au distributeur?)
En attendant que la voiture soit prete, achat d'un atlas routier sur la roumanie.
On pose la voiture a l'hotel et on va faire les courses (dur dur de trouver un endroit!) pour manger a l'hotel
Preparation du trajet pour le lendemain
Les églises peintes de la Bucovine
Jeudi 6 septembre
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Pour profiter au max de la journée avec la voiture (que nous devons rendre a 18h30), nous nous levons a 6h45
Ptit dej a l'hotel
Direction les eglises en bois. Premieres impressions avec la conduite roumaine: des travaux tous les kilomètres, des tas de trucs sur la route (pietons, charrettes, velos, etc). Roule tres vite et n'importe comment (klaxon sur tout ce qui bouge)
Visite 1er monsatere peint
Visite du 2eme
Fin route goudronnée, chemin en terre (indiqué comme une route sur la carte) pour rejoindre une autre route.
Traversée du village qui n'en finit pas, plus de 10 kms!. Fin du village, portail fermé.
Demi-tour, on s'arrête prendre 2 autostoppeurs. Discussion sommaire
On s'arrete dans une petite epicerie/bar au milieu de nulle part pour acheter 2/3 bricoles a manger
3eme monastere
Pluie qui tombe
4eme monastere
5eme monastere
N'etant pas trop loin de la frontière ukrainienne, nous voulons y jeter un oeil. Finalement, au milieu de la route pour la frontière, controle de la douane volante (au milieu de la route), nous faisons demi-tour pour éviter les problemes
Retour speed vers Suceava car il reste pas mal de route, la nuit tombe, il pleut
Retard de 20 minutes (mais ca passe) pour rendre la voiture de loc
Repas dans un resto/bar (cordon bleu pour moi avec une biere bien sur).
Cluj-Napoca
Vendredi 7 septembre
Réveil a 9h00
La, ou on a loué la voiture, y'a aussi une agence SNCF roumaine, on va donc acheter nos billets la bas car on quite Suceava
Mais pas possible d'acheter les billets du jour
Bus pour gare. Achat des billets et vu qu'il reste une heure et qu'il fait beau, videos de train pour Fred
Train pris a 12h58 pour une arrivée a Cluj a 19h40.
Pose des sacs a l'hotel Pax (en bas de la gare)
Tour en ville le soir pour manger dans un resto (un peu dur a trouver mais super bon (spécialité a base de choux))
Retour a pied + bus pour 2 arrêts (on se croyait plus loin que ca)
Hotel pas mal isolé heureusement car route passante + gare
Samedi 8 septembre
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Réveil a 8h00
Il flotte!! grr
A la recherche d'une agence de loc sous la pluie...
A Suceava, on avait récupéré un prospectus d'une agence a Cluj, mais seulement ouvert les jours de la semaine
Sur le Lonely, autres adresses en vain
Direction un cybercafé pour trouver d'autres adresses, y'en a une a coté d'un grand hotel chic, pas loin d'ici. On y va, c'est ouvert, on loue une Fiesta pour 3 jours. La voiture sera prête dans 1h30.
On retourne au cybercafé passé le temps vu le temps pourri. Envoi de quelques mails pour rassurer, tout va bien
Les Maramureş
Recuperation de la voiture, direction Baia Mare sous la pluie. 3 heures de route (moins de 150 bornes) sur une route merdique
Il est 15h30, on profite du temps qu'il reste pour monter a Izvoare, un endroit en haut d'une montagne ou jaillit plein de source (faut suivre une piste).
En fait, c'est un grand champ avec plein de sources (rien d'exceptionnel si ce n'est que l'on trouve plein de sources en marchant). Il y a aussi une sorte de petite station de ski
Redescente pour aller voir 2 eglises en bois classées au patrimoine de l'unesco. Difficile a trouver, je fais demi tour sur un chemin boueux qui laisse de belles marques sur la peinture blanche de la voiture
Eglises Budesti et Plopis : difficile d'acces au bout d'un chemin de terre dans un hameau. Elles sont magnifiques mais dommage la nuit tombe... Je suis décidé a revenir demain pour les prendre en photos sous une meilleure lumière
Retour en ville, dur dur de trouver un hotel. En fait, y'en a que 2. 3*** chacun et des prix en conséquence (200 RON pour la chambre)
On choisit le moins cher bien sur et la, on se retrouve dans un endroit bizarre. Tout a l'air fermé, aucune lumière, aucune présence humaine hormis l'hotesse, on a l'impression d'etre absolument seuls dans l'hotel.
Mais la chambre est nickel. REste plus qu'a manger. Direction le centre ville. C'est vite vu, y'a qu'une pizzeria. Pizza très bonne.
Petit tour en ville comme il ne pleut pas, mais rien de bien interessant
Dimanche 9 septembre
Lever tot vers 7h30
Visite des 2 églises d'hier soir mais manque de bol, il pleut donc merdique pour les photos
Temps pourri, visite rapide et messe dans d'autres eglises en bois...
Rencontre d'un vieux, super sympa, content de rencontrer des francais. Il faisait sa promenade et nous amene a l'eglise. On le laisse la pendant qu'il continue son tour
Resto a Sighet, simple et bon
Route vers Sapanta, mais il pleut. En attendant que le temps se calme, nous decidons de faire un tour a la frontière Ukrainienne (2 douaniers gardent un pont cassé)
Visite eglise en construction
Visite cimetiere avec croix peintes en bleu + metier ou vie du décédé
Passage dans la vallée de l'Isa (belles photos avec le soleil qui se pointe apres la pluie)
Arrivée a viseu de Sus. Hotel très bien
Recherche endroit pour manger... Pizzeria uniquement. Ras le bol des pizzas, donc pates (tres bonnes)
Lundi 10 septembre
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Lever a 7h30
Train vapeur de bucherons
Trajet sous la pluie
Echange d'alcool entre les bucherons (dans une bouteille de fanta)
Retour vers 17h00 ==> bilan, sympa mais cher (30 RON par personne) et c'est quand meme un peu long
Prenons la route vers Dej pluis Cluj et suivant l'heure et la fatigue, nous verrons ou dormir (objectif: rendre la voiture de loc au plus tot demain matin)
Sandwich dans la voiture
Retour direct vers Cluj.
Arrivée a l'hotel Pax de l'autre fois. Nana a l'accueil super sympa qui nous dit ou se garer pour pas payer de parcmetre
Sighişoara
Mardi 11 septembre
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Nettoyage de la bagnole de loc (passage au karsher + rouleaux) tellement elle etait sale + plein d'essence
Voiture rendue sans pb (dur de trouver une place pour la garer pas trop loin de l'agence, finalement une place se libère après quelques tours du paté)
Train pour Sighisoara (avec un changement a Teius)
Il pleut toujours et encore...
Sacs posés a l'auberge de jeunesse J. Ellen (10 EUR par nuit)
Visite de la ville (tour horloge, escalier couvert, etc)
Resto Rustic (rencontres suisses et francais)
Photos de nuit de la ville sous la pluie.... rien a faire, aucun eclairage
Retour a l'auberge de jeunesse ou on retrouve Daniel, un routard francais. On boit de la tuica en échangeant nos bons plans et de nos voyages respectifs, etc
Un francais et un américain dans la meme piaule que nous se joigne aussi
Braşov
Mercredi 12 septembre
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Lever 8h00
Ptit dej (omelette) + café en ville
Train pour Brasov
Arrivée vers 14h00 (temps plutot gris)
Recherche pension recommandée par Daniel hier soir (complet)
On se rabat sur l'hotelAro sport (glauque mais carrement pas cher et super bien situé)
Visite de la ville : grande place, eglise noire (immense), etc
Telepherique (bcp de vent, dur de trouver un endroit avec une vue sur la ville, finalement, apres 10 mins de marche, on trouve un belvedere)
Reservation d'une voiture de loc (meme enseigne que la premiere qu'on avait tjrs en prospectus)
Repas dans un fast food (pas mal)
Il pleut..... retour a l'hotel
Preparation du trajet pour demain en voiture
La Transfăgărăşan
Jeudi 13 septembre
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Lever tot (7h30)
Ptit dej en ville (café + machin au fromage... j'etais persuadé que c'était sucré a l'intérieur... dommage, ca calera tjrs un coin)
On va chercher la voiture: une Matiz (un pot de yaourt qui se conduit comme un kart en faisant un bruit de traban)
Direction la Transfagarasan (une route ouverte 3 mois dans l'année. Exercice militaire sous Ceasucescu).
Arret au bord de la route, pause pipi. Rejoint par une famille d'ane en liberté, pas sauvages. On leur file un vieux reste de pain qu'on avait.
Temps très couvert et brumeux a la montée. A la cascade, on voit rien, on decide de continuer.
Suprise, enormement de neige, route deneigée au chasse neige... Que faire? continuer ou faire demi tour (sachant que l'autre voie n'a pas été déneigé)
On continue... Les conditions deviennent dramatiques, on voit rien, la neige s'amplifie. Le brouillard est epais.
Sortie de l'autre coté du tunnel, route plus deneigée... mur de neige.
TV locale interviewe les gens comme nous qui se trouve bloqués
Dem-tour et redescente vers d'ou on vient (perilleux, roues de la matiz toutes petites, ca touchait pas toujours terre => luge).
Course contre la montre pour pas arriver trop tard au chateau de Bran (dracula) avec une pause a Falgara pour se faire un sandwich
Bran, le chateau de Vlad Tepes
Après 4 heures de route, on arrive 30 minutes avant la fin des visites. Ouf!
Visite du chateau. Grosse attraction touristique, sans être exceptionnel en fait
Au moment de reprendre la voiture, plus de batterie (j'avais laissé les feux allumés). heureusement, en descente, Fred au volant, je pousse la voiture rejoint vite fait par des gars qui buvaient une bière.
La voiture démarre pas (y'avait une sécurité, car faut tourner la clé de contact en plus de passer la 2nde) et finalement, c'est bon.
Petit tour a Predeal, une station assez populaire.
Repas dans un resto (plutot classe) qui se trouve dans une ancienne villa de Ceaucescu. Au cas ou, je me gare en descente dans la rue.
Pas de pb pour redemarrer, retour a Brasov. Je gare la voiture pres de l'agence de loc et on rentre a pied
Ptit tour de nuit dans Brasov pour photos
Bucureşti
Vendredi 14 septembre
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Tres beau temps
Voiture rendue sans pb a l'agence de loc
Ptit dej
Train pour Bucarest
Direction auberge de jeunesse pour poser les sacs
Après midi marathon pour visiter Bucarest pendant que Fred se repose
Ville bouffée par la pub, palais de Ceaucescu immense (monstrueux!). Le tour fait plusieurs kilomètres (1/6 de bucarest a été détruit pour ca)
Balade dans les rues (très sales) et mal entretenues
Arc de triomphe
Lieu (???) ou s'est exprimé Ceaucescu la derniere fois et a fait fusillé des personnes de la population
Retour a l'hotel pour chercher Fred
Courses dans un supermarché Carrefour en plein centre ville pour ramener un peu de tout (miel, pépites de tournesol (plus d'1 kg pour moi)
Samedi 15 septembre
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Depart super tot (vers 5h30) pour prendre une navette pour l'aeroport
Passage a la douane sans pb
Vol pour Lyon
Arrivée a l'heure
Bus pour la partdieu bondée, j'ai dû attendre 2 navettes et me battre pour monter.