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David Le Brun
globe  Itin'errance en Asie 
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Un petit blog pour tracer les différentes étapes à la mise en place de mon projet et surtout pour vous le faire vivre au plus proche jour après jour. Le projet en quelques mots : une petite année (10-11 mois) avec mon sac à dos sur les chemins de l'Asie.

Deux flux RSS sont disponibles pour que vous puissiez suivre dans votre agrégateur les nouveaux articles du blog ainsi que les commentaires :

jan 13
Un Loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
L’attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
À se défendre hardiment.
Le Loup donc l’aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu’il admire.
" Il ne tiendra qu’à vous beau sire,
D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d’assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. "
Le Loup reprit : « Que me faudra-t-il faire ?
— Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. »
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
" Qu’est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
— Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
— Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
— Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.

Je crois que je suis devenu un loup. D'ailleurs, c'est marrant, c'est mon avatar sur les forums depuis quelques années. Était-ce un signe ?
Fable de la Fontaine
oct 09
nomade.jpg
Je suis actuellement en train de lire un bouquin "Nomade sur la voie d'Ella Maillart" d'Amandine Roche. C'est une nana qui est partie sur les traces d'Ella Maillart, une grande aventurière suisse qui a parcouru le continent eurasien. Je viens tout juste de commencer mais ça me plait bien et je suis tombé sur une phrase qui rejoint mon sentiment sur le fait de partir seul :

Tous mes amis se mariaient et entraient dans le monde du travail, celui auquel je rêvais d'échapper. Ma destinée fut donc de partir seule. Finalement, voyager seul revient à ne jamais l'être. En voyage, les portes et les coeurs s'ouvrent aisément et permettent de découvrir les différentes cultures de l'intérieur. Partir seul, c'est aussi se retrouver face à soi-même, en compagnie d'une part inconnue de notre être que le voyage va peut-être révéler. N'y-a-t'il pas plus fabuleux voyage que l'exploraton de son âme ?

Je ferai sûrement un petit article sur le bouquin s'il en vaut la peine, mais c'est prometteur !

 
 
 
"Lorsque tu voyages, tu fais une expérience très pratique de l'acte de renaissance. Tu te trouves devant des situations complètement nouvelles, le jour passe plus lentement et, la plupart du temps, tu ne comprends pas la langue que parlent les gens. Exactement comme un enfant qui vient de sortir du ventre de sa mère. Dans ces conditions, tu te mets à accorder beaucoup plus d'importance à ce qui t'entoure parce que ta survie en dépend. Tu deviens plus accessible aux gens car ils pourront t'aider dans des situations difficiles. Et tu reçois la moindre faveur des Dieux avec une grande allégresse, comme s'il s'agissait d'un épisode dont on doit se souvenir sa vie restante" (Paolo Coelho)