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Un petit blog pour tracer les différentes étapes à la mise en place de mon projet et surtout pour vous le faire vivre au plus proche jour après jour. Le projet en quelques mots : une petite année (10-11 mois) avec mon sac à dos sur les chemins de l'Asie.

Deux flux RSS sont disponibles pour que vous puissiez suivre dans votre agrégateur les nouveaux articles du blog ainsi que les commentaires :

juil 26
Coucou tout le monde,

Ca fait un sacré moment que je n'ai pas écrit sur le blog, il est temps de le dépoussiérer ! Dans une semaine, ce sont les vacances et ça pour un mois ! Yep, un mois de congés sans solde, ca se prévoit un peu financièrement sinon, comme d'hab, place à l'aventure.  smile

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Cette année, direction les balkans ouest à savoir la Serbie, le Monténégro, le Kosovo et peut être la Bosnie. Pour bien débuter l'aventure, je vais probablement prendre un vol Genêve - Pristina au Kosovo (ou en Serbie, suivant les points de vue). Déjà, là, commence les problèmes de visas/tampons vu que pour les Serbes, le Kosovo fait toujours partie de la Serbie (donc pas de frontière officiellement). C'est un peu compliqué à expliquer, mais voilà du Kosovo, si je veux aller en Serbie (et surtout en sortir sans pb), je dois passer par le Monténégro pour choper les tampons qui vont bien ! Comme d'hab, rien de prévu, même pas encore acheté le billet d'avion d'ailleurs, mais au programme, le festival de trompettes de Guca . Je dois aussi retrouver Dejan, un ancien collègue de Paris qui sera en vacances en Serbie, son pays natal. Pour le reste, place à l'imprévu... hmmm, j'aime ça  smile

Bisous, bonnes vacances !

nov 24
Pour rejoindre la Pologne à partir de Lviv, j'ai choisi le car, moyen simple, le moins cher et le plus rapide ! Seul bémol, il part le matin à 7h00. Et à cette heure-ci, impossible de choper un bus qui va du centre ville à la gare routière, je finis par stopper un taxi (et négocier le prix) pour qu'il m'y amène. La nana qui m'avait vendu le ticket m'avait conseillé ce bus car il est relativement récent comparé à celui de l'après midi. Et c'est plutôt vrai, d'ailleurs c'est un car français, les autocollants sont encore là  smile

Après quelques heures de route, nous arrivons à la frontière. Un douanier ukrainien monte dans le bus collecter les passeports. Une demi-heure plus tard remonte et s'arrête à mon avis puis me fait comprendre que je dois descendre (pas besoin de parler la langue dans ces moments là... c'est généralement assez clair !). Je le suis à la cabane des douaniers, et là, il regarde mon passeport, ma tête, mon passeport, ma tête puis après une dizaine de fois, il me dit: "niet". Je ne corresponds pas au gars de la photo selon lui... Bon, je m'en doutais, j'ai souvent des problèmes avec, en effet, elle date d'il y a 8 ans, j'avais des lunettes, pas de barbe... Et dans ces moments là, on se sent tout con parce qu'il n'y a rien à faire, j'essaie de lui faire comprendre que c'est moi, mais il reste sur son "Niet!". J'ai aucun autre papier pour lui prouver mon identité, ca s'annonce mal  no . Après 5 minutes à me scruter de long en large, il reste toujours sur sa décision mais à la merveilleuse idée de demander à sa collègue qui elle après un hochement de tête (et surtout un beau sourire de ma part) dit que ca pourrait quand même être moi. Le douanier, finalement, tamponne mon passeport et me le rend... Le bus repart pour s'arrêter 300 mètres plus loin à la frontière polonaise. Le douanier polonais monte, récupère les passeports et en voyant le mien, rigole et me demande dans un anglais parfait si j'ai pas une carte d'identité plutôt. Hélas non, il me le prend en rigolant toujours mais là, j'aurai aucun problème bien que ce sera plus long, car les douaniers ont décidé de passer le bus au crible. Ils font démonter la roue de secours, les bas de caisses et les chiens sont emmenés dans la soute pendant que nos bagages sont passés aux rayons X. Après une heure, on peut enfin reprendre la route. Le bus a pris du retard, il est midi passé. Le ventre grogne, il reste encore pas mal de route. Mais bon, tout allait si bien dans cet agréable voyage, alors le bus a décidé de faire des siennes (oui, oui, le beau bus tout récent qu'on m'avait vanté!), une alarme se déclenche sur le tableau de bord, puis après une minute, le moteur du bus se coupe. Il faut attendre alors 5 minutes, redémarrer le moteur et on roule 20 minutes avant que ca se redéclenche. Et ben, à ce rythme là, on en a mis du temps et je voyais gros comme une maison qu'on allait finir par se retrouver avec le moteur sur les bras. Finalement non, c'est du costaud ces mécaniques, mais on a du arriver vers 15h00 à Lublin en Pologne. L'ami polonais, Tadeusz, que j'avais rencontré en Arménie m'attend depuis ce temps... Pas le temps de manger en plus, il a rendez-vous chez le dentiste, alors, on file direct!

Après le passage chez le dentiste, on fait une petite visite de la ville qui est très sympa, et on s'arrête boire une bière dans une nouvelle brasserie qui fait sa propre bière. Ca passe bien ! On continue la visite de la ville puis le soir, je lui paie le resto. Le lendemain, il m'amène dans un camp de travail et d'extermination de Majdanek. Comme Auschwitz, l'ambiance est lourde et pesante, et c'est renforcé par le fait qu'il y a peu de touristes. On se sent seul, confronté aux images violentes que nous renvoient les photos ou même tas de chaussures des prisonniers.
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Puis l'après midi, nous allons voir une ville, à une cinquantaine de kilomètres de Lublin, qui attire beaucoup de touristes polonais et étrangers : KazimierzDolny. On se fait une petite balade dans la ville qui est vraiment sympa.
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Et le lendemain, nous allons voir sa soeur qui habite dans une ferme pas loin de la frontière biélorusse, un des coins les plus pauvres de Pologne. Tadeusz m'explique qu'il n'aime pas beaucoup son beau frère, car il picole beaucoup mais par contre, il bosse énormément. Effectivement, en arrivant, la ferme est bien entretenue. La soeur de Tadeusz nous a préparé un bon repas puis nous faisons un petit tour dans la ferme puis il est déjà l'heure de rentrer, le soir tombe. Le soir, on se prend une bière, je lui fais découvrir la musique achetée en Géorgie (Nino Katamadze que je vous invite aussi à écouter  smile ). Après une nouvelle nuit chez Tadeusz, il est temps de nous séparer, je prends le train pour Torun où je serai hébergé par une couchsurfeuse. Cette ville est vraiment magnifique et cela vaut le coup d'y passer quelques jours. Coup de chance, il y a en plus un festival de jazz et je me prends une place pour un concert de Robert Mazurek qui était bien sympa.
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Puis après Torun, direction l'ouest de la Pologne avec Poznan où je suis hébergée par une nana très sympa Anna. On passe la soirée chez des amis à elle et on les retrouve le lendemain au bord d'un lac.
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J'arrive presque à destination finale, mais je m'arrête à Wroclaw, une ville très sympa aussi.
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Le mariage de mon frère est maintenant à la fin de la semaine, nous sommes aux alentours du 10 juillet. Je prends donc le train pour le rejoindre à Zielona Gora afin de l'aider dans les derniers préparatifs.
Pfiou, nous voici arrivés quelques jours avant le mariage... que je ne vous raconterai pas. Tout s'est bien passé, c'était une superbe fête où tout le monde s'est éclaté. C'est là aussi que mon année sabbatique a pris un tournant imprévu. Pour la suite, je ne sais pas si je vous raconte la Sicile ou l'Ouzbékistan, je verrai !
nov 23
Bon, bon, bon... c'est pas très sérieux tout ça, des mois sans vraiment donner de nouvelles suite à quelques imprévus mais c'est ce qui fait le charme des voyages (et de la vie)!  smile

Alors, où en étions-nous ? Quelques mois auparavant, le 30 juin, je m'envolais d'Ouzbekistan pour rejoindre l'Ukraine, en route pour assister au mariage de mon frangin en Pologne qui aura lieu le 18 juillet. Ca me laisse 2 semaines pour vadrouiller entre l'Ukraine et la Pologne. Arrivé à Kiev, la capitale Ukrainienne, j'appelle Olya, la nana ukrainienne que j'avais rencontré en Géorgie (mais si, rappelez-vous ici). Elle vit avec Azat, un turkmène (quelqu'un qui vient du Turkmenistan pour ceux qui avaient un doute). Ils m'hébergeront dans leur appart les quelques jours où je serai sur Kiev. Ils sont vraiment tous les deux hyper sympas et parlent un très bon anglais ce qui permet de communiquer facilement. La ville me plait toujours autant car j'y suis déjà venu 3 ans plus tôt et je retrouve très vite mes repères.

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Après quelques jours en leur compagnie, je prend un train de nuit pour rejoindre Lviv, une autre ville ukrainienne que je connais et affectionne. Après quelques tentatives pour contacter des couchsurfeurs, je me rabats sur une auberge de jeunesse. Mais Natasha, une couchsurfeuse de Lviv me laisse son numéro, et donc je l'appelle. On se donne rendez-vous et elle est rejoint par quelques copines. Je passerai une excellente soirée dans un bar en compagnie de 4 ukrainiennes (haha, je vais faire quelques jaloux là  smile ). On se donne rendez-vous le lendemain et nous sommes rejoints par un américain(Shane) avec qui je sympathise très vite. Il est admiratif de mon parcours et nous en discuterons assez longuement, le tout arrosé par quelques litres de bière. Puis nous parlons philosophie, changement de vie et me sort un livre de son sac et me demande de le lire, ca se lit assez rapidement. Le bouquin en anglais s'intitule "Who moved my cheese?" qui a été traduit en francais par "Qui a piqué mon fromage ?". Je vous conseille de le lire, c'est une sorte de fable mais c'est prenant (mais court à lire). Après cette discussion, nous passerons une excellente soirée avec les autres. Le lendemain, nous nous retrouvons tous pour un pique nique qui sera annulé à cause de la pluie mais cela n'entachera pas notre bonne humeur et nous nous rabattrons dans une auberge de jeunesse  smile Le soir, Shane doit prendre le train pour Kiev, nous prenons une dernière bière puis je le laisse. Demain matin, ce sera mon tour de quitter Lviv et l'Ukraine pour rejoindre la Pologne...
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Promis, je vous ferai pas languir pour la suite en Pologne, ce sera probablement demain matin !
oct 02
Finalement, après 2 semaines en Ouzbékistan, me voilà rentré en France. Tout va bien, ne vous inquiétez pas  smile
sept 23
Un petit message rapide pour vous dire que je suis bien arrive en Ouzbekistan. Pour les fans qui veulent me joindre ou m'envoyer un SMS voici mon numero de portable  wink2

+998 94 69 20 126

sept 07
Me voilà monté dans le train pour Almaty, la plus grande ville du Kazakhstan qui était aussi la capitale avant que le président, Nazarbayev, décide de la déplacer à Astana en 1997. C'est aussi ma dernière étape en Asie centrale, car il va être temps pour moi de regagner l'Europe pour assister au mariage de mon frangin en Pologne.

Cette fois-ci, j'ai pris la 2ème classe (et pas la 3ème comme mon précédent voyage) pour un peu plus de confort. En fait, ce sont des compartiments de 4 personnes avec une porte et je me retrouve avec un couple et leur enfant. Après quelques minutes, le temps de faire mon lit, ils me convient à partager leur nourriture et cela permet de faire connaissance (en russe bien sûr). La conversation est pas aisée mais on finit toujours par se comprendre et coup de bol, la femme parle un peu d'anglais mais n'ose pas trop. Après quelques heures, on sait ce que chacun fait, et la petite fille joue avec moi et me lit sa BD en russe  smile Pour le repas du soir, je descends du train à une gare comme d'habitude et part en quête d'une mémé qui me vendra des mantis. Y'a pas à chercher loin, il y en a tout le long du quai en fait. J'en prends pour tous les 4 avec une bouteille d'or. De leur côté, la famille a ramené du poulet, du pain, et nous partageons tout cela gaiement. Les voyages en train, ca a quand même quelque chose de cool! Le trajet durera seulement une vingtaine d'heures, le soir, je profiterai d'un magnifique coucher de soleil pour prendre quelques photos et rêvasser à la fenêtre grande ouverte du train. Il fait frais, c'est beau, les cheveux au vent, je profite de cette liberté avec insouciance, c'est beau la vie, non ? En tout cas, j'adore  smile

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Puis on arrive à Almaty plus ou moins à l'heure, je crois. De toute façon, j'en sais rien, j'ai pas de montre et je m'en fout. Il faut que je gagne le centre ville car le train ne s'arrête pas à la gare centrale, ca aurait été trop facile... J'évite les chauffeurs de taxi comme la peste et cherche un bus pour y aller mais la tache se révèle plus difficile que prévu mais finalement, un chauffeur de taxi m'aide à trouver le bus et va enfin améliorer ma vision très négative sur eux! Une fois, dans le centre, direction l'hôtel le moins cher du Lonely Planet. C'est une partie d'une résidence universitaire qui est loué aux voyageurs. C'est pas le grand luxe, ce sont des chambres de 4 lits plutôt grises et tristes et les salles de bain communes sont tout au bout du couloir, mais pas de douche... Puis, je pars faire une visite de la ville qui finalement se révèle plus surprenante que ce que je m'y attendais, mais plutôt du mauvais côté. C'est en fait, une ville moderne européenne sans charme. Fini les Ladas, les rues défoncées, les trottoirs en terre... J'erre dans les rues, prends quelques photos mais y'a pas grand chose d'intéressant à part la splendide cathédrale colorée.
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Durant ma balade, je tombe sur une situation qui m'a fait marré : 4 policiers qui s'arrêtent devant un stand de tir pour commenter. Ils sont bien restés là une dizaine de minutes  smile
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Le lendemain, je décide de quitter Almaty pour la journée et d'aller me balader dans les montagnes surplombant la ville. C'est en fait, le lieu de promenade des citadins et nous sommes dimanche, je me retrouve en fait en pleine cohue. Une fois, la haut, la vue est belle mais sans plus... Je retourne en ville un peu amer... Décidément, ce pays ne m'aura pas tellement plu, heureusement que je n'avais qu'une dizaine de jours à y passer.

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Le dernier jour avant de prendre un vol pour Kiev (Ukraine), je croise 2 français paumés, le nez dans le Lonely Planet. Ils cherchent le même hôtel que moi, je les guide. Sur le chemin, nous faisons connaissance, ils sont cousins, la fille s'appelle Élodie et lui Samir puis je leur fais visiter la ville toute la journée puis finalement on se sépare : ils vont à l'office de tourisme pour réserver une randonnée clé en main, tandis que moi, je retourne à l'hôtel chercher mon sac avant de rejoindre l'aéroport. En fait, mon avion est le lendemain matin à 7 heures, j'ai choisi l'option de squatter l'aéroport la nuit car il n'y a pas de bus à cette heure-ci... Il est 21 heures quand je débarque dans le terminal sous une pluie battante. Chaque siège est séparé par un accoudoir, impossible de s'étaler sur plusieurs sièges, j'essaie de faire une sorte d'oreiller avec mon sac et m'affale tant bien que mal. La nuit sera longue, je dormirai quelques heures, réveillé régulièrement par les passages des voyageurs qui vont et viennent puis finalement, 5 heures du mat', je procède au checkin assez crevé... Heureusement, ils me font pas chier à la douane, la fatigue n'aurait pas aidé pas pour négocier! Ahlala, c'est pas toujours drôle la vie de baroudeur...  smile

sept 01
Après un mois de silence radio pour cause de vacances, me voilà de retour! J'en profite pour rattraper mon retard avant de repartir en Ouzbekistan dans une semaine ou deux.

Dans mon article précédent, je venais de monter dans le train de justesse. Tout dégoulinant de sueur, je me rends compte que je dois traverser une dizaine de wagons pour rejoindre ma place. Cela me prendra pas mal de temps, le train étant bondé, et l'allée pas très large, je passe tout juste avec mon sac à dos. Cette traversée me permet un premier contact avec la faune locale. Les gens me regardent passer comme si j'étais un extra-terrestre mais personne ne m'abordera finalement. Il fait super chaud dans le train, une chaleur moite, tous les hommes et enfants comatent torses nus, shorts et tongs.

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Des familles mangent de leur coté, et des vendeurs ambulants défilent et proposent de tout : à boire bien sûr, mais aussi des trucs à manger, des vêtements, des jouets pour les enfants, etc. A ma place, je fais comme tout le monde, je fais tomber la chemise et m'installe sur le lit. Autant se mettre à l'aise, un voyage de plus de 50 heures m'attend. A chaque gare, les gens descendent du train car il y a toujours tout un tas de personnes qui vend à manger (généralement chaud). J'y achète des mantis (sorte de ravioles fourrés avec de la viande et des légumes). C'est plutôt bon d'ailleurs (et pas chers)!
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Le paysage à la fenêtre est assez monotone, de la steppe, de la steppe et encore de la steppe! De temps en temps, on y voit quelques chameaux en liberté, mais ca s'arrête là...
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Au bout de 50 heures dans son jus, ça fait vraiment du bien d'arriver à destination : Turkestan, il s'agit d'une ville au milieu du Kazakhstan réputée pour son mausolée, ce qui en fait un lieu de pélerinage très important en Asie centrale. A peine descendu du train, un chauffeur me propose ses services. Je suis fatigué, la journée s'échève, j'ai pas envie de marcher les 5 kms qui me séparent du centre ville, alors je négocie et accepte la proposition. Arrivé à l'hotel, je prends une chambre. Je demande pour la douche, le parton me dit qu'il y a un petit problème mais que ce sera bon demain. Je suis plus à une nuit près, je peux attendre encore un peu ça ne changera pas grand chose à mon état. Après un petit tour en ville de nuit, je rentre à l'hotel me coucher.

Le lendemain matin, je vais voir le patron pour la douche qui, tout gêné, me dit qu'il n'y a pas d'eau.... et me montre une cinquantaine de bouteilles de coca, sprite remplie d'eau. Ok, j'ai compris  no De toute façon, il faut vraiment que je me lave maintenant. Finalement, même si ce n'est pas très pratique, que l'eau est froide, et ben ça m'a fait vachement de bien de retrouver un semblant de propreté!  smile Je vais pouvoir visiter le mausolée maintenant, le seul intérêt touristique de cette ville. C'est vrai que le monument est assez impressionnant et plutôt joli!

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Je passe ensuite l'après-midi en ville avec un marginal plutôt alcoolique qui me tiendra compagnie. On a vu mieux, mais j'ai pas vraiment réussi à m'en défaire. Au début, il paraissait assez sympa, mais il est devenu vite lourd en fait... La seule solution a été de rentrer à l'hôtel mais au moment de se quitter, il a essayé de me taxer de l'argent de façon agressive. Je lui réponds non de manière calme mais il s'énerve. Un ton ferme et un regarde dur lui a fait comprendre de manière claire ma réponse.
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Le temps de faire mon sac, et je prenais une marshutka pour la gare avec l'aide du patron de l'hôtel qui a été bien cool! J'arrive avec plus d'une heure d'avance (chat échaudé craind l'eau froide) mais finalement, je suis maintenant dans le même fuseau horaire que la capitale, donc pas de décalage...
août 01
Après ces quelques jours passés ensemble sur le bateau, toute la troupe décide de se poser au même endroit le soir. Mais pour le moment, la mission est de récupérer les véhicules qui sont encore sur le bateau. Les américains avec leurs vélos ont pû les récupérer assez vite par contre, les véhicules motorisés c'est une autre histoire... On va les attendre tout l'après-midi de 14 heures à 21 heures... On les verra passer de temps en temps, des papiers dans les mains avec des tampons partout, en fait, ils vont d'un bureau à l'autre et doivent collecter les tampons dans un ordre bien précis et pour ovbtenir le tampon, il faut de temps en temps payer! Et si il y a une erreur, c'est la cata... Leur mission est d'obtenir le tampon rouge final qui permet l'ouverture de la barrière. Il fait chaud, les heures passant, les erfs sont mis à rude épreuve... mais tout le monde récupère enfin son véhicule en début de soirée.
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On charge les vélos des américains sur le Land Rover des anglais et on s'entasse tous dedans (les américains et moi). Le convoi peut enfin commencer!  smile Les gens sont surpris de voir débouler un convoi aussi hétéroclyte : un Land Rover, une Traction, une Acadiane et une moto au milieu de tout ça!  smile Les gens klaxonnent, nous saluent, nous prennent en photo, c'est du pur délire!
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Après avoir changé de l'argent et fait les courses en prévision de ce soir, nous cherchons un endroit où nous poser. Finalement un gars en moto nous rejoint et après discussion, il nous trouve un endroit impeccable, en effet, il a un copain qui dirige le club nautique de la ville et on peut s'y installer sans problème. Cool  smile Les tentes sont dépliées sur les voitures ou dans le sable. Eva et moi choisissons de dormir directement sur la plage. Puis, vient l'apéro et le repas, on passera vraiment une excellente soirée tous ensemble!
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Le lendemain, l'équipe en vieilles voitures doit reprendre la route pour tenir les délais en particulier pour les visas et nous les laissons partir en début de matinée. Pour préparer la suite, nous faisons un tour et les maéricains et moi réservons un billet de train pour des destinations différentes. Mon visa est encore valable une dizaine de jours et je dois encore traverser le pays! L'après-midi, nous le passerons à glander et à nous baigner tant il fait chaud!
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Puis le lendemain, nos routes se séparent. Jenny et Oly, les anglais me conduisent à la gare et nous arrivons 1 heure quinze avant le départ du train. Je leur paie à manger et boire et ils s'en vont. De retour dans la gare, il me reste encore 1 heure à attendre, je vois un train ayant pour destination, Akobe, la ville que je vise. Je demande si c'est mon train et les gens me font signe que oui et de courir! Je monte dans le train, les portes se referment et le train se met en branle. Après réflexion, les horaires de train sont ceux de la capitale (qui a un décalage d'une heure par rapport à ici)... Grrr, satané pays avec plusieurs fuseaux horaires (c'est comme en Russie)!
Je vais bientôt repartir, je vais essayer de finir de mettre à jour avant, mais c'est pas gagné....raaaah!
juil 30
Arrivé sur le bateau, je récupère la clé de ma cabine qui en fait est pas trop mal, je suis seul dedans, y'a une salle de bain avec toilettes et douche! Je pose mon sac et je décide de monter sur le pont faire quelques photos en attendant que le bateau parte. Après un quart d'heure, je suis rejoint par une jolie jeune femme. Elle se présente Eva, photographe russe et fait un reportage photo sur 3 français qui voyagent en Traction et Acadiane. Leur trajet commence en France et ils traversent l'Asie centrale et rentre au bercail en 5 - 6 mois. Puis d'autres voyageurs se présentent sur le pont, après une demi-heure, nous sommes un petit groupe :
  • les 3 français et la russe qui roulent en Citroën
  • un couple d'américains qui voyagent en vélo
  • un couple d'anglais en Land Rover
  • un anglais avec sa moto
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Les camions sont chargés sur le bateau les uns après les autres puis en fin de soirée, le ferry lève enfin l'ancre! L'aventure peut commencer! Yeahoo  smile
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Après même pas une heure de navigation, le bateau s'arrête et pose l'ancre. Nous voyons encore la côte. Bizarre... Après un repas pris ensemble, je discute avec un des gars qui voyage en Acadiane. Il a la soixantaine et bosse a son compte dans l'humanitaire. C'est un ancien taulard où il y a passé plus de la moitié de sa vie pour des affaires de vols et braquages... puis nous nous séparons et je rejoins Eva où nous discutons un peu et nous allons nous coucher chacun dans notre cabine.

Le matin, le bateau n'a pas bougé. Les dernières nouvelles sont qu'une tempête violente a lieu en mer et nous restons sur la côte en attedant. Aucune estimation n'est donnée, les tempêtes ici peuvent durer de quelques heures à une semaine. Aaargh, mon visa pour le Kazakhstan est juste, juste, il me reste une dizaine de jours. Nous passons la journée à discuter, jouer et à affronter le vent sur le pont.

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Le soir, je fais un tour avec Eva sur le pont quand nous passons près de la cabine de pilotage et le matelot de garde nous fait signe d'entrer. Évidemment, beaucoup de boutons, de leviers et manettes...
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Le lendemain matin, le soleil est là mais nous ne bougeons toujours pas... en tous cas, ça nous permettra de faire bronzette sur le pont  smile Le soir, plutôt que de manger au restaurant du bateau, nous décidons de descendre aux voitures et de collecter la nourriture dispo de chacun et de faire un repas avec tout ça! Coup de chance, dans le couple américain qui voyage en pédalant, le gars est cuistot et nous prépare un bon petit plat! Hmmm  tongue Maintenant, on se connait tous bien, les voyageurs. Sur le bateau, les autres personnes sont majoritairement des routiers turcs qui restent entre eux boire du thé ou de la bière entre eux.
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Journée suivante, le vent s'est bien calmée mais on attendra la fin de l'après-midi pour enfin partir! Coooool! On apprendra aussi que les autorités sont maintenant très prudentes en cas de tempête car le même type de bateau aurait coulé en 2003 lors d'une tempête et il n'y avait eu aucun rescapé. Glurp! Il faut compter 18 heures pour rallier Aktau, au Kazakhstan à partir de Baku. Ca nous fera une arrivée vers 13 heures le lendemain. Pas grand chose de nouveau, jusqu'à notre arrivée au port. Seul souci, c'est que c'est un port militaire et donc, il y a d'abord un contrôle de l'armée à bord du bateau puis nous sommes transférés par bus dans la zone de douane. Bonne nouvelle, mon visa pour le Kazakhstan est toujours valable! Ouf!
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A suivre, mes premiers pas au Kazakhstan avec le passage à la douane puis la parade dans Aktau!
juil 26
Même pas eu le temps de prononcer le nom complet de ce pays que je repartais déjà! En effet, je suis resté à peine une dizaine d'heures mais en voici le résumé quand même  smile

Il est temps pour moi de dire au revoir à tout le monde en Géorgie et quelques heures avant de prendre mon train, je montre à Jacob comment faire un réchaud à partir d'une cannette de Coca (P3RS du forum RL pour les connaisseurs). En tous cas, ce bricolage aura fait quelques émules en Géorgie  wink2 Dans le train pour Baku, capitale de l'Azerbaïdjan, je suis avec une femme dans le compartiment mais le reste du train semble plutôt désert. Difficile de communiquer, elle ne parle que georgien mais nous partageons les sandwiches et la bière. Après une heure de voyage, arrivée à la douane. Aucun problème coté georgien, j'avais pris la précaution d'enlever le visa de l'Abkhazie, sous peine d'avoir un interrogatoire pénible... Puis, nous passons coté azeri. Je savais que mon visa arménien poserait problème, les douaniers ne parlant pas anglais cherchent dans le train quelqu'un qui peut faire la traduction. On me pose quelques questions, mon passeport est probablement vérifié sous toutes les coutures, on me le rendra très tard par rapport aux autres personnes. Voila comment bloquer un train une heure et quelques, désolé  no Finalement, je récupère mon passeport et le train repart. Le matin en me réveillant, je constate que l'on traverse des champs de pétrole dans le désert durant des kilomètres avant d'arriver à Baku vers 8 heures.

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Je pose mon sac dans l'auberge de jeunesse ou la plupart des voyageurs s'arrêtent. Le gars me demande de payer 3 nuits d'avance mais je le préviens qu'il devra me rembourser si je quitte les lieux plus tôt pour prendre le ferry pour le Kazakhstan. En effet, beaucoup de voyageurs échouent à Baku et attendent le bateau qui traverse la mer Caspienne pour rejoindre le Turkménistan ou le Kazakhstan. Ce passage est assez mythique, car le ferry est destiné au transport des semi-remorques mais acceptent aussi quelques voyageurs. Le seul souci, c'est que personne ne sait quand il part. La consigne est que le bateau part quand il est plein, alors il faut revenir tous les jours s'enquérir de la situation. Cela fait un ferry qui traverse la mer toutes les 2 ou 3 semaines, donc avec le visa, c'est une question de chance auquel cas, il reste l'avion... Je discute avec un couple d'anglais dans l'auberge qui me dit que le ferry devrait partir dans les prochains jours aux dernières nouvelles. Je pars faire une visite de la ville qui est peu intéressante à vrai dire. La vieille ville a été complètement refaite et fait décor carton pâte... Le reste de la ville est en construction et les grosses 4x4 de luxe brillent dans les rues.
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De retour a l'auberge de jeunesse en début d'après_midi, le gérant me dit que les anglais sont repassés et que le ferry devrait partir très bientôt. Je file à l'embarcadère où je retrouve un petit paquet de routards. Je paie mon billet et doit retourner dare-dare à l'auberge récupérer mon sac. Le bateau devrait partir dans les heures qui viennent. Je récupère une partie de mon argent et négocie un taxi pour rallier au plus vite le bateau. Une longue file de camions turcs attendent le passage aux douanes. Je prends la file réservée aux piétons. Après avoir passé plus bureaux de douaniers, le dernier douanier, celui qui doit me tamponner mon passeport pour la sortie, voit mon visa pour l'Arménie et commence à s'énerver et à me poser un tas de questions sur le Karabagh. Je n'y suis pas allé mais si c'était le cas, il faudrait nier sinon, c'est un tour par la case prison pour entrée illégale en Azerbaïdjan. Finalement, après quelques "Armenia, terrorists!", il me tamponne mon passeport  smile Il est temps pour moi de dire au revoir à l'Azerbaïdjan et de monter sur le ferry pour de nouvelles aventures...
Me voilà rentré en France pour un petit break, je vais tâcher de compléter mon blog...
juil 15

De retour de Borjomi, j'ai maintenant fait le tour des lieux interessants de Georgie, il est peut etre temps pour moi de partir. Mais je me souviens d'une discussion avec Jacob quelques jours auparavant autour du feu de camp dans le parc de Lagodekhi : il a deja ete en Abkhazie et pense y retourner. L'Abkhazie, nom intrigant mais surtout un lieu qui l'est. En effet, cette region georgienne s'est autoproclamee independant et a ete reconnu par la Russie et le Nicaragua pendant la guerre entre la Georgie et la Russie. Seulement, ce n'est pas evident pour y aller, en particulier le visa et le passage de la frontiere et d'apres les rumeurs, c'est assez dangereux... Mais Jacob avait trouve ce lieu vraiment bien et compte y retourner car une reunion doit se tenir aux Nations Unies pour discuter un peu de cet endroit...

Annelie souhaite aussi se joindre a nous, on se donne donc rendez-vous chez elle un lundi soir pour discuter de tout ca. Apres quelques verres de bieres, on decide d'y aller le jeudi prochain car Annelie finit mercredi soir. Le plan est assez simple dans la mesure ou on est tous dans le meme etat d'esprit a savoir se laisser guider par les evenements. On fonce donc le soir meme dans un cybercafe pour faire les demandes de visa (et oui, comme y'a pas d'ambassade d'Abkhazie, ils ont un site internet). Mercredi matin, on fait l'etat des lieux, seule Annelie a recu la lettre de confirmation qu'elle peut passer la frontiere. La pression monte, mais Jacob et moi sommes d'un naturel confiant. Mercredi soir, le train pour Zugdidi, la derniere ville georgienne avant l'Abkhazie, est a 21h30. Annelie qui bosse doit nous rejoindre a la gare vers 21h15. Jacob et moi etant au resto avec d'autres expatries, nous ne faisons pas gaffe a l'heure et finalement decollons du resto a 21 heures. On prend un taxi : arrivee a la gare 21h15. Pendant que je cours acheter les billets (bah oui, on a pas les billets encore...), il fonce acheter des bieres. 21h25, tout le monde a rempli sa mission, nous montons dans le train serein, enfin presque! Toujours pas de lettre de confirmation pour Jacob et moi... Le voyage en train se passe bien, sauf que le controleur nous dit que le train s'arrete avant Zugdidi et qu'on doit prendre un bus...

Il est 6h00 du mat', nous errons dans les rues de Zugdidi a la recherche d'un cybercafe voir si on a recu nos lettres... 9h00, le cybercafe ouvre mais toujours rien... on decide d'appeler le ministere des affaires etrangeres d'Abkhazie pour voir ce qu'ils bricolent. Heureusement, ils parlent bien anglais, apres 20 minutes de discussion, ils nous annoncent qu'ils ont change les regles et qu'ils envoient plus de lettre, qu'on peut se presenter a la frontiere! Cool  smile On fonce dans un taxi, negocie le prix pour aller a la frontiere et zou! Checkpoint georgien, ils controlent les passeports, recopient nos infos sur 5 formulaires differents posent un tas de questions sur les raisons d'aller la bas et c'est bon. Apres 500m de marche, on passe les bunkers georgiens et traversont le pont qui franchit la riviere qui fait la frontiere. De l'autre cote du pont, les chars russes sont la, des barrieres en beton puis finalement on arrive a la frontiere abkaze. C'est vite vu, apres 5 minutes, Annelie a le feu vert pour passer et nous, c'est simple : pas de lettre, on rentre pas. 30 minutes de discussion, c'est toujours niet. Dans ces moments, il faut rester calme. On appelle le ministere des affaires etrangeres et on lui passe le douanier. Le gars, nous fait signe de nous assoir. On attend 1 heure, des douaniers passent, des gentils, des cons, des comprehensifs, des qui-nous-ignorent... On est toujours sur notre banc, le soleil tape. Pendant ce temps, on voit des jeeps des Nations Unies qui passent regulierement dans un sens ou l'autre. Le chef revient et nous dit qu'il attend un coup de fil. On rappelle le ministere, toujours le meme cirque. Il est midi passe, ca va faire 3 heures qu'on attend au soleil quand finalement, il revient avec nos passeports et nous fait, c'est bon! Yeeeehoo!  smile Abkhazia, nous voila!

Coup de chance, une marshrutka est la et nous amene a Gali, la ville apres la frontiere. La route est dans un etat lamentable, et nous voyons des maisons detruites un peu partout : le resultat de la guerre avec la Georgie en 1992. Durant le trajet, Jacob recoit un SMS : Vous allez bien? des bombes ont explosees cette nuit a Zugdidi. En fait, si notre train s'est arrete avant, c'est qu'une bombe a explose sur un train de fret quelques heures avant nous, et il y avait une bombe dans la gare. D'apres le gouvernement georgien, ca serait les separatistes abkhazes. Oulala, ca commence bien!

On nous depose dans le centre, et nous voulons rejoindre Sukhumi, la capitale mais plus de marshrutka, le seul moyen est le taxi... On decide de faire du stop et apres 10 minutes, un gars s'arrete et nous prend dans sa voiture.

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Vehicule blinde de l'ONU, batiment detruit, ambiance bizarre pour faire du stop

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Batiment detruit durant la guerre avec la Georgie en 1992, mais le cadre reste idyllique

En cours de route, le gars s'arrete nous acheter a boire et nous amene a destination et en plus, il nous depose devant le ministere des affaires etrangeres. Oui, on doit encore passer ici pour payer et recuperer notre visa... Apres un aller-retour a la banque pour payer, nous avons enfin le papier! On peut enfin se prendre une biere et profiter de la mer! Nous trouvons une petite pension pour la nuit et nous passons la fin de journee a nous balader dans Sukhumi et sur le front de mer. La ville est tres agreable, avec des palmiers un peu partout meme si on peut encore voir les restes de la guerre...
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Le lendemain matin, nous partons vers Gagra a une centaine de kilometres au nord. Nous trouvons facilement une maison pour dormir, il y a un grand nombre de touristes (russes bien sur) qui viennent ici car le temps y est toujours agreable et les plages sont tres bien. Nous nous delassons l'apres-midi sur la plage et pour nous baigner, l'eau y etant a bonne temperature.
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Baltika 5, biere russe et sur le mur au fond est ecrit > Bieres, Blinis

Le soir, nous nous baladons en ville mais peu d'animation, pourtant nous y etions chauds pour aller dans une discotheque gouter a la musique russe! Dommage...
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Danse devant la discotheque fermee...

Le matin, nous discutons de nos differents plans : Jacob reste ici car la reunion des Nations Unies a ete decalee et Annelie doit rentrer sur Tbilissi car elle bosse. N'ayant rien de plus a faire ici, je rentre avec elle. Nous faisons du stop pour retourner en Georgie, soit un peu plus de 200 kilometres pour atteindre la frontiere. On a quasiment jamais a attendre et les conducteurs a chaque fois nous offrent a boire ou des glaces! Cool  smile En cours de route, alors que nous marchons sur le bord de la route, nous voyons un troupeau de buffles.
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Puis avant d'arriver a Gali, la derniere ville avant la Georgie, nous sommes pris par 3 gars. Au debut, ils font un peu louches et finalement sont bien sympas. Arrives a Gali, ils nous paient un resto et nous proposent de nous emmener jusqu'a la frontiere. Ils nous disent aussi que si on a un probleme pour passer la frontiere, on peut les appeler, ils connaissent un moyen de rentrer en Georgie...  smile
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La station service de Gali

Finalement, aucun probleme pour passer la frontiere abkhaze. On passe a cote des chars russes, avec les soldats russes torses nus et les kalachnikovs a cote d'eux qui sifflent Annelie. Puis la traversee du pont, et retour du cote georgiens ou les douaniers nous regardent d'un oeil suspicieux. Apres 30 minutes d'interrogatoire, nous sommes libres! Retour en train a Tbilissi avec une arrivee a 7 heures du mat'. Pfiouu, quelle aventure!
Z'etes encore la? C'etait long comme article, mais bon, c'etait une sacree aventure, ca le valait bien, non? Pour un autre pays qui n'existe pas, il y a aussi la Transnistrie, coincee entre la Moldavie et l'Ukraine - fleche http://www.en-voyage.info/Recit/Entre_pays_slaves_et_latins-3#latransnistrielepaysquinexistepas
juil 12
A peine arrives a Tbilissi, je rallume mon telephone portable que je recois un SMS d'Annelie qui me propose de partir les 2 jours qui viennent. Rendez-vous dans un bar pour discuter de la destination! Apres avoir raconte mes derniers jours a crapahuter dans le parc de Lagodekhi, elle est tentee pour de la rando et nous nous decidons pour le parc national de Borjomi, un des plus garnds d'Europe, situe a 3 heures de Tbilissi.

Le matin, nous nous retrouvons a la gare de bus pour prendre une marshrutka. Apres quelques heures de route, nous arrivons a destination vers midi. Pour randonner dans ce parc, il faut tout d'abord se faire enregistrer gratuitement dans le centre des gardes forestiers et aussi payer par avance les nuits que l'on va passer dans le parc (7 laris par nuit pour une tente ou 10 laris par personne par nuit dans un refuge). Nous prenons la solution de la tente, la plus economique  smile Nous faisons quelques courses dans un petit magasin avant de nous aventurer dans le parc puis nous commencons la rando vers 14 heures. A peine 20 minutes de marche, le temps tourne a l'orage et une grosse pluie s'abat  no Cela finit par se calmer et nous continuons notre marche avec les kways puis cela cesse apres une heure et nous pouvons enfin apprecier la randonnee et les paysages!

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Nous arrivons au refuge en fin de journee et nous filons a la source pour faire le plein d'eau et se laver par la meme occasion. Le temps etait toujours incertain, nous decidons de dormir a l'interieur plutot que la tente. Et luxe supreme, un poele trone a l'entree du refuge. Il y aussi une dizaine de lits mais nous serons seuls cette nuit, la saison touristique n'etant pas encore commencee. Apres une bonne nuit a dormir pres du poele, nous sommes reveilles par le soleil. Cool  smile
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POur cette deuxieme et derniere journee de rando, nous revenons tranquillement par un autre chemin qui offre de nouvelles vues interessantes et cette fois-ci sans pluie!  smile
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A peine sortis du parc, nous croisons des gens preparant un barbecue, le gars nous interpelle et discutons (enfin Annelie) un peu puis le gars nous invite a venir manger. Sa femme prepare une grosse marmite de chakapuli (mouton, oignons, herbes, vin blanc et des prunes) et des chachliks. Puis les invites arrivent et tout le monde se met a manger et a boire. Soyez rassures, nous avons portes des toasts pour a peu pres tout le monde sur la terre  smile Mais l'heure tournant, Annelie travaillant le lendemain, nous devons rentrer a Tbilissi. Le gars avant de partir m'offre en cadeau son couteau georgien et voulant le remercier, je lui donne mon couteau francais, mon doukdouk. Mais il refuse, signifiant que c'est un cadeau qu'il fait et non pas un echange. J'insiste mais rien n'y fait. Nous quittons tout ce petit monde et marchons vers la route principale. Il n'y a plus de marshrutka a cette heure, donc nous tentons le stop. A peine 2 minutes d'attente que la premiere voiture s'arrete et nous prend. Mais apres 15 minutes, nous decidons de descendre, car le gars semble bourre et conduit extremement vite. Etant dans une grosse ville, nous trouvons une marshrutka sans peine et rentrons a Tbilissi sans encombre.
juil 09
Le lendemain du festival, nous nous faisons reveiller par le soleil. Le temps de ranger les tentes et le barda, et nous voila parti en quete d'une marshrutka pour rejoindre Telavi, la ville la plus proche. Finalement, comme on est 6, ca revient moins cher de prendre un taxi. On s'entasse dans une vielle Volga, on met les sacs sur le toit et c'est parti!
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Valerie, Jacob, Petra et moi

Ben et Dan doivent rentrer sur Tbilissi, et nous nous retrouvons finalement a 4 a partir dans la reserve naturelle de Lagodekhi : Valerie, francaise, Petra, hongroise et Jacob un americain. Apres quelques heures de route et chemin, nous arrivons a destination, a quelques kilometres de la frontiere russe et de l'Azerbaidjan. Apres quelques courses dans le village, nous partons randonner dans la reserve avant de poser notre tente dans un coin qui nous plait : assez plat, pas loin de la riviere et du bois pour faire un feu. La soiree se passera autour du feu avec des legumes grilles et du vin georgien.
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A la recherche d'un coin ou poser la tente

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Hmm, un bon feu de camp

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Toilette du matin dans la riviere, ca reveille!

Le lendemain matin, nous avons decide de faire la randonnee qui mene aux cascades mais comme nous prevoyons de dormir a la meme place le soir, nous demontons la tente et camouflons les sacs. La balade est plutot agreable dans la foret qui ressemble plutot a une jungle tellement la vegetation est abondante!
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Pause casse-croute

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La cascade!

Valerie qui a des lecons de russe le lendemain doit rentrer sur Tbilissi. Je reste me balader avec Petra et Jacob retourne au village avec Valerie et a pour mission de faire les courses par la meme occasion. On est donc plus que 3, mais on se marre, Jacob est vraiment un gars extra avec lequel je m'eclate bien! Il est journaliste et realise des reportages pour une radio americaine et quelques journaux. Il a aussi trouve un boulot en freelance qui lui prend une journee par mois et lui permet de voyager tranquillement! La soiree autour du feu a faire des chachliks (brochettes) est vraiment memorable, on s'est bien marre et regale!

Le lendemain, on decide d'aller voir une autre partie du parc, nous revenons au village et prenons un taxi pour nous amener a 500m de la frontiere avec l'Azerbaidjan  wink2 Apres 4 ou 5 heures a longer la frontiere, nous arrivons a notre but, une vieille fortresse plus ou moins en ruine qui surplombe la frontiere. Bien sur, etant dans une reserve, il est interdit de planter la tente en dehors des espaces reserves, mais c'est tentant, alors on le fait! Bon, maintenant faut pas se faire choper par les gardes forestiers et les douaniers! L'endroit est bien couvert dans la foret, en hauteur  smile Nous installons le camp juste a cote de l'eglise, la nuit avec les flammes du feu de camp qui dansent sur le mur, ca donne une ambiance assez terrifiante mais interessante!

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Traversee de riviere

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Dans la jungle

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Le feu et l'eglise derriere

Le lendemain, dernier jour de notre escapade, nous redescendons au village, s'arretons manger dans un restaurant. Nous commandons un repas et a boire : 1/2 litre de vin. Le plus marrant, c'est que le vin est servi dans une chope de biere, c'est assez surprenant a boire, mais apres un mois en Georgie, plus rien ne peut nous arreter!  smile Puis pour digerer, nous prenons une glace aupres d'un vendeur ambulant sur sa petite moto. Le retour vers Tbilissi se passera sans encombre, nous dormirons, surement un melange de fatigue et de vin...
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Chope de vin

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Vendeur de glaces

juil 02
Nous voila donc parti pour le festival, on se retrouve a une dizaine dans une maison d'hotes. Dans la maison d'a cote a lieu un anniversaire et nous sommes invites par le gars qui fete ses 17 ans, l'hospitalite georgienne est toujours la! C'etait sympa, on y est reste une heure ou deux.
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A peine sortis de la fete, un gars avec une Lada se gare sur le cote et sort du pain, du vin, de la biere sur le capot et nous invite tous! Le gars a un cheval qui court demain et il fete ca. Les gens qui passent, s'arretent et viennent boire aussi. Il nous fait monter sur son cheval, l'occasion de prendre quelques photos. La situation est assez surrealiste mais l'ambiance est vraiment bonne et c'est l'occasion de mieux faire connaissance avec les autres personnes.
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Le lendemain matin a lieu les festivites. Il y a de tout, stands de cuisine ou on peut voir comment sont preparees les specialites georgiennes, un stand ou est distillee la chacha qu'on peut bien sur gouter a la sortie de l'alambic. Mais il y aussi des danses fokloriques, un concours de lutte le matin.
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Et l'apres-midi a lieu la course de cheval. La course est en fait assez particuliere est appelee Doghi. Elle commemore la mort de Zezva Gaprindauli, chef dans la bataille contre les perses en 1659. Pour le remercier, le roi lui donna cette region.
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Et comme on est en Georgie, ca se finit en supra, les grands repas ou la nourriture est en abondance. En fait, on est invite de table en table!
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Vers 19 heures, les lieux se desertent, chacun rentre chez soit. Le groupe se separe en deux, certains doivent rentrer a Tbilissi et les autres ont prevu d'aller randonner les jours suivants dans un coin pas trop loin d'ici. Je fais bien sur parti de ceux qui restent  smile La premiere mission consiste a trouver un champ pas trop loin pour poser nos tentes avant que la nuit tombe. Apres avoir marche quelques kilometres sur la route, nous bifurquons vers un petit chemin. 30 secondes apres, un bruit de freins et deux voitures se percutent juste au croisement. Le choc est violent! Jacob, un americain et moi jetons nos sacs et courons sur les lieux aider les personnes a sortir des voitures. Dans ses pays, la ceinture de securite est bien sur superflue, une nana a heurte le parebrise et saigne de la tete mais elle est consciente. Nous aidons a faire sortir un gars coince a l'arriere de la voiture. La police est sur les lieux quelques minutes apres, la situation commence a devenir tendue, nous preferons partir dans la mesure ou nous n'avons plus rien a faire. Un kilometre plus loin, nous trouvons un champ ou nous posons nos tentes et rejoignons Morphee assez rapidement.
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juil 02
Finalement, je me suis resigne a ne pas prendre l'avion pour l'Azerbaidjan mais de suivre le long protocole de la lettre d'invitation. Eh oui, ca va faire quelques mois que je voyage par la terre uniquement, je n'allais pas prendre l'avion pour une bete histoire de visa!  smile Cette lettre m'a coute 754 et il faut attendre environ une semaine pour obtenir l'autorisation du ministere des affaires etrangers d'Azerbaidjan a Baku.

Cette semaine passee a Tbilissi a ete vraiment riche en rencontres. J'ai retrouve Uri l'israelien avec qui on avait fait quelques randos avec Jose a Ushguli, le village le plus haut d'Europe.

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Par l'intermediaire du site couchsurfing.com, Petra, une hongroise m'a contacte et on a passe pas mal de temps ensemble a visiter la ville et quelques soirees aussi. Elle est hebergee par Dan, un americain qui travaille pour une ONG, un gars vraiment interessant!
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Petra et Natalie, georgienne

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Restaurant avec Petra, Uri l'israelien et Dan

Ca aussi ete l'occasion de se rendre un peu utile. Annelie qui bosse dans une ONG, s'occupe d'enfants orphelins et elle me propose de l'aider a organiser une petite fete pour l'inauguration d'un parc de jeux dans un centre de refugies. Je fais la connaissance de Sebatian, un allemand qui bosse aussi avec elle. Dans un premier temps, on est parti tous ensemble au bazar acheter fruits, ballons, boissons, etc. Puis vient la preparation des tables et la decoration du lieu. Tout etait pret dehors dans le parc mais manque de bol, un orage arrive et nous devons migrer en permanence dans la salle de classe. EN tous cas, c'etait bien sympa  wink2
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Quelques jours plus tard, en allant aider Annelie dans un autre centre, je rencontre Jano dans le bus. Il parle bien anglais et va chez ses grand-parents. Tout content de me rencontrer, il m'invite chez lui a manger et boire. En Georgie, a 13 ans, on trinque au vin bien sur  wink2
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Enfin cette semaine a Tbilissi a ete l'occasion d'explorer a fond cette ville que j'adore! Voici quelques photos prises durant cette semaine.
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L'immeuble ou je suis heberge

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Posture classique quand on roule en Lada!

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Si si, elle roule bien!

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Finalement, a la fin de la semaine, j'ai eu ma lettre d'invitation et le visa a ete vite fait a l'ambassade d'Azerbaidjan aprea voir paye 60 euros bien sur... Tout etait donc pret pour que je quitte enfin la Georgie quand je recois un coup de fil de Petra qui me propose de se joindre a elle, Dan et une dizaine d'autres personnes a aller a un festival folklorique et une course de chevaux dans les montagnes. Ca va faire un mois que je suis en Georgie et c'est pas fini!  wink2
Juin 27
A peine arrive de Vardzia avec Annelie, on apprend qu'il y a un festival a Tbilissi le soir meme et ce durant tout le weekend (on est samedi). On retrouve un groupe d'amis a elle qui sont en majeure partie des expats travaillant pour differentes ONG suite a la guerre l'ete dernier avec la Russie. C'etait vraiment sympa, et on a retrouve Uri l'israelien avec qui j'etais alle a Ushguli.

Durant ce festival, je rencontre Emanuel, prof d'allemand a Tbilissi pour un an et il heberge des voyageurs gratuitement chez lui via un site appele couchsurfing.com. Le principe du site est de proposer des hebergements partout dans le monde gratuitement au voyageur. Pour plus de details, voici la page wikipedia.

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Juin 27
De retour d'Ushguli, on avait pris la decision avec Jose de prendre un vol dans les jours qui viennent pour Baku en Azerbaidjan vu que la lettre d'invitation etait chere et long a avoir. Puis en lisant le guide, une place en Georgie nous a attire et nous avons decide le lendemain d'annuler le vol et partir a l'exploration de ce lieu : Vardzia. Il s'agit d'une cite troglodyte ou plutot un monastere qui etait a l'origine peuple de 2000 moines jusqu'a la destruction partielle par un tremblement de terre. La vie etant bien faite, le matin de partir, Jose croise dans l'auberge de jeunesse un gars qui etait a Vardzia quelques jours avant et connait une adresse sympa pour dormir!

Apres 5 ou 6 heures de route (plus ou moins bonne) de marshrutka, nous arrivons a destination. L'endroit ou nous dormons est rustique mais bien sympa, il s'agit d'une petite maison (sans eau courante) avec une etable et quelques animaux. Elle est tenue par un couple age plutot sympa meme si pour communiquer on a un peu de mal (vu que notre russe est tres tres limite). Apres un bon repas simple mais avec une table bien garnie en legumes, et bien arrose, nous allons nous coucher. La nuit est bien froide, les 2 couvertures ne sont pas de trop!

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Le matin, on commence la journee par le petit dejeuner! Enfin presque, ici on commence par boire un verre de chacha puis on peut commencer a manger. Je dois dire, au reveil, c'est violent et je recommencerai pas ca (enfin si, mais bon...). Encore quelques verres de chacha durant le repas et nous voila d'attaque pour la journee. Pour rejoindre la cite trglodyte, il y a une petite marche de 2 kilometres et ca sera pas de trop pour essayer de retrouver un esprit clair!
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Le monastere troglodyte est assez sympa, y'a aucun touriste, on peut se balader un peu partout. Il reste encore 5-6 moines qui vivent en permanence ici. Nous nous amusons avec Jose a tout explorer et nous trouvons un long tunnel (une centaine de metre) dans la roche qui relie une salle a l'etage a l'eglise. C'est vraiment bien fun de se balader la dedans.
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Nous rentrons pour le repas du midi, toujours aussi bon et toujours bien arrose mais cette fois-ci on tourne au vin, car la chacha ca tape vraiment trop. L'apres-midi, nous allons explorer un autre monastere pas tres loin mais qui etait reserve au femmes. Plutot impressionnant, il est perche dans la roche a une sacre hauteur. Au pied de la falaise, il y a pas mal de serpent dans l'herbe qui profitent du soleil, on a du en croiser 4 ou 5. Pour grimper la haut, c'est une succession de tunnels, d'echelles dans la roche, et chaque nouvelle epreuve apporte son lot de satisfaction pour les explorateurs en herbe que nous sommes (oui, oui, comme des gamins)  smile C'est parfois dangereux, il n'y a aucune protection car en fait tres peu de touristes savent qu'il existe.
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Le soir, encore un bon repas bien rustique et naturel, et des toasts a tout va encore! Le matin, on ne peut pas echapper a la chacha. Le retour vers Tbilisi en marshrutka a ete assez vite passe, on a dormi!

Arrives dans l'apres-midi a Tbilissi, Jose a pris son billet d'avion pour le lendemain matin et comme le soir meme, un important match de foot avait lieu en Espagne, il a prefere partir prendre un hotel (avec TV) a cote de l'aeroport. J'ai decide finalement de rester en Georgie, avec quelques points a eclaircir...

Le soir de mon retour, je retrouve Annelie qui apres mon recit sur Vardzia, aimerait y aller aussi et elle a les 3 prochains jours de libre. Allez, ce coin est bien chouette, on reprend la route pour Vardzia le lendemain matin. Mais atout appreciable, Annelie vivant en Georgie depuis 8 mois, elle parle georgien. On retourne chez le couple et on peut enfin discuter et comprendre tous les toasts a porter  smile
La premiere partie de mon voyage est presque finie et j'en suis encore a raconter la Georgie et il en reste des aventures a raconter sur ce magnifique pays!
Juin 09
Nous voici donc montes dans la marshrutka pour rejoindre Ushguli, connu pour etre le village habite le plus haut d'Europe. La marshrutka est en fait un minibus 4x4 russe typique dans la region car c'est rustique mais ca passe partout. On se retrouve donc : l'ukrainienne, le finlandais, l'allemand, l'Israelien Uri, l'espagnol Jose, moi ainsi que 3 georgiens et une femme avec son bebe... ah! et puis le chauffeur!  smile Apres un peu d'attente, on demarre mais avant d'atteindre la fin du village, un des georgiens s'exclame: "Piva, chacha!". Il a du oublier de faire ses courses, en tous cas, on s'arrete a l'epicerie pour qu'il puisse acheter ca. La route, enfin, c'est un chemin de terre et il a pas mal plu ces derniers temps, est tres gras mais aucun probleme. La premiere etape est le passage d'un col a 3000m. Pour feter ca, on s'arrete a la croix du col, on remercie Dieu, on benit la bouteille de chacha achetee avant de partir et tout le monde boit. Apres plusieurs tournees de chacha, il est temps de repartir un peu plus gais qu'avant.  smile Et les georgiens commencent a chanter dans le bus, il y a une bonne ambiance. Apres 45 minutes de route, on s'arrete a une autre croix et on refait une priere a la croix puis il est temps de boire. Notre chauffeur etant raisonnable, apres 2 tournees de chacha ne boit que de la biere. A 6, on a descendu 1 litre de chacha qui doit titrer a 60 degres. Autant dire que la tete commence a tourner, heureusement la conduite est impeccable et pourtant ca glisse dans tous les sens mais la main de maitre du chauffeur rattrape ca brillamment (oui, car l'autre main est souvent prise par son telephone portable ou une cigarette) sans parler des frayeurs quand on longe les ravins, des eboulis sur la route ou des traversees de rivieres. Apres quelques autres arrets aux lieux saints, nous arrivons enfin a Ushguli. Bilan de cette epopee : 1,5 litres de chacha pour nous et 2 litres de biere pour le chauffeur, un peu plus de 3 heures pour 40 kilometres de parcours. Mais vu la route, il vaut peut etre mieux avoir bu pour ne pas se rendre compte de tous les dangers  wink2
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La nuit est la, heureusement, tout est prevu et nous sommes accueilli dans une maison d'hote et la table est mise! Un regal, le tout arrose de vin (oui, encore de l'alcool)! Apres le repas, autant dire personne n'a traine et nous sommes partis nous coucher. Pas d'electricite dans les chambres et pas d'eau courante, les chiottes sont poses directement sur un torrent  smile
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Le lendemain, nous partons nous balader dans l'ensemble de villages qui composent Ushguli. Les animaux trainent en liberte dans les rues et avec la pluie de ces derniers jours, les rues sont plutot un melange compose de boue et de merdes. Les habitants ayant l'habitude ne se promenent de toute facon qu'en bottes de caoutchoux. Mais le village est franchement chouette, cerne par les montagnes.
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Le lendemain, nous decidons avec Uri et Jose d'aller faire une randonnee jusqu'au glacier. Ca va nous prendre la journee, il y a encore enormement de neige mais nous finirons par y arriver non sans probleme. En effet, j'ai glisse sur une pierre dans un torrent, heureusement, j'ai eu le reflexe de lever le bras pour sauver mon appareil photo mais le pantalon, les chaussettes et les chaussures sont trempes.  no Mais ce fut une excellente randonnee quand meme  smile
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Puis nous reprenons la marshrtuka le lendemain matin pour redescendre a Mestia. C'est toujours le meme chauffeur mais cette fois-ci on s'arrete plus pour boire. Faut pas deconner, la chacha le matin... quoiqu'avec les georgiens, la chacha c'est aussi au petit dejeuner, je vous raconterai ca plus tard  wink2 Puis on retourne a Zugdidi prendre un train de nuit qui nous ramenera a Tbilissi.
Beaucoup de photos pour cet article, mais je crois que ca en valait la peine!
Juin 09
Deux jours apres etre rentres a Tbilissi, Jose et moi preparons notre prochaine expedition : la Svanetie. Uri, l'israelien rencontre quelques jours plus tot a Kazbegi se joint a nous. La Svanetie est considere comme la région habitée la plus élevée d'Europe mais c'est aussi un endroit tres recule, coince entre l'Abkhazie, l'Ossetie du sud et la Russie. C'est a dire, des endroits ou les relations sont assez tendues, cf la guerre entre la Georgie et la Russie en aout dernier. Cette region est tellement difficile d'acces qu'en fait, elle n'a pas trop subi le joug de l'URSS et continue toujours a vivre a son rythme. Pour arriver a Mestia, la capitale, nous prenons un train de nuit jusqu'a Zugdidi (10 heures de train) puis nous enchainons avec une marshrutka sur une route qui varie du bitume a la terre suivant l'humeur et la motivation des personnes responsables de l'entretien des routes.
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Apres 6 heures de trajet en marshrutka, nous arrivons enfin a Mestia. Nous posons nos sacs dans une maison d'hote et partons en vadrouille dans le village. La region est connue pour ses tours, chaque famille a une ou plusieurs tours car il etait courant de se faire la guerre entre familles. Quelques annees avant, c'etait encore une region dirigee par des chefs de bandes ou le crime organise etait et ou regnait la loi du plus fort mais ca s'est calme maintenant.
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Nous rencontrons un gars qui nous fait signe de venir chez lui. Apres quelques verres de chacha, l'eau de vie maison que tout georgien distille. Ca chatouille le gosier puis ca brule l'oesophage puis les yeux finissent par pleurer. L'astuce c'est de manger ou boire un truc dans la foulee. Apres quelques verres, on finit par (ou plutot on croit) se comprendre et il nous emmene en haut d'une tour pour admirer la vue sur la ville. Il nous invite le lendemain a venir prendre le ptit dej chez lui. Nous nous presentons chez lui a 8 heures comme il nous demande mais il est tres occupe, en effet, il y a une fete de famille (on a pas compris laquelle) et les hommes vont sacrifier un veau. Je vous passe les details. Puis apres le depecage de la bete, il nous demande de quitter la maison car la fete est reserve aux membres de la famille.
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Dans la rue, nous retrouvons Christian un allemand, Olia une ukrainienne et Sepo un finlandais, rencontres la veille dans la marshrutka nous emmenant a Mestia. Ils vont faire une balade en direction de la frontiere russe (qui est fermee) et nous propose de les accompagner. A la sortie de la ville, nous nous passons devant un poste de police. Apres quelques discussions avec le chef de poste qui nous a stoppe, nous devons absolument etre accompagne d'un policier (et oui, la region n'est pas encore tres sure). Apres 100m, nous passons devant le poste des gardes frontieres qui controlent nos passeports et nous signalent qu'on ne peut pas aller plus loin que 2 kms car des exercices sont en cours. Apres avoir marche jusqu'a la distance annonce, le policier nous accompagnant nous fait signe de s'arreter et de faire demi-tour. Nous profitons d'un arret pour faire quelques photos et le policier nous prete son arme (en aillant virer le chargeur avant).  wink2
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Au retour dans Mestia, nous decidons de nous enfoncer encore plus en Svanetie, pour aller dans le village d'Ushguli. Grace a l'aide d'Olia qui parle russe, nous apprenons qu'une marshrukta quitte Mestia pour Ushguli le soir meme. Ce trajet sera vraiment epique, je vous le raconterai la prochaine fois avec photo a l'appui!  wink2
Juin 08
Le matin, on se retrouve tous a la gare routiere pour rejoindre Kazbegi. Finalement, plutot que prendre une marshrukta (minibus), on reussit a negocier un taxi a 5, le prix est plus interessant. On est donc entasse a 4 derriere dans une vieille Volga (les voitures russes) et la route defile. On demande au chauffeur de s'arreter en cours de route aupres d'un beau monastere, Ananuri, et nous prenons quelques photos.
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Puis nous reprenons notre route et entamons la montee du col. L'herbe laisse sa place a une hauteur impressionnante de neige et le goudron finit par disparaitre au profit de la terre et des gravillons. Cette route s'appelle l'autoroute militaire et a ete faite par les russes pour relier la Georgie et la Russie. Elle longe tout le long l'Ossetie du Sud qui est a l'origine de la guerre en Aout entre ces 2 pays. Nous nous arretons de temps en temps pour remettre un peu d'eau dans le radiateur, mais tout se passe sans encombre, le chauffeur connaissant bien la route et ses pieges!
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Apres 2 heures de traversee cahoteuse, nous atteignons enfin le village ou nous resterons 2 nuits. Nous monterons dans un premier temps a l'eglise Gergeti. Nous sommes au pied du grand Caucase avec des monts atteignant les 5000 metres (5047m pour le mont Kazbek), c'est majestueux! Puis nous deciderons de monter plus haut et atteindre le glacier. Apres quelques minutes de marche, nous affronterons une premiere tempete de neige qui durera heureusement 10 minutes puis nous continuerons notre expedition pendant quelques heures. Arrives assez haut, une autre tempete beaucoup plus violente nous fera rebrousser chemin, nos traces disparaissant relativement rapidement. En tous cas, c'etait une superbe randonnee!
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Dans la maison d'hote ou nous sommes, nous croisons 3 israeliens, un couple et un voyageur solitaire, Uri. Le soir, nous nous baladerons dans la petite ville de Kazbegi, ou les animaux, vaches, chiens, cochons vadrouillent paisiblement.
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Pour le retour, vu que nous sommes un groupe de 8 maintenant (nous et les 3 israeliens), nous reussissons a louer un minibus pour revenir. La route du retour se passe sans souci meme si la neige est toujours la. Nous nous arretons dans la ville de Mskheta (prononcer msreta) connue pour ses eglises. Chose surprenante pour nous, plusieurs evenements ont lieu en meme temps : bapteme, mariage, chacun dans un coin de l'eglise.
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Le soir de notre retour, Annelie nous invite tous chez elle. Chacun y va de son coup de main, nous passons une bonne soiree puis nous finissons par un tour de la ville de nuit, vraiment superbe, j'adore Tbilissi!
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Juin 08
Nous voici donc arrive avec Jose en Georgie. Nous posons nos sacs dans une pseudo auberge de jeunesse / guesthouse, c'est en fait, le rendez-vous de tous les routards. Imaginez un appartement tenu par une vieille dame, avec 4 chambres remplies de lits superposes  smile Elle nous raconte qu'en ete, il arrive qu'elle accueille plus de 60 personnes, les gens dormant un peu partout, dehors sur la terrasse, etc. En tous cas, c'est le lieu ideal pour rencontrer du monde. Premiere journee a Tbilissi, on deambule dans la ville un peu au hasard des rues pour en apprecier le charme. En fait, ca commence par l'avenue principale qui est bloquee par les manifestants en opposition au pouvoir. Il y a des dizaines de tentes et des banderolles un peu partout.
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Puis nous poursuivons par la vieille ville, la transition est assez choquante en fait. A quelques pas du centre, on se retrouve avec des vieilles maisons en bois ou en ruines mais c'est vraiment charmant.
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Et nous abordons la montee au chateau qui offre une superbe vue sur la ville et qui permet d'apercevoir la nouvelle cathedrale qui est l'une des plus grande au monde et est facilement reconnaissable avec son toit dore.
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Le soir, nous rencontrons dans l'auberge de jeunesse, David, un anglais avec un accent terrible si bien que personne le comprend quand il parle et je retrouve Graham un autre anglais que j'avais deja croise a Erevan. Je passe un coup de fil a Annelie, l'allemande que j'avais rencontre a Erevan, et elle se joint a nous durant la soiree. Durant notre decouverte de la gastronomie georgienne dans un restaurant, nous decidons de partir le lendemain pour Kazbegi, une ville situee dans les montagnes a la frontiere de la Russie.
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David l'anglais, Graham, moi et Annelie

En rentrant a l'auberge, Jose retrouve un slovaque qu'il a croise en Armenie et lui propose de se joindre a nous pour Kazbegi et il est partant. Nous voici donc une equipe de 5 :
  • Annelie
  • David l'anglais
  • Karol le slovaque
  • Jose
  • moi
Mai 23
Allez, derniere partie de l'Armenie avant de passer a un nouveau pays riche en paysages, aventures et rencontres...

Le lendemain du jour de commemoration du genocide, Awet et ses amis belges prenaient l'avion pour rentrer chez eux, l'auberge de jeunesse est aussi vide, il est temps pour moi de partir vers le Nord pour rejoindre la Georgie. J'aurai passe pas loin de 10 jours a Erevan, mais ca fait du bien de temps en temps de se poser dans un endroit, de ne pas se poser la question de savoir ou dormir le soir et aussi de se balader dans une ville qu'on connait. Mais, la, je ressens le besoin de repartir meme si c'est bizarre de se retrouver seul. Je prends donc une marshrutka pour aller a Alaverdi a 50 kilometres de la frontiere georgienne. Ce coin est connu pour avoir plusieurs monasteres classes au patrimoine de l'UNESCO. Le temps est a la pluie, il me faut quelques heures pour rejoindre ma destination. Une fois arrive, je commence a remonter la rue principale quand une voiture arrivant assez vite roule dans une grosse qui fait une grosse gerbe d'eau quelques metres devant moi. Raah le con! 30 secondes plus tard, la voiture fait demi-tour et le conducteur, un jeune, m'interpelle par la vitre. Il parle anglais et s'excuse pour la flotte et me dit de monter. Il me demande ce que je fais et s'il peut m'emmener quelque part. Je lui montre l'adresse et nous voila parti. On discute pas mal, il s'appelle Mamicon et a une petite boite de service informatique. Une fois, mon sac depose dans a l'hotel, il se propose de m'amener a un monastere pas loin et de me servir de guide les prochains jours. Doommage pour le monastere, on est arrive trop tard, la porte est fermee.  no

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Le lendemain matin, il me dit qu'il doit d'abord installer les ordinateurs d'un cybercafe dans le village et me demande si je veux venir! Bien sur  smile En fait, nous avons passe une bonne partie de la journee a tout installer, avec pas mal de problemes a resoudre. Je les ai plutot bien aide sur ce coup la, et pour nous remercier, le patron nous a invite chez lui a manger. C'etait franchement sympa et super bon, mais on a aussi beaucoup bu. Ici tout le monde fait soit-meme son alcool et ca titre bien sur fort en degres. Apres ce repas bien arrose, nous voila parti tous ensemble au monastere de la veille, dans le Lada Niva du patron. Puis, nous nous arretons chez Mamicon et sa mere ne laissera pas repartir les mains vides : un sac avec deux enormes pots de confiture maison.
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Le patron, un ami et Mamicon qui se marre

Le lendemain, Mamicon doit retourner le matin a l'universite a 30 kilometres de la et me demande si je veux l'accompagner. Pourquoi pas! J'ai passe quelques temps avec ses amis a la cafet', il a passe son exam, mais je ne suis pas sur d'avoir compris car il s'agissait juste de payer en fait... alors corruption ou pas, je sais pas trop, mais apparemment ca depend des profs. Apres ca, on est rentre a Alaverdi en bus. Puis, on a pris la voiture des parents pour aller voir les autres monasteres.
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Le soir, nous repassons dans un autre cybercafe dont s'occupe Mamicon. On bricole un PC quand un gars rentre et Mamicon me dit : "ah tiens, un autre touriste". Et oui, il s'agit d'un espagnol/basque qui s'appelle Jose (Joseba en basque). On discute un peu et lui aussi prevoit de rejoindre la Georgie le lendemain. On se donne rendez-vous pour passer la frontiere ensemble. Apres une bonne nuit de sommeil, on se retrouve comme prevu pour attraper une marshrutka qui va jusqu'a la frontiere. Apres une heure d'attente, en voila enfin une! Le passage de la frontiere avec mon nouveau compagnon se passe sans trop de probleme si ce n'est le probleme recurrent avec mon 'vieux' passeport qui fait chier a chaque fois. En fait, c'est un tres vieux modele et rien n'est standard dessus... En 3 marshrutka, nous avons finalement rejoint Tbilissi, la capitale georgienne  smile
Pfiou, enfin en Georgie! Mais qu'est-ce qu'il s'en est passe des choses ici... beaucoup de recits en perspective.
Mai 20
Je suis a Tbilissi en train de preparer mon visa pour l'Azerbaidjan. C'est bien le bordel, les regles ont change il y a un peu plus d'un mois. Il faut une lettre d'invitation de quelqu'un vivant dans le pays. Heureusement, on trouve des agences specialisees pour ce type de demande, mais ca prend du temps (et de l'argent! 75$ pour la lettre). Une fois, en possession de la lettre, on peut demander son visa et faut bien sur attendre et payer (60 EUR)...  no

Sinon, je me suis pris une carte SIM pour mon portable, j'ai donc un numero georgien maintenant : +995 99239661. Au passage, vous pouvez virer mon ancien numero de tel francais, vu que l'abonnement est termine.

Tout se passe toujours super bien, je rencontre pas mal de gens interessants, en Georgie, il y a beaucoup de monde travaillant pour differentes ONG ainsi que des profs de langues. Il me reste a peine 2 mois avant de rentrer en Pologne, je vais raccourcir mon intineraire initial en passant par le Turkmenistan, l'Ouzbekistan et le Kazakhstan. Pour le Tadjikistan et le Kirghizstan, on verra une autre fois!  wink2
Mai 17
C'est le 23 avril, je suis toujours a Erevan apres plus d'une semaine. J'ai recupere mon visa pour le kazakhstan, je vais enfin pouvoir quitter Erevan et continuer mon periple mais je tenais a etre present pour le 24 avril.

En effet, le 24 avril est la date commémorative du génocide des Arméniens. Je ne vais pas vous faire un cours d'histoire, vous trouverz tous les details sur la page Wikipedia. J'y vais avec Awet et un couple d'amis belges a lui. Il y a un monde fou, et chacun vient avec des fleurs. La foule se deplace dans un calme absolu et solennel, c'est assez impressionnant. Il nous faudra 2-3 heures pour arriver au monument du genocide et deposer la fleur. Cela fait un mur de fleurs, imaginez des millions de fleurs!

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Le soir, on se fait un concert avec des cartistes issues de la diaspora armenienne mais chose etrange, personne n'applaudit apres chaque artiste car en Armenie, le 24 avril, on n'affiche pas sa joie.
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Mai 17
Le lendemain, nouvelle excursion a la journee avec Awet, nous allons visiter Gyumri. C'est la 2eme ville du pays et elle a ete detruite a 60% (entre 30000 et 100000 morts) lors du tremblement de terre de 1988 dont l'epicentre etait a quelques dizaines de kilometres de la. Depuis, la ville a ete reconstruite et il ne reste aucune trace du sinistre.

Pour aller la bas, plutot que la marshrukta, on a trouve un taxi collectif pour le mem prix. C'etait une vieille Mercedes de luxe (600 SEL) avec sieges en cuir, sieges chaussants devant et derriere et plein de places. Le pied ! Sauf qu'apres quelques bornes, on s'arrete prendre des gens et finalement on se retrouve a 7 dans la voiture (la configuration standard em Iran : 2 sur le siege passager et 4 derriere). Une fois arrive la bas, on fait un tour de ville mais finalement il n'y a vraiment rien d'interessant.

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Apres quelques heures a errer dans les rues, le marchee et un musee, nous prenons la route du retour pour Erevan.
Mai 17
Apres Etchniadzin, Annelie et Karin sont reparties sur Tbilissi en me laissant leurs numeros pour les appeler quand je serai en Georgie.

Je pars donc pour une excursion a la journee avec Awet, on va se faire le lac Sevan. Comme chaque fois, ca commence par un voyage en marshrutka. La tache la plus compliquee est en fait de savoir ou choper la marshrutka car elles partent d'un peu partout dans la ville. Durant le voyage, on fera la connaissance d'un gars qui etudie a l'ecole chretienne armenienne pour devenir pretre. On discute un peu puis il nous conduit a la partie interessante du lac Sevan a savoir le monastere Sevanavank. Le temps est plutot beau et la vue bien degagee!  smile Les montagnes ont encore la tete dans la neige et on comprend pourquoi, le fond de l'air est vraiment frais. Le lac Sevan est par ailleurs l'un des plus grands lacs d'altitude du monde (1900 m)

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Apres le tour sur la presqu'ile, nous redescendons pour nous arreter manger dans un restaurant et gouter la specialite locale, le poisson (me rappelle plus le nom mais c'etait un truc genre sigh fish). C'etait plutot bon, tout s'est bien passe jusqu'au moment de l'addition ou ils ont voulu nous arnaquer, genre 40 euros. On a discute car il est hors de question de payer ce prix la et on finalement lacher un billet de 10.000 Drams (20 EUR) et on est parti. Puis, on est rentre tranquillement vers Erevan avec la premiere marshrukta.
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Mai 10
Je voulais tous vous remercier pour vos messages, commentaires et autres messages de soutien. Je n'ai/prends pas toujours le temps de vous repondre mais je lis tout!

Encore un peu de retard sur mon blog, j'ai encore pas mal d'aventures fantastiques a vous raconter, des rencontres extraordinaires et des photos bluffantes de Georgie ou je suis alle randonne. Ok, ca fait un peu promotion comme ca, mais je vous jure, c'est vrai!  smile

Quand j'aurai un peu de temps, je vais essayer d'aborder des sujets plus generaux comme l'hygiene du voyageur (ouai, c'est important mais pas toujours evident), voyager seul (j'en ai deja parle avant de partir mais apres 3 mois, c'est encore plus interessant), les differentes attitudes a adopter, etc...

A bientot et au plaisir de lire vos messages  wink2

Mai 10
On ne change pas une equipe qui gagne, je pars donc de nouveau avec Karin et Annelie pour une visite de Etchmiadzin, le vatican de l'Eglise armenienne. Apres 45 minutes de marshrutka (les minibus russes), nous arrivons sur place. Le temps est plutot au beau, bonne nouvelle apres avoir essuye la pluie au temple de Garni!
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Pour le retour plutot que de prendre une marshrutka, nous decidons de profiter du beau temps et de rentrer a pieds. Et on a bien fait, car les rencontres ont ete interessantes et variees.
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Babouchka (grand mere) qui a quelquechose de touchant

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Le mont Ararat en toile de fond


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Garagistes posant fierement devant une Volga de 1973

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Annelie et Karin avec les fleurs offertes par les garagistes

Mai 09
Non, Garni et Geghard ne sont pas le nom de personnes que j'ai rencontre mais deux lieux interessants pas trop loin de Erevan. Garni est un tres vieux temple de 2000 ans et le monastere de Geghard a la particularite d'etre dans la roche.

Pour visiter ces lieux, je suis parti avec Karin et Annelie. Il pleuvra toute la journee... Pour rejoindre Garni, nous avons pris une marshrutka (minibus) et apres 40 minutes dans les montagnes nous sommes arrives sur place. Un homme jouait du duduk dans le temple pour son plaisir car l'accoustique y est tres bonne. C'etait franchement envoutant d'ecouter la sonorite triste de cet instrument dans ce lieu.

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Le temple de Garni

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Joueur de duduk

Apres le temple et malgre l'heure assez tardive (17 heures) nous decidons de rejoindre le monastere situe a une dizaine de kilometres de la. Apres 5 minutes de marche, une voiture nous propose de nous amener et nous negocions 1000 Drams (0.50 Euros) pour un aller simple au monastere. Apres 10 minutes de voiture, nous arrivons au monastere. Karin, qui parle russe, apercoit un car de tourisme et decide de voir avec le chauffeur si on peut pas redescendre avec. Le conducteur dit qu'il faut voir avec le responsable du groupe si c'est faisable. On visite le monastere tout en partant a la recherche du groupe.
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Le monastere de Geghard

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Dans la pluie et la brume

Coup de chance, il s'agit d'un groupe d'etudiants allemands venus pour la semaine a Erevan et on nous trouve 3 places dans le bus. Et voila comment rentre gratuitement sur Erevan  smile Et le soir, on est alle au concert de jazz (cf l'article sur la musique) avec Awet.
Mai 09
C'est vrai que j'essaie de rattraper mon retard car la ca commence a s'accumuler un peu trop!

KhorVirap, c'est l'image typique de l'Armenie : un monastere et le Mont Ararat derriere. Cette montagne est maintenant en Turquie (5 165 m d'altitude) faisait partie de la grande Armenie au debut du XXe siecle. Mais ce volcan est surtout connu pour etre le lieu ou Noe a pose son arche apres le deluge.

J'ai attendu plus d'une semaine le beau temps pour aller a Khor Virap et j'ai bien fait :D En effet depuis mon arrivee a Erevan, il a plu tous les jours ou bien le temps etait couvert et donc on ne voyait pas le mont Ararat. Mais ce jour la, quand j'y suis alle avec Awet, le temps etait splendide et cette montagne blanche en fond est vraiment magique!
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Le monastere de Khor Virap

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Mont Ararat vu du monastere

Au retour, alors que nous marchions sur la route, une Lada Niva s'arrete et le conducteur nous fait signe. Apres quelques echanges en anglais, il s'avere que le gars a habite 20 ans en France et est retourne dans son pays d'origine l'Armenie ou il exerce la profession de journaliste. Il voulait faire un reportage sur la frontiere avec la Turquie mais s'est fait refoule par les soldats russes. Nous rentrons tranquillement (oui, avec cette voiture, on peut pas faire autrement  smile ) sur Erevan.
Mai 08
Avec Awet, l'ethiopien, on s'est fait pas mal de concerts plutot bien sympas d'autant plus qu'on a quelques gouts musicaux communs comme le jazz!  smile

Pas beaucoup de photos des concerts, c'est pas toujours evident d'en prendre mais en voici quelques unes quand meme.

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Malkhasian, le maitre du jazz armenien au piano

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Awet, Annelie et Karin au concert de Malkhasian

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Excellent concert de jazz dans un petit club

Awet m'a fait decourir la musique d'un instrument typique armenien, le duduk, je me suis donc achete un cd du virtuose inconteste de cet instrument : Djivan Gasparyan.
Mai 08
Arrive a Erevan, la capitale armenienne, je m'installe dans une guesthouse plutot sympa, car je vais y rencontrer pas mal de monde.

Au premier abord, Erevan n'a rien de particulier, pas de lieu vraiment historique, et le temps est plutot pluvieux. Cependant, l'Armenie etant un petit pays, il est facile d'Erevan de faire des visites a la journee dans le pays. Dans la mesure, ou je suis reste dix jours dans cette ville, je vais essayer de faire un article par theme ou lieu visiter mais je vais commencer avant tout par faire un tour de la ville et des gens rencontres avec qui j'ai voyage.

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Le mont Ararat au fond de la ville

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Armenie, la culture du livre

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Mashtots, l'inventeur de l'alphabet armenien

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Le monument en memoire des victimes du genocide armenien

Voici les personnes marquantes rencontrees dans la guesthouse avec qui j'ai voyage ou garde contact:
- Tadeusz, un polonais qui a vecu 30 ans en Suede est maintenant retourne a Lublin, sa ville natale en Pologne. Il est journaliste et fait un reportage sur l'eglise Armenienne.
- Awet, un ethiopien qui vient d'avoir la nationalite belge. On a ete voir pas mal de concerts ensemble et visiter un paquet de lieu que je vous detaillerais plus tard.
- Karin, la hollandaise et Annelie, l'allemande. Elles travaillent pour une ONG a Tbilissi et sont en Armenie pour un petit weekend. On a passe de bons moments ensembles et je vais les retrouver sur Tbilissi quelques semaines plus tard.
Mai 03
La route qui m'amene a Goris est recouverte de neige par endroit. Heureusement, le conducteur de la marshrutka (minibus russe) a l'habitude et tout se passe sans probleme.  smile
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Sur la route

Goris, est une petite ville situee au coeur des montagnes. Je vais y passer 3 nuits dans une pension familiale. Le tempos sera tres variable : tres beau le premier jours puis pluie et enfin neige le dernier jour...  ouch
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Le village

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Goris, vu d'en haut

Et ce dimanche, c'est Paques et Nadya, la responsable nous a prepare un petit dejeuner typique armenien pour Paques : des oeufs colores, un gateau et du vin.
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Nadya a gauche et 4 estoniens a droite

Goris est jumele avec la ville de Vienne, au sud de Lyon. En effet, pas mal de gens dans cette ville parle francais et tout ca grace a une dame. C'est en fait, la mere du resposable de la pension. En effet, elle a ete envoye a Goris 50 ans plus tot pour enseigner l'anglais. Mais ca vraie passion est le francais si bien qu'elle a prefere l'enseigner a ses eleves plutot que l'anglais. Elle vit dans la pension et j'ai pu discuter avec elle. Elle est vraiment touchante par son amour du francais et sa parfaite maitrise de la langue. En effet, elle le parle parfaitement avec aucun accent alors qu'elle n'a jamais ete en France et maintenant c'est trop tard. Elle ne voit plus tres bien, elle n'entends pas trop mais elle continue a donner des cours de soutien de francais et d'anglais a des eleves. Impressionnant  smile
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Pour la suite a Erevan, je vais faire un article par theme ou par lieu de visite car j'y suis reste une dizaine de jours!
Mai 03
Bon, bon, j'arrive pas a rattraper mon retard sur le blog. Je suis en Georgie depuis une semaine et je vous ai pas encore parle de l'Armenie alors que j'y suis reste une vingtaine de jours....  ouch Aujourd'hui, je vous raconte le passage de la frontiere et mon entree en Armenie.

Comme vu avec Nasser, le gars de l'office de tourisme de Tabriz, je prends un taxi a 7 heures le matin pour choper le train de 8 heures. Arrive a la gare pour acheter mon billet de train, on m'annonce que le train est a 7 heures et que le prochain est demain... Bon, il me reste plus qu'a rallier Jolfa en bus. Je prends un autre taxi, direction la gare de bus pour Marand un peu plus au nord de Tabriz. Apres 1 heure de bus, j'y arrive, il est seulement 10 heures, le temps est beau. Apres un coup d'oeil sur mon guide, il faut traverser la ville pour trouver des bus qui vont a Jolfa. Apres 1 heure de marche, j'arrive a la fin de la ville, mais pas de trace de gare de bus... je demande a un gars et il me dit qu'il faut aller en ville. 30 secondes plus tard, il me rattrape et me fait signe de monter dans une voiture qui va m'amener au bon endroit. Finalement, ca sera un taxi collectif, j'attends donc dans la voiture qu'elle soit pleine pour qu'on parte vers Jolfa, a la frontiere de l'Azerbaidjan. Le chauffeur essaie de discuter avec moi et je lui dit que je veux aller en Armenie et me dit qu'il peut m'emmener de Jolfa a la frontiere armenienne (soit environ 60 kms) pour 150.000 R. Je n'ai pas assez sur moi, je lui montre que je n'ai que 90.000 R mais il me dit qu'a ce prix la, personne n'ira... bon tant pis, je lui dit que c'est mon dernier mot. Ca y est, la voiture est pleine, et on file vers Jolfa, toujours plus au nord. On depose tout le monde a Jolfa et me fait signe de rester et me demande si j'ai change d'avis. Etant coince, je n'ai pas le choix, je lui dis OK soit 90.000 R et un billet de 5 EUR.

La route longe la frontiere azerbaidjanne pendant un bout de temps avant de suivre la frontiere amrnienne. L'itineraire est superbe mais comme c'est une frontiere, pas le droit de prendre de photo, d'autant plus qu'ici c'est tres sensible vu que l'Armenie et l'Azerbaidjan sont toujours en conflit (plus de details ici : http://www.bibliomonde.com/donnee/armenie-conflit-territorial-351.html ). Apres une heure de route, arrivee au poste frontiere, le chauffeur de taxi me laisse la. Premier controle iranien, je donne mon passeport, on valide ma sortie. Deuxieme controle iranien avant de franchir la frontiere, le garde me dit que mon visa est expire et que je ne peux pas sortir. Il passe differents coups de fil, apres une demi-heure a poireauter, il me dit que c'est finalement bon. C'est vrai que c'est un peu complique comme situation, et j'avais parie le tout pour le tout. En fait, sur mon visa, il est ecrit qu'il est valide du 04/03/2009 au 03/04/2009 pour une duree de sejour de 30 jours. Or nous sommes le 09/04/2009 mais je suis rentre en Iran le 14/03/2009 si bien que je n'ai pas depasse la duree des 30 jours. La date de validite concerne la periode a lquelle je peux rentrer en Iran. Enfin, heureusement que c'est comme ca, car sinon en cas d'expiration du visa, ca fait tres mal. Je dois passer 300.000 R par jour depasse, passer devant un tribunal pour jugement, etc. Bon, ca y est, je suis sur le pont qui separe les 2 pays :D C'est toujours un moment intense de traverser une frontiere.

Arrive du cote armenien, je paie mon visa 15.000 Drams (30 EUR) pour une duree de 3 mois. Puis vient le controle du passeport, l'officier me fait attendre une heure et demie dans le hall! Puis finalement, c'est bon, me voila dehors. Pfiou! Un chauffeur de taxi vient a moi et me propose de me conduire mais le prix est exhorbitant et en plus, la ville ou je compte aller se trouve a seulement 8 kilometres. Je decide donc d'y aller a pied surtout que le temps est splendide! Apres, 2 kilometres de marche sur la route, je passe pres d'une tour et un douanier me fait signe d'arreter. 30 secondes plus tard, il descend de son perchoir et je m'apercois que c'est un douanier russe. Il me dit qu'il doit appeler un officier et que je ne peux pas partir et me fait signe de poser mon sac au bord de la route... 30 minutes plus tard arrive une vieille jeep russe et y descend un officier et 4 soldates armes de kalashnikov. Programme rejouissant en perspective! L'officier est russe ainsi que 2 soldats, et les autres sont armeniens (je le sais a leur insigne, les caracteres sont differents). L'officier est jeune et parle un bon anglais. Il prend toutes les informations de mon passeport et me demande ce que je fais ici. Il m'annonce que je n'ai pas le droit de marcher sur cette route qui longe la frontiere et me fait signe de monter dans la voiture. Il fait signe a un soldat de monter dans le coffre et je me retrouve sur la banquette arriere avec un soldat de chaque cote. Manque de bol, la jeep qui a du faire la 2nde guerre mondiale, ne demarre pas. Les russes etant prevoyants, sortent la manivelle et essaie de la demarrer comme ca. Apres 5 minutes d'effort, le moteur se met peniblement en route. Nous voila parti sur la route a 30 km/h voire 50 quand ca descend un peu... Pendant ce temps, je discute avec l'officier. On parle de tout, c'est un fan de Jena-Paul Belmondo et Jean Reno. Puis je lui parle de mon voyage et est tout content quand je lui annonce que je passerai en Russie. Apres quelques minutes, la voiture se gare et il me dit que le village ou je veux aller n'est plus qu'a 2 kilometres mais qu'ils ne peuvent pas aller plus loin, car ce n'est plus "leur territoire".

Arrive dans le village "Meghri", un gars dans sa boutique vient me voir et me propose un cafe. Puis il me demande si je veux une chambre. Il appelle un ami qui a un hotel. Le prix propose est pas mal alors j'accepte et nous voila parti en vieille Lada break. Je pose mes affaires dans la chambre, prend une bonne douche et commande une soupe avant de filer au lit. Le lendemain, je dois me lever tot et prendre un bus a 7h30 pour Goris.
Ouf, fini! Merci d'avoir lu jusque la et dommage que je n'ai pas pu prendre de photo mais je prefere pas prendre de risque. Je me rattraperai les prochaines fois avec des photos de superbes paysages montagneux!
avr 25
Arrive a Rasht depuis le bus de Masuleh, je prends un taxi pour m'emmener a la gare routiere, histoire de savoir quand part le prochain bus pour Tabriz. Apres etre passe de guichet en guichet, il n'y a qu'un bus pour Tabriz aujourd'hui et il part dans un quart d'heure, c'est a dire a 18 heures. Je pensais prendre un bus plus tard car ca risque de me faire arriver en pleine nuit ca...  no

Et effectivement a 3 heures du mat', le bus me laisse au bord d'un peripherique. Un taxi traine dans le coin, sachant que le bus arrive et me dis que ca sera 150.000 Rials (12 EUR) pour aller en ville. Je l'envois paitre et commence a marcher le long de la route. 3 minutes plus tard, il arrive a ma hauteur en souriant, genre, c'etait une blague. Je lui montre mon billet de 50.000 R (4 EUR) et lui fait comprendre que c'est ca ou rien et on conclue le marche. Apres 20 minutes de route (c'etait pas tout proche!), il me depose devant l'hotel que je lui ai demande. Mais je me rends compte que ce n'est pas celui que je voulais et en plus il est ferme... et le taxi est parti depuis longtemps. En fait, il y a un hotel et une guesthouse qui partage le meme nom DORIA mais ne sont pas du tout au meme endroit et moi, je pensais a la guesthouse  ouch Apres un coup d'oeil sur mon plan, je me mets en quete de la guesthouse a 3 heures et demie du matin. Fini les taxis, ras le bol, je prefere marcher, ca va me detendre et en plus, il fait bon. Dans une ville iranaise a 4 heures du mat', on croise uniquement des policiers et des chauffeurs de taxi... Apres 4 kilometres de marche, j'arrive a destination mais elle est fermee de minuit a 7 heures du mat', je me resigne donc a passer la nuit dans un bouge juste a cote, je commence a avoir l'habitude des hotels pourris qui sont degueulasses. Reveil a 11 heures, histoire de pas payer une autre nuit, je demenage de suite dans la guesthouse que je voulais depuis le debut! Le proprietaire, qui ressemble drolement a Louis de Funes est super accueillant et sympa. Il lui ressemble tellement qu'a chaque fois que je le vois, je m'attends a le voir faire le con avec des grimaces mais non, dommage :D C'est ici que j'ai trouve les chambres et les toilettes les plus propres d'Iran!

En debut d'apres-midi, je passe au bureau d'office de tourisme et tombe sur Nasser qui en a la charge. Cet homme est en fait la sommite de Tabriz, il parle parfaitement 7 ou 8 langues dont le Francais, le Polonais! Impressionnant et il est d'une gentillesse en plus. Je vais finalement lui rendre visite le matin et le soir de mes journees passees a Tabriz. On discute de tout, on boit un the, il me parle des bons coins, etc.

Sinon la ville en elle-meme est pas terrible, voici les principaux monuments a savoir la citadelle et la mosquee.
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La citadelle

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La mosquee bleue

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La mosquee bleue

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La mosquee bleue

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L'entree du bazar

Mais Tabriz, c'est surtout la derniere etape en Iran, j'ai prepare mon plan d'evasion avec Nasser  wink2 Demain matin, taxi pour aller a la gare et prendre le train de 8 heures pour Jolfa. De la, il faut que je me demerde pour prendre un taxi qui m'emmenera au poste frontiere, situe 60 kilometres a l'est.
Mais bon, comme vous le savez, tout bon plan ne se deroule jamais comme prevu... J'ai commence ce recit a Yerevan et je le finis a Tbilissi d'ou le decalage dans la date de parution...
avr 23
Le trajet pour Rasht en bus se passe assez tranquillement. Le bus arrive vers 19h00 mais petit souci, il me depose au bord du peripherique de la ville et continue sa route vers sa destination finale. C'est un peu le souci des bus iraniens, si on descend en cours de route, il nous depose un peu n'importe ou. Les chauffeurs de taxi le savent bien et sont a l'affut! Je negocie un taxi pour me deposer a l'hotel. Il s'agit en fait d'un petit hotel miteux pas loin du bazar mais il a l'avantage d'etre pas cher (70000 R soir 6 EUR la nuit). Arrive dans ma chambre, c'est assez glauque, il y a quelques megots par terre, les lits sont faits mais les draps n'ont pas ete change... heureusement, j'ai mon sac a viande! Je ne vous fais pas la description des toilettes car ca tournerait au film d'horreur! :D Je fais un petit tour en ville le soir, mais bof, rien de bien terrible, alors je rentre me rentrer a l'hotel et de me coucher dans mon lit qui pue et qui en fait se revele etre juste une planche. Mais bon, j'ai tellement l'habitude de dormir partout que j'ai passe une excellente nuit!

Le lendemain, j'ai dans l'idee d'aller a Masuleh, un petit village en montagne, a 60 kms de la meme si le temps est pas terrible. Je prends un premier minibus puis un second et 2 ou 3 heures plus tard, me voila a destination... sous la pluie  no Je commence a monter un peu dans le village et un gars m'accoste et me propose une chambre. Je le suis, et il me propose un petit appartement bien chouette dans le village. Seulement le prix est en consequence : 210.000 R (17 EUR). Apres une negociation un peu tendue, on se met d'accord a 120.000 R (10 EUR). Je pose mon sac et me voila parti en balade dans le village avec mon kway bien sur...

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Le soir, a la recherche d'un restaurant, je rencontre 2 gars contents de rencontrer un etranger. On discute un moment puis je leur demande ou manger et il me conseille un resto qui se revele plutot bon. En sortant du resto, je les retrouve et on continue a discuter jusqu'au moment ou on croise une voiture de police. C'est un petit village et donc tout le monde se connait, je salue les policiers aussi et nous voila invites au commissariat! Puis apres un quart d'heure, je les quitte et part faire un tour dehors pour faire des photos du village de nuit.
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Apres une bonne nuit de sommeil, je me fait reveille par le soleil car il n'y a pas de rideau. Je decide alors de refaire les photos de la veille mais avec le soleil suivi d'une balade dans la montagne en face du village pour profiter d'une vue imprenable sur la petite cite.
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Ayant profite des attraits du village, je decide de rentrer sur Rasht afin de prendre un bus pour continuer ma remontee dans le nord de l'Iran vers Tabriz, situee a une centaine de kilometres de l'Armenie.
Dans le prochaine episode, vous allez decouvrir que la vie de voyageur n'est pas toujours facile!
avr 21
Nous nous decidons avec Jon a remonter sur Teheran en prenant un bus de nuit. Le prix est un peu cher (140000 R) mais c'est un bus de luxe en fait d'enormes fauteuils en cuis inclinables dans tous les sens. Nous sommes arrives a 5 heures du mat' a Teheran... Argh, c'est vraiment merdique comme heure, nous decidons d'aller dans une salle d'attente et nous nous endormons sur nos sacs jusqu'a 8 heures. Je passe un coup de fil a Siavash, mon ami iranien que j'avais loupe la premiere fois et cette fois-ci, tout s'arrange bien, on se donne rendez-vous a la station de RER pres de chez lui.  smile Apres avoir traverse Teheran en metro, j'arrive a Karaj, une ville a une trentaine de kilometres de la capitale iranienne. Siavash m'attends et nous filons chez lui! Il m'annonce qu'il a un repas de famille avec ses cousins! Bonne nouvelle! Arrive chez lui, il me presente a sa famille compose de sa mere et ses deux soeurs, Sepide et Sara.
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Belle famille, non ?
Sara, Siavash, Sepide et la maman

Nous prenons la voiture pour aller au repas, direction le nord de Teheran, qui est la partie la plus agreable. Arrive la bas, je suis accueilli par toute sa famille et tout se passe super bien. Pendant que les femmes preparent a manger, les hommes s'affairent au barbecue : chacun son boulot! Pendant que les braises se preparent, une bouteille de vin est ouverte, mais je dois dire qu'il est plutot aigre. Quand c'est bien chaud, quelques brqises sont recuperees pour etre utilise dans le qalian (le narguile) et il etait super parfume. Le repas arrivent et comme toujours, il y a beaucoup trop a manger et faut gouter a tout! Ce fut vraiment une excellente journee. Le soir, en rentrant en voiture, la mere et sa soeur insiste pour que je reste une journee de plus et j'accepte car je suis vraiment bien ici. :D

Le lendemain, c'est une journee plutot tranquille et ca fait vraiment du bien de temps en temps, de se poser, de discuter, de regarder la tele au chaud dans un appartement. Le midi, j'ai droit a un plat typique iranien que m'a prepare sa mere : le fesenjan. C'est du poulet prepare avec des grenades et des noix, un seul mot : delicieux! Puis vient le depart pour Rasht, ma prochaine destination. Siavash me raccompagne a la gare de bus et nous nous quittons... il espere obtenir un visa pour travailler en Europe, on se donne rendez-vous en Iran ou en Europe  tongue Sa mere m'a prepare 2 sandwiches, un sac de fruits, de chocolats, de pistaches. Un regal, dans le bus!
La suite de ma visite de l'Iran par un petit village en montagne puis l'approche de la frontiere armenienne
avr 17
L'Iran est aussi le berceau d'une tres vielle religion, le Zoroastrianisme et la ville de Yazd en compte encore une petite communaute ainsi que quelques sites en rapport. Si le sujet vous interesse, je vous invite a lire l'article detaille de Wikipedia ici .

Apres notre journee de visite avec Jon et Daniel, nous prevoyons le lendemain d'aller faire un tour en dehors de la ville, pour voir un site zoroastrien, les tours du silence. Une coreenne, Mi-souh, arrivee dans le dortoir, se joint a nous et nous voila parti a 4 dans un taxi pour une dizaine de bornes. Pour mieux comprendre le role de ces tours, voici un extrait de Wikipedia :

La vie étant conçue comme un don d'Ahura Mazdā, la mort ne peut être considérée qu'avec horreur. On pense que la décomposition du corps est l'œuvre d'un démon. Une sorte de caste, les Nasālāsar sont chargés d'emmener les morts dans des « Tours du Silence ». Le Rite funéraire se déroule ainsi, les défunts y sont déposés, dénudés, afin d'y être dévorés par les vautours, de façon à ne pas souiller la terre, par inhumation, et le feu, par crémation. Leurs parents les accompagnent jusqu'à la Tour mais n'y entrent pas. Ils se rassemblent dans une petite chapelle bâtie à proximité de la Tour et y récitent des prières.
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Tours du silence

Ces tours du silence ne sont plus utilises depuis 1960 pour des raisons saintaires et maintenant un petit cimetiere juste a cote est utilise par les zoroastriens. En prenant le taxi pour retourner en ville, le chauffeur s'adresse a nous en anglais et nous propose le lendemain de nous servir de chauffeur et guide pour aller a Chak Chak, le plus vieux lieu de pelerinage zoroastrien. Apres negociation, nous arrivons a nous mettre d'accord sur la somme, soit 100.000 Rials (9 EUR) par personne pour la journee. Rendez-vous est pris le lendemain a 8 heures au pied de l'hotel.

On commence la journee par visiter un village zoroastrien, en plein desert, qui a ete abandonne il y a quelques annees. Le village est encore en bon etat et c'est interessant de voir les astuces utilisees par exemple pour avoir un reservoir d'eau fraiche avec des systemes de ventilation. Puis nous poursuivons notre route vers la ville de Meybod, au milieu du desert ou nous arretons acheter a manger et visiter un chateau de sable/terre (nan, nan pas un truc de plage, un vrai, un gros chateau solide et tout!). De la haut, on a une belle vue sur la ville.

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Jolie petite ville, non ?

Puis nous faisons un tour dans un caravanserail et chose plus surprenante, dans une glaciere. C'est un batiment cylindrique avec au centre comme une piscine et l'idee est de stocker la glace ici l'hiver, d'y mettre du foin dessus au printemps et de profiter de la glace en ete! On finit ensuite par le site de Chak-Chak. Il y a pas mal de monde, vacances de No Ruz... et tous les iraniens vont visiter tout ce qu'il est possible de voir et prennent des photos de tout... L'ascension au site de Chak-Chak est assez rude et le soleil tape dur. Arrives la haut, on rencontre 3 iraniennes super sympas et plutot mignonnes, on discute un peu et on prend quelques photos. Vous remarquerez qu'une fille (Zohreh) n'a pas de foulard car ce n'est pas obligatoire dans les lieux zoroastriens  smile
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Tous ensemble

Puis nous visitons le lieu sacre. Il faut marcher pieds-nus et l'eau de la source sacree coule sur le sol. C'est super froid  smile
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Lieu de culte a Chak-Chak

Nous redescendons ensuite au taxi et le chauffeur nous propose de rentrer par les chemins (40 kms) plutot que la route (120 kms). Pourquoi pas... en fait, ca c'est tranforme en sceance de rallye a 80 kms sur le chemin, avec la voiture qui derape dans les virages. Il avait plus la veille et parfois d'enormes flaques prenaient la largeur de la route. Le suedois et la coreenne serraient les dents et les fesses, Daniel et moi rigolions plutot. Vu que c'est que du desert avec aucun obstacle, il y a finalement peu de risques, a part se planter dans le sable ou au milieu d'une flaque  tongue
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Tout droit, 5eme a fond!

Apres 20 kms a fond sur les chemins, nous retrouvons la route et un peu de serenite. Le guide nous propose d'aller manger dans une famille zoroastrienne au retour. Nous sommes accueilli comme des rois et nous mangeons super bien, du riz, de la viande et pas mal d'herbes a picorer dans un sac. Nous faisons quelques photos et il est temps de rentrer sur Yazd. Au final, nous avons passe une excellente journee et vraiment interessante. Le soir, il y a des nouvelles tetes dans le dortoir : Alech un tcheque, Alexandr un russe et Mir un coreen.

La coreenne a pris un bus vers Teheran le soir meme. Jon et moi, nous avons pris un bus vers Teheran le lendemain et Daniel est parti vers le Pakistan. J'avais prevu initialement 2 jours a Yazd mais j'y suis reste 5 finalement. En effet, la ville est super agreable et j'y ai surtout rencontre des gens vraiment biens, d'ailleurs on a garde contact (Jon et Daniel).

J'entame ma remontee vers le nord de l'Iran en retournant vers Teheran ou je vais enfin rencontrer mon ami Siavash que j'avais loupe lors de mon premier passage dans la capitale.
avr 15
En attendant mon train pour Yazd, un homme vient me voir et engage la conversation, il s'agit d'Abdul. Il me propose de le rejoindre dans son compartiment avec sa femme et son fils. Il est guide sur Yazd et bosse a cote dans une usine car il n'est pas possible pour lui de vivre uniquement avec son activite touristique en Iran. Nous parlons un peu de tout et pendant ce temps, le trajet se passe, principalement en plein desert. On apercoit des fois un chameau errant mais globalement, il n'y a rien, a part quelques champs de pistachiers au depart, c'est le desert quoi  tongue
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5 heures de traversee de desert

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Abdul et sa famille

Arrive a destination, Abdul regrette de ne pas pouvoir m'heberger mais il vit dans une seule piece en sous-sol avec sa famille, puis nous nous quittons. Je prends un taxi pour rejoindre mon hotel, le Silk Road, qui est le repere de tous les routards. En effet, le prix du dortoir est interessant (50000 R = 4 EUR), la cuisine est bonne et le cadre est sympa. Je fais la connaissance de Pierre, un etudiant francais faisaint son annee Erasmus a Teheran. Il bosse pour l'hotel pendant une semaine et compte visiter un peu l'Iran pendant ses vacances de No Ruz.

Le lendemain, je profite du superbe temps et fais une visite de la ville. Yazd est assez touristique (iraniens en vacances), mais il suffit de s'eloigner un peu et on se retrouve seul dans les rues. Le soir, un suedois, Jon, et un allemand, Daniel, m'ont rejoint dans le dortoir. Jon, est etudiant dans les affaires internationales en Iran, a la frontiere pakistanaise. C'est une situation particuliere car il n'a pas le droit de quitter le campus, sauf pour aller a l'aeroport mais il est escorte par des gardes. Il avait choisi cette ville d'Iran, car tout est gratuit mais en a marre et souhaite bouger a Teheran. Daniel, lui voyage pendant 8 mois de l'Allemagne au Nepal et a suivi un parcours en Europe assez similaire au mien. Le soir, on se mange un bout ensemble et le lendemain, nous refaisons un tour en ville.

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Une ruelle typique

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Petit apercu de la ville et des mosquees

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Le monument Amir Chakhmâgh

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Vue d'en haut Amir Chakhmâgh

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Yazd, ville conservatrice : femme en shador

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La mosquee principale

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Silk Road Hotel

Yazd est aussi connu pour ses sites zoroastriens, une des plus vieilles religions monotheistes du plus monde qui aurait inspire les autres religions. Le dieu s'appelle Ahura Mazdâ, oui, comme la marque de voitures, car c'est en honneur a ce dieu que le fondateur de la marque a donne ce nom. Tiens, ma ptite Mazda me manquerait presque...  smile
Dans la prochaine partie, nous decouvrirons un peu mieux cette religion en faisant une petite visite de site zoroastrien ainsi que la rencontre d'une famille!
avr 12
Finalement apres un coup d'oeil sur la carte, l'hotel que je vise est a 2kms et je me sens pas le courage de trouver mon chemin de si bonne heure et avec ma condition physique. Alors je prends un taxi qui se presente en negociant le prix avant bien sur... Il est un peu avant 7 heures quand j'arrive a l'hotel, et je reveille le gardien qui me file une chambre. Je m'ecroule sur le lit et dors jusqu'a 13 heures.

Je me sens deja mieux, je fais une petite lessive puis part faire un tour en ville. A vrai dire, il n'y a pas grand chose d'interessant a part le le bazar qui se tortille sur 1,4 km de long. En me baladant dans le ville, il y a pas mal de maisons detruites par le tremblement de terre qui a eu lieu il y a 5 ans a une centaine de kilometres, a Bam. Pour rappel, il y avait eu plus de 40000 morts (plus de details ici ). Puis je tombe sur une mosquee fermee mais avec une belle entree.

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Le soir, je mange enfin un plat de riz qui passe plutot bien puis je rentre a l'hotel. En effet, il n'est pas conseille de sortir la nuit, il y a pas mal de toxicos a l'opium qui trainent et forcement des dealers aussi. Kerman est en effet le point d'entree en Iran de l'opium provenant d'Afghanistan. Les passeurs utilisent des chameaux qu'ils chargent de drogue puis les lachent dans le desert en Afghanistan. Les chameaux, dresses comme des pigeons voyageurs, traversent le desert pendant plusieurs jours et arrivent dans la region. La police est completement desempare car impossible de controler tous les chameaux qui trainent dans le desert...

Le lendemain matin, je prends un savari (taxi partage) pour rejoindre Mahan, une petite ville, repute pour son caravanserail. Avant, la revolution de 1979, cette ville etait surtout connue pour produire le meilleur opium d'Iran. Arrive sur place, je cherche ou me loger. Je tourne autour du mausolee et en demandant dans le caravanserail juste a cote, une guide de l'office de tourisme me propose une piece dans le caravanserail! Oh, c'est spartiate, c'est une piece de 2m x 2m et un tapis au sol, mais se dire que des centaines d'annees plutot, il y avait des marchands qui dormaient ici rajoute indeniablement du charme!  tongue

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Pas mal comme coin pour dormir, non?
Ma chambre est la porte la plus a droite

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Confort 3 etoiles

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Le mausolee

Je fais un petit tour dans la ville et je tombe encore sur des restes de batiments eventres par le tremblement de terre puis a la sortie de la ville, le desert a perte de vue.
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Traces du tremblement de terre

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Le chameau moderne

Le soir, le responsable des guides vient me voir dans ma chambre et commence a discuter. En apprenant que je bosse dans l'informatique il me demande si je peux pas jeter un oeil a son pc chez lui car il a quelques soucis. Nous voila en route chez lui et je lui remets son pc en etat. Il me dit que ce soir un spectacle a lieu un peu en dehors e la ville et me demande si je veux venir. Bien sur! En fait, il s'agit de differents spectacles (chant, sketch comique, musique traditionnelle), et c'etait plutot sympa. Je pensais pas voir de concert en Iran car c'est rare et tres controle. Cool :D
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Apres une nuit dans ma chambre, je quitte la ville et retourne a Kerman prendre un train, direction Yazd dans le desert.

A suivre, mon sejour a Yazd, initialement prevu de 2 jours mais j'y suis reste 5 jours, car le coin est chouette et j'ai rencontre pas mal de monde!
avr 10
Apres une nuit passee sur les toits, j'ai pu avoir une chambre qui se liberait dans l'hotel. J'y descends mon sac et pars explorer la ville.

Premiere visite de Shiraz (ou شیراز pour ceux qui lise le Farsi), c'est la citadelle, situee en centre ville avec un jardin plutot sympathique au milieu.

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Puis ensuite, je visite une mosquee plutot belle. J'y croise Mohammed qui parle bien anglais et nous discutons un peu de tout. Il me raconte qu'il y a peu de boulot en Iran et que son pere ingenieur en agriculture en est reduit a vendre une sorte de friandise: des abricots pas murs avec un peu de sel dessus (si j'ai bien compris), les iraniens adorent ca, moi pas trop  no
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Chacun sa facon de prier

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Mohammed et un ami devant le stand de son pere

J'enchaine ensuite une petite visite du bazar et tombe par hasard sur un caravanserail super agreable.
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Toujours aussi photogenique les epices

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Le caravanserail au milieu du bazar

Je finis la journee par changer un peu d'argent, 100 euros, et je recois 1260000 Rials (en coupure de 20.000 et 50.000). Wahou, je suis millionnaire!
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Le soir, je vais faire un tour avec Shayan dans le quartier a la mode de Shiraz et nous allons manger dans un pizzeria branchee puis la dessus dodo.

Le lendemain matin, j'ai le bide a l'envers. J'ai prevu de partir de Shiraz ce soir, je quitte donc la chambre et file vers la gare routiere. En route, j'achete une bouteille de Coca. En debut d'apres-midi, ca allait pas mieux, je fais une purge complete et pars m'allonger sur une pelouse. Et oui, les voyages, c'est pas toujours drole... quand on est pas bien, aucun lieu pour se poser, sans parler des chiottes a la turc sans papier et seulement un tuyau... Le soir, j'ai pris le bus de nuit, ca allait un peu mieux, mais j'ai rien mange de la journee (ni les 2 jours suivants d'ailleurs...). Le matin, le bus est arrive vers 6 heures a Kerman. J'ai encore le ventre qui fait des noeuds, j'ai peu dormi dans le bus, je me pose 15 minutes dans le hall de la gare de bus, avec les chauffeurs de taxi qui me tournent autour en disant : 'Taxi! Taxi! Where you go ? Hotel ? Blah blah'.

C'est dans ce triste etat que j'arrive a Kerman, ville aux portes du desert, point d'entree de la drogue depuis l'Afghanistan... la suite dans le prochain episode  smile
avr 08
Le lendemain matin, l'oncle de Reza m'emmene a l'hotel des amis (me rappelle plus de leurs prenoms...). Nous prenons la route une demi-heure plus tard, le temps de charger la voiture, une 405 (une voiture typique d'Iran). Direction Shiraz, le sud, avec traversee du desert en prime. Les routes en Iran sont plutot bonnes, generalement de la 2x2 voies.
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Apres 2 heures de route, nous faisons une pause pique nique sur un rond-point. Les iraniens sont les champions du monde pour organiser un pique-nique et s'arrete n'importe (bord de la route, rond-point, terre plein central, etc) ou et deplie le tapis, sorte le rechaud et la theiere. Une heure plus tard, nous nous arretons a une aire de repos improvisee par un peuple nomade. Ils ont montes des tentes et vendent des tapis de leur production, des fruits et organisent des tours de chameaux, des locations de costumes, etc. Les iraniens sont friands de tout ca et beaucoup de monde s'arrete.
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Tentes nomades

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Ok, j'ai l'air vraiment ridicule, mais c'etait pour leur faire plaisir :D

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C'est bien une R5 jaune (il y en a encore plein ici)

Nous continuons notre descente vers le sud et nous arretons sur le site de Pasagarde, connues pour la tombe d'un roi bienfaisant pour l'Iran (me rappelle plus qui). Les amis ont ensuite la tres bonne idee de m'acheter un souvenir qui est la miniature du tombeau et ce truc pese 1 kg...
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Ensuite, nous allons au restaurant, paye par la famille ou nous mangeons le plat typique iranien, un kebab (les brochettes) avec du riz. Apres etre repus, direction, le site majeur de Persepolis qui est vraiment bonde. Il s'agit d'une cite antique dont on a retrouve les restes il y a moins de 100 ans.
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L'arrivee sur Shiraz est tres merdique, et nous passerons pas mal de temps dans les bouchons. Les amis me laissent a l'entree de la ville, car eux, vont dans une autre ville un peu plus loin. Je les remercie et file prendre un taxi pour rejoindre le centre ville. En periode de No Ruz, les hotels sont complets, je ne trouve pas de place. En train de feuilleter mon guide devant un hotel ou j'ai tente ma chance, une personne m'adresse la parole. Je lui explique mon probleme et me dit : bouge pas, je connais le patron et il reste un lit vide dans ma chambre. Finalement, 2 minutes plus tard, le patron m'a degote une chambre sur les toits pour 100.000 Rials (8 euros). La personne qui m'a aide, se presente Shayan. Je passe la soiree a me promener dans la ville avec lui. Il bosse sur un chantier ici mais habite dans le nord de l'Iran. Ma premiere nuit sur les toits, la vue y est pas mal et c'est tres calme  wink2
Apres une semaine en Iran, j'ai depense seulement 15 euros (bus et ma premiere nuit d'hotel). Les iraniens, un peuple vraiment formidable (je ne vous raconte meme pas, toutes les fois ou je m'arrete discuter dans la rue)!
avr 07
Apres une tres bonne soiree de No Ruz entouree de gens formidables, le lendemain nous partons visiter Esfahan avec son beau-frere, sa femme, leur fils et leur fille, en voiture. Reza n'a pas de voiture, la premiere fois nous avions pris un taxi.

Premiere etape : les minarets branlants. C'est assez bluffant en fait comme truc : il s'agit d'une mosquee ou on arrive a faire bouger le minaret et les vibrations (de la pierre) se repercutent dans l'autre minaret. Pour bien representer l'effet, une cloche est posee dans un minaret et une personne fait bouger l'autre et on entends la cloche tinter. Je sais pas si c'est super clair comme explication mais c'est assez dingue comme phenomene d'autant plus que personne ne sait trop pourquoi mise a part que ce n'etait pas prevu par l'architecte  smile

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La suite de la visite est le parc aux oiseaux. Il s'agit d'un grand jardin avec un filet au dessus et dedans, tous les oiseaux sont en liberte. Avec les vacances de No Ruz, le parc etait bonde mais c'etait plutot agreable.
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Juste a cote du parc, il y avait un jardin avec plein de fleurs, c'etait l'occasion de faire des photos :D
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Photo de famile

Puis nous filons vers le square Imam qui est la place la plus connue d'Esfahan et aussi la plus belle. Un frere et la soeur de Reza nous y rejoignent et nous y mangeons une pizza. Cette place est en fait a l'interieur d'un caravanserail occupe principalement par des magasins, deux mosquees et le palais Ali Qapu.
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A la fin de la journee, nous rentrons tous chez les parents de Reza, a 8 dans la voiture. 2 sur le siege passager avant et 4 derriere, ce qui est une configuration courante en fait en Iran. On fonce a 130 sur l'autoroute, Celine Dion a fond sur l'autoradio, les fenetres ouvertes dans la bonne humeur d'une bele journee. Dans ces moments la, faut pas reflechir a l'accident et apprecier le moment present.

Le soir, un oncle de Reza est venu ainsi que des amis de passage. L'oncle a ramene avec lui une bouteille d'Arak, un alcool iranien maison fait a partir de maceration de fruit. C'est un peu notre eau-de-vie, c'est pas mauvais bien qu'assez fort. Je parle de partir le lendemain pour une nouvele ville, Shiraz, avec Reza et coincidence heureuse, les amis y vont aussi et propose de m'y emmener. Rendez-vous est pris le lendemain a 9 heures a leur hotel.

Avant d'aller se coucher, Reza vient me voir et m'offre des cadeaux, souvenirs d'Esfahan. Je ne sais que dire, que repondre devant ce geste. Depuis que je suis avec lui, je n'ai rien pu payer (restaurant, taxi, etc.). Chose que je n'avais pas prevu en faisant mon sac, il vient de s'alourdir de 2 kg de souvenirs. Je ne peux que lui offrir un petit souvenir de Paris, une petite Tour Eiffel. Merci Alex pour l'idee d'acheter des petits souvenirs de France, ca me sera bien utile au fur et a mesure de mon voyage! Il est touche par le geste et je lui souhaite de voir la Tour Eiffel en vrai. C'est sur cet echange que nous allons nous coucher. Je suis reste pas mal de temps allonge sur mon lit a repenser a ces quelques jours merveileux avec Reza et a son immense generosite ainsi que de sa famille.

J'ai trouve 2 photos de la niece de Reza qui misent l'une a cote de l'autre sont plutot marrantes.

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Ange ?
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ou demon ?
Et le lendemain, en route en famille pour Shiraz avec une halte a Persepolis.
avr 06

No Ruz

1 commentairePosté à 12:15 de Rasht, Iran.
Aujourd'hui, 21 mars, c'est le printemps, mais surtout le nouvel an iranien. Et oui, ils ont pas le meme calendrier (et differents des arabes aussi), ils passent en 1388 et on est le 1er farvardin. Pour feter l'evenement, on va dans la famille de Reza avec sa femme et son fils. L'accueil est toujours aussi bon! No Ruz se fete en journee, au moment de l'equinoxe (soit environ 15 heures). En attendant, son beau-frere a ramene du whisky pour l'occasion et il est content de pouvoir partager avec quelqu'un car il est le seul a boire de l'alcool dans la famille. Bon, alors, ce whisky, euh bon, c'est plutot leger et pas gout de whisky. Il se presente dans une bouteille en plastique avec une femme avec un decollete et fumant une cigarette avec comme seul libelle Whisky Extra Royal (dommage, j'ai oublie de prendre une photo de la bouteille)  tongue
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A la votre!

Puis au moment de l'equinoxe (annonce par la tele), on bouge dans une autre piece ou une table a ete prepare avec septs objets commencant par S (Haft Sīn) qui ont chacun une signification : de l'ail, un poisson rouge, des pieces de monnaie, de la farine, un mirroir, etc. La mere de Reza lit un chapitre du Coran puis chacun se souhaite une bonne annee et les enfants recoivent des cadeaux. Et la mere de Reza m'a donne un billet de 20.000 Rials (a mettre dans le Coran) pour que je ne manque pas d'argent pour cette annee :D
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Lecture du Coran

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Photo de famille

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La table preparee pour No Ruz

Ensuite, se deroule le repas. Assis par terre comme toujours. Au bout de quelques heures, il me faut me degourdir les jambes, ce qui fait marrer tout le monde  smile

A la fin de la journee, nous allons faire un tour dans une mosquee pas tres loin d'ou habite ces parents. Il y a pas mal de monde a faire la promenade.

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Interieur de la mosquee

Et puis le soir, rebelote, on enchaine un autre repas avec tout le monde. C'etait vriament une tres bonne journee et une tres bonne experience d'un nouvel an. C'est pas la classe de feter 2 fois l'annee en une seule annee ?  smile
Pour plus d'info sur No Ruz, je vous conseille de lire la page Wikipedia . Dans le prochain episode, on continue la visite d'Esfahan...
avr 03
A peine assis dans le bus pour Esfahan, mon voisin entame la discussion en anglais : ou je vais, ce que je pense de l'Iran. Il s'appelle Reza, et retourne voir sa famille (sa femme et son fils) pour No Ruz, le novel an airanien. A la pause pipi, il m'offre le the puis me demande si j'ai un hotel pour ce soir. Bien sur que non, je ne sais pas ou dormir, ca fait bien longtemps que j'ai arrete de prevoir a l'avance pour laisser place a l'imprevu! Il me dit alors : tu es mon invite! Il appelle alors sa famille pour les prevenir qu'il n'arrive pas seul.
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En route pour Esfahan

En fait, on debarque dans sa belle-famille. Il me demande si je veux faire un tour en ville avec Nassim, son beau frere, et nous voila parti! Il y a le marche de No Ruz, puis on s'arrete manger une glace puis ils me propose d'aller dans un cafe fumer la Qelyan (le narguile iranien).
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Une biere et la Qelian

Le lendemain, on part visiter Esfahan avec sa femme, leur bebe et la petite soeur de sa femme.
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Photo de famille

Il y a de tres beaux ponts a voir, mais domage, la riviere est deja quasiment seche et pourtant on est encore en hiver...
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Apres le repas du midi offert par mon hote, un kebab (ce sont des brochettes), nous visitons une vieille universite, ouverte a l'occasion de No Ruz.
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Cour de l'universite
Demain, est le nouvel an iranien, et nous le passerons dans sa famille.
Dans le prochain episode, Vous verrez comment se passe No Ruz en famille.
mars 30
Me voici donc arrive a Teheran et je vais y rester 3 jours, heberge par Shahram. A vrai dire, pas grand chose a dire sur cette ville, si ce n'est que c'est une des villes les plus polluees au monde, que le trafic y est infernal et qu'il n'y a rien d'interessant a voir et a faire. Mais cela m'a permis de mieux comprendre les iraniens et en fait, ca fait assez peur. Les jeunes arpentent le jour et le soir les galeries marchandes pour se montrer (garcons et filles sont tous habilles hyper fashion, les filles maquillees a outrance souvent...) et echanger des numeros de telephones a la va-vite. Quelques fois, ils se retrouvent aussi dans les parcs car en fait, y'a vraiment rien a faire et pas de lieu pour se retrouver. Et pour compliquer le tout, une fille ne peut pas etre avec un garcon qui ne soit ni son mari ni quelqu'un de sa famille, donc chacun reste de son cote. Les garcons eux, s'occupent en allant fumer la Qaynah (le narguileh) de temps en temps. Et puis, une fois rentres chez eux, ils passent leur soiree a appeler leurs amis ou les nouvelles personnes a qui ils ont chopees les numeros de telephone...  ouch
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Un parc dans Teheran, avec les montagnes enneigees au fond

Et forcement, avec toutes les restrictions durement imposees et punies (pas de lien garcon/fille, pas d'alcool, etc), y'a toujours des derives. Comme durant la prohibition aux USA, on trouve en fait de l'alcool un peu partout, de qualite plus ou moins douteuse. Ainsi, certains achetent de l'alcool a 70° auquel ils ajoutent un sirop et boivent ca. Sinon, au marche noir, ca se trouve assez facilement et pas tres cher. Et sinon, malgre ce que clame le gouvernement, il y a un nombre hallucinant d'homosexuels, et cela est du a la difficulte de rencontrer le sexe oppose car avant c'etait plus simple, les parents s'occupaient de tout jusqu'au mariage. En ayant discute avec plusieurs etrangers, on a tous eu affaire a des avances plus que genantes et ca devient assez vite emmerdant car c'est assez difficile de les repousser et ils sont assez collants generalement. En efet, la nuit de mon depart, Shahram est venu se blottir contre moi... je l'ai renvoye tranquillement mais fermement dans sa chambre, il a compris. Mais bon voila, je me mefie maintenant des mecs seuls qui m'offre l'hospitalite. Non, non, ils ne sont pas tous ca mais le cas est assez frequent en fait (en recoupant plusieurs temoignages d'etrangers que j'ai rencontre)

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Une grande avenue au sud de Teheran

Et sinon Teheran? Baaaaah, c'est moche. On s'est pas mal balade avec Shahram dans la ville surtout qu'il faisait beau. Et c'est la que j'ai bien flippe. Papa, maman, vous pouvez arreter de lire a partir de maintenant et passer au dernier paragraphe  smile En effet, Teheran est tellement sature par le traffic que pour se deplacer il vaut mieux une moto. Dans la mesure ou y'a aucune regle pour personne, c'est un puzzle de voitures en perpetuel mouvement. Il n'y a quasiment aucun feu (et de toutes facons, ils ne sont pas respectes), aucune notion de priorite ni vraiment de sens de la route. Tout se joue a la taile du vehicule, a son etat, a la puissance de son klaxon (beaucoup installent des trompes de camions) et aussi a la dexterite du conducteur a se caser entre 2 voitures (il est pas rare de garder les retros replies pour gagner quelques centimetres de largeur). Au niveau des intersections, il y a des voitures dans tous les sens possibles et ca finit par passer. Et les motos se glissent dans ce merdier partout ou elles peuvent (trottoirs, entre les voitures). Bien sur, personne n'a de casque, alors la chute est surement fatale. C'est vraiment effrayant au debut puis on s'y fait. Il n'est pas rare de voir toute une famille sur une meme moto : un enfant sur les genoux du pere, le pere qui tient le guidon, la mere qui tient le bebe dans ses bras, derriere le pere. Au final, il y a tres peu d'accidents mais je sais pas trop comment ca se fait. Je pense que les gens ont developpes des competences a voir partout en meme temps sans tourner la tete a moins que ce soit l'oeuvre d'Allah, je sais pas. Il suffit de se poser a une intersection et de regarder. Les gens debouchent de partout, personne ne regarde si la voie est libre et s'engage sur la route tranquillement. Au pire, ca freine/pille et ca klaxonne mais ca passe. Il parait que meme pour les gens habitues aux pays d'Asie, le trafic en Iran surprend. Mais apres reflexion, je crois pas que je remonterai sur une moto a Teheran, c'est quand meme la folie.
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Born to be wild

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En famille

Voila pour Teheran. Ah si, je suis passe chez le barbier pour me faire couper les cheveux et raser la barbe. En effet, la barbe est plutot mal vue (ca fait extremiste du Ez bollah) et puis ca commencait a me gener. Ouai, c'est cool de retrouver une peau de bebe :D Le mercredi 19 mars au matin, j'ai laisse Shahram pour prendre le bus (60000 Rials, soit 5 euros) et descendre a Esfahan a 400 bornes au sud de Teheran.
Le nouvel an iranien approche, vous saurez dans le prochain episode comment je l'ai vecu  wink2
mars 28
Ca fait un ptit bout de temps que j'ai pas mis a jour mon blog et vu tout ce qu'il s'est passe pour moi (du bon comme du moins bon...), j'ai pris plein de retard! Allez on en finit vite fait avec la Turquie et on attaque l'Iran (vu qu'Internet est filtre par le gouvernement ici, j'espere qu' ils ne vont pas mal interpreter cette expression  tongue )

Donc apres avoir quitte la famille kurde, je suis parti au terminal de bus acheter mon billet pour Van, une ville pas tres loin de la frontiere iranienne. Le voyage a ete abominable en fait, la majeure partie du trajet a eu lieu sur une route de montagne en terre tassee (ou plutot defoncee par les camions) et difficile de dormir dans ces conditions. Jolie performance de notre chauffeur : a un moment, la route s'est transformee en piste de boue bien glissante et le bus a commence a chasser du cul, mais tranquillement, il nous a rattrape ca en beaute. Sensations fortes garanties! Une fois arrive a Van, je me mets en quete de la gare ferroviaire pour verifier si le train roule toujours (on sait jamais trop ici) et pour acheter mon billet. Bonne nouvelle, le train passe bien ce soir vers 23h00 au lieu de 19h00 prevue. En fait ce train rallie Istanbul a Teheran, s'appelle le Trans-Asia-Express et met un peu plus de 3 jours pour faire le trajet. Au debut, je voulais le faire en entier mais finalement, j'ai prefere utiliser les bus qui sont beaucoup plus rapides et ainsi visiter la Cappadoce et Urfa. Et pour acheter les billets de train, bah faut revenir vers 17h00.

Van, en soit, n'a vraiment rien d'interessant. Apres un petit tour en ville, j'ai passe pas mal de temps dans un cybercafe pour mettre a jour le blog et lire mes emails. Je retourne donc a la gare en fin d'apres-midi acheter mon billet (environ 20 euros). Pas grand chose a faire dans le coin, la gare est loin du centre-ville alors j'attends dans le hall. Il se remplit petit a petit, les gens ont tous des chariots qui croulent sous le poids, de sacs qui ne tiennent que grace a du gros scotch partout autour. Un petit vieux vient me voir et commence a parler en anglais. Il est plutot sympa et on discutera un petit bout de temps ensemble, il me propose de changer mon restant d'argent turc en rials iraniens a un taux interessant. Il est iranien, rentre sur Teheran et fait du business entre la Turquie et l'Iran, il a pas voulu m'en dire beaucoup plus sur son activite. Puis finalement, le train arrive vers minuit et demie. Firus, c'est son nom au ptit vieux, me propose de venir dans son compartiment avec un ami a lui. J'accepte, autant se retrouver quelqu'un que je connais et qui m'inspire confiance.

Le train part vers 1 heure du mat' et nous nous arretons a la douane turque d'abord. C'est le merdier car tout le monde doit descendre et faire la queue pour faire tamponner son passeport (generalement, un douanier passe dans le train recuperer les passeports et les rend avec le tampon, c'est plus simple et rapide). Il doit etre 3 ou 4 heures du mat' quand le train repart et cette fois, on arrive en Iran. Ca commence a s'agiter un peu partout dans le train. En fait, tout le monde essaie de planquer les bouteilles d'alcool et autres trucs interdits un peu partout. Pas de probleme avec mon visa, et etant touriste, le douanier ne me demande meme pas d'ouvrir mon sac alors que les bagages des autres personnes sont tous ouverts et scrutes. Beaucoup ont en fait pas mal de contrefacons de fringues, de l'electromenager dans leurs sac mais ca les douaniers s'en foutent. Pendant ce temps, un autre douanier regarde un peu partout dans le compartiment mais au final ils ne trouveront rien. Et non, ils ont pas pense a regarder au fond de la poubelle sous les detritus ainsi que dans les doublures des manteaux des gens mais chuuut :D L'ami de Firus qui est avec nous dans le compartiment s'appelle Shahram, il parle anglais aussim, tant mieux! Le train continuera a rouler la journee, et nous on discutera un peu et on dormira beaucoup. Je decouvre la facon de boire le the des iraniens : tu mets un morceau de sucre dans ta bouche et tu bois ton the et tu fais fondre le sucre avec le the. Forcement, a ce rythme, c'est plusieurs morceaux de sucres pour un verre de the. Le train arrive vers 2 heures du mat' a Teheran, et l'ami iranien que je devais voir, Siavash, a des problemes avec sa voiture et peut pas venir me chercher. Shahram me propose alors de venir chez lui comme il est celibataire, ca lui pose pas de probleme.

A la sortie de la gare, on prend un savari (taxi partage a plusieurs clients) et je decouvre la conduite iranienne de nuit, c'est chaud! Les motos a contre sens, les voitures sans phares, aucun respect des feux ni des stops. Bon, on arrive sans encombre et apres une bonne douche, on file se coucher. Il m'a mis un matelas dans le salon, je vais y passer une bonne nuit.
Pas de photo pour cet article, rien d'interessant ou de possible sans generer de soupconsou de problemes. La prochaine fois (pt etre ce soir ou demain), un apercu de Teheran, de la vie des iraniens, de mon ange gardien et avec des photos j'espere... raaah connexion de m.rde en Iran  ouch
mars 23
Voila une semaine que je suis en Iran et c'est la folie : les Iraniens me donnent une bonne lecon d'hospitalite! Bon, je finis sur mon passage dans le Kurdistan en Turquie et je pourrais vous parler de l'Iran... alors patience  wink2

J'arrive donc au petit matin a Urfa apres un voyage de nuit pas trop mal. A peine pose mon sac un gars m'accoste et me propose une chambre, il me dit que ca ne coute rien de jeter un oeil alors je monte dans sa voiture. Effectivement le coin est bien sympa, c'est une petite maison ou il vit avec sa femme et son fils, pas tres loin du centre. C'est une famille kurde. Je negocie le prix a 20 YTL par nuit (soit environ 9 EUR avec ptit dej et repas du soir). Je pose mon sac et vais faire un tour en ville. Il fait un beau soleil et la ville est vraiment belle, on a quitte le cote touristique de la Turquie! Ca sent bien l'Orient, en particulier le bazar ou les gens sont supris de voir un touriste! Je rencontre 2 jeunes bien sympas l'apres-midi qui me feront visiter la ville et me paieront le the.

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Vue de la ville, en haut de la colline

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Seul, face a la lumiere d'Allah

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Caravanserail au milieu du bazar ou les hommes se retrouvent pour boire un the ou jouer

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Echope d'epices dans le bazar

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Les marchands de chaussures au bazar

Le soir, je mange en famille, c'est tres bon mais faut s'habituer a manger par terre avec les doigts. Apres le diner, la femme m'apprend a jouer au backgammon. Et puis arrive un allemand qui voyage aussi en solo. Le soir, il y a une reunion du parti kurde (c'est la periode electorale en ce moment) et nous sommes invites a y aller avec la famille. La bas, nous y boirons du the avant d'abandonner nos hotes pour un petit tour en ville.

Le lendemain matin, je fais le tour de la ville avec l'allemand en lui montrant les endroits que m'avait fait decouvrir les 2 turcs. Nous passerons l'apres-midi a jouer au backgammon sur une place au soleil en sirotant un bon the. Vraiment une bonne apres-midi tranquille, ca fait du bien! Je laisse l'allemand a la gare routiere, il prend un bus pour une ville plus au sud et retourne a la maison. Apres le repas, le fils me propose d'aller a un concert de musique kurde, ce que je ne refuse pas bien sur! C'etait bien sympa, meme si le fond de ce concert etait politique (les elections...)  tongue
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En plein concert

Le lendemain matin est vraiment splendide, je prends mon ptit dej dehors. Ils ont un oiseau qui vit en liberte chez eux et il prend l'air dehors. Je joue avec au soleil. C'est surprenant comment il reste autour de la maison et n'est pas sauvage!
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Pas mal, non ?

Je passe l'apres-midi avec Pasha, le fils en ville. Le soir en rentrant, un couple de Neo Zelandais sont arrives et sont en train de manger. Je me joins a eux, on fait connaissance et discutons voyage. Ca fait 2 ans qu' il voyage et apprenant que je compte aller en Nouvelle Zelande, ils me laissent leur adresse car ils seront revenus! Cool  smile Je les laisse car je dois prendre un bus de nuit pour m'approcher de la frontiere iranienne et prendre un train pour Teheran...
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Le couple kurde, Farida et Aziz

La prochaine fois, je vous raconterai mon incursion dans la contrebande a la frontiere iranienne, les folles nuits chaudes de Teheran et aussi comment j'ai sur que j'avais un ange gardien... Bon, les connexions Internet en Iran, c'est pas trop ca, alors je sais pas quand ca sera!
mars 13
Allez, je me motive a rattraper mon retard sur le blog! Je suis en ce moment a la frontiere Iranienne, j'attends le train qui a deja 5 heures de retard. Passage en gare prevu un peu avant 19h00 mais je suis passe a la gare ce matin acheter mon billet mais le gars m'a dit pas avant 23h00 (ca fait 2 jours que le train est parti d'Istanbul alors il a eu le temps d'accumuler). Alors en attendant, je squatte un cybercafe (0.75 YTL l'heure soit 30 centimes d'euros, je peux me permettre  wink2 )

La Cappadoce en un mot ? Wooooow ! Franchement, les paysages sont absolument magnifiques. Voici un petit apercu de nos balades a pieds (j'aurais bien loue un VTT mais le dernier jour ou je voulais faire ca, il a plu  ouch )

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Femmes dans les champs de pommes de terre

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La vallee rouge

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La vallee rouge

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La vallee de l'amour

On a trouve une pension pour 12.5 YTL (6 euros) par nuit avec le ptit dej, c'est pas royal ca ? :D On y restera 3 nuits et un couple d'australiens super cools partagera notre chambre (oui, a ce prix la, c'est un dortoir de 7 lits, faut pas rever). Et voici quand meme la pension (avec piscine s'il vous plait!)

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Theresa, l'americaine, prefere remonter vers le Nord pour la Georgie et moi, de mon cote, je poursuis mon avancee vers l'Est. Je prends un bus de nuit pour Urfa, en plein Kurdistan.
Non, non, le Kurdistan, n'est pas un pays, mais juste une region!
mars 08
Alors, la Turquie! Arrives a Istanbul, l'espagnole nous quitte car elle a reserve un hotel et doit rejoindre des amis. Avec Theresa, l'americaine, nous partons a l'affut d'une auberge de jeunesse pas chere. Nous en trouverons une dans Sultan ahmet, le quartier touristique a 11 euros la nuit. Concernant les monuments, on a boycotte ce qui nous a semble abuse comme prix, c'est a dire 20 YTL (soit 10 euros) pour Sainte Sophie et le palais Topkapi... bah ouai 10 euros, ca fait une nuit en auberge, mine de rien.
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La Mosquee bleue

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Sainte Sophie

On a fait pas mal de balades dans Istanbul, mais je reproche le cote trop touristique et trop moderne de la ville, en particulier la partie europeenne. Par contre, une fois passe de l'autre cote du Bosphore, c'est une autre ville qui apparait, qui me plait beaucoup plus.
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Pecheurs

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Beykoz, Istanbul Est

Et puis bien sur, il y a le bazar et en particulier celui aux epices qui est encore photogenique!
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On est reste 4 jours a Istanbul, et Theresa file vers l'est de la Turquie comme moi, mais pour la Georgie. On part donc ensemble a l'attaque de la Cappadoce. Olivier, tu as raison, cette traversee du Bosphore est assez magique. Enfin pas la premiere fois que je l'ai faite mais surtout quand on l'a traverse de nuit, le sac a dos sur les genoux, les cheveux dans le vent et l'Asie qui s'ouvre vraiment a nous! Arrives a la gare, triste desillusion, le guichetier nous a mal compris et nous a m?s des sieges alors qu'on comptait sur des couchettes. Voyage de 13 heures dans le Meram Express (qui n'a alors rien mais vraiment d'un train express, il s'arrete partout...) pour Konya. Et la dessus, on a enchaine 3 heures de bus pour finalement atteindre Goreme au coeur de la Cappadoce.
A suivre avec des photos de la Cappadoce puis une incursion en pays kurde
mars 08
J'arrive le dimanche midi (1er mars) a Thessalonique, accueilli par un superbe soleil. Le guichet qui vend les billets internationaux n'ouvre qu'a 16 heures, ca me laisse le temps de faire un tour en ville et de manger un bout! Il y a du monde partout sur le front de mer, les terrasses sont pleines mais je degote une place au Pizza Hut (on fait mieux mais bon...  tongue ). Je retourne a la gare acheter mon billet pour Istanbul, le train part apres 19 heures, ca me laisse le temps de faire une bonne balade dans la ville et d'acheter quelques bricoles pour le train.

C'est un train couchettes de 3 vieux wagons SNCF et ce train porte le nom de train de l'amitie. Je suis seul dans mon compartiments mais dans les compartiments voisins, se trouve une americaine, une espagnole et une colombienne. Nous discuterons une partie de la soiree puis chacun regagne son compartiment dormir un peu avant de se faire reveiller par le douane. Le douanier passe, recupere mon passeport, puis demande a l'espagnole, l'americaine et la colombienne de le suivre. L'espagnol doit payer un visa de 10 euros, l'americaine, un "secured visa" de 15 euros et la colombienne ne peut pas rentrer en Turquie, se fait virer du train et doit retourner en Grece. Les douaniers sont alors pris d'une parano et tout le train et les sacs seront fouilles en nous demandant si y'a de la cocaine dedans... Ceux qui ont vu Midnight Express, savent qu'il vaut mieux pas s'amuser avec ca et tester les prisons turques  wink2 . Mais ca fait quand meme bizarre, et ca laisse un gout amer quand meme.  ouch

Le lendemain matin, arrive a Istanbul, on essaie d'avoir des news de la colombienne, le chef de gare appelle le poste frontiere qui nous dit qu'elle y a passe la nuit et qu'elle va etre reconduit en Grece dans la journee. L'espagnole a reserve un hotel, et nous la laissons partir de son cote. Je reste seul avec l'americaine et partons a l'assaut d'une auberge de jeunesse pas cher. J'avais chope quelques adresses sur Internet, nous en trouvons une en plein Sultanahmet (le quartier touristique principal), avec internet et ptit dej pour 11 euros!  smile
Pour ceux qui ne connaisse pas le film, la page Wikipedia du film Midnigh Express : http://fr.wikipedia.org/wiki/Midnight_Express . Attention, c'est un film tres dur.
mars 08
Je profite d'un pc sur lequel je peux mettre mon appareil photo et d'une connexion internet pour vous mettre les photos de Belgrade, Skopje et Thessalonique!
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Parking a la Serbe

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2eme plus grande eglise orthodoxe du monde (en construction)

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Train de Belgrade a Skopje

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Quartier turc a Skopje

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Maison en memoire de Mere Theresa

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Vue sur la mer, assis sur une terrasse
mars 04
C'est avec ce jeu de mot pourrı, que j'arrıve a Skopje, capıtale de la Macedoıne. Je fıle vers mon auberge de jeunesse, ıl doıt etre 9 heures du mat'. Concernant les auberges, a Skopje, y'a pas trop le choıx, y'en a que 2. On me propose un lıt dans le dortoır en sous-sol (pour 10 euros) car une troupe d'acteurs de theatre a squatte les autres pıeces pour plusıeurs nuıts car ıls sont en representatıon dans la vılle. Dans le dortoır en bas, y'a un autre gars, un amerıcaın quı part aujourd'huı pour Prıstına. On dıscute un peu, me donne l'adresse d'un resto pas cher et quı sert des specıalıtes. Puıs, ıl prend son sac et s'en va choper son bus. Je pose mes affaıres et m'en vaıs me balader dans la vılle sous un petıt soleıl tımıde maıs c'est deja sympa, apres la neıge!  smile

En faıt, a Skopje, ıl y a tout un quartıer turc (ıl y a 100 ans, c'etaıt l'empıre turc ıcı ) avec des mosquees partout, des petıtes boutıques et un bıen sur un bazar! Ce quartıer est vraıment genıal, avec des rues toutes pavees, les coorporatıons de metıer quı sont regroupees, etc. Puıs vıent ensuıte les prıeres quı resonnent dans les rues. Un premıer pas vers l'Orıent! Vraıment genıal. Le mıdı, j'en profıte donc pour manger un bourek, une specıalıte turque. Un peu au dessus du quartıer, ıl reste les murs d'une forteresse quı domıne la vılle et permet d'avoır une bonne vısıon panoramıque. Le soır, je decıde d'aller au resto ındıque par l'amerıcaın.

C'est un self-servıce, le temps que je comprenne comment ca marche, voıla que je voıs l'amerıcaın quı se poınte! Il m'explıque le prıncıpe et je prends des trucs plutot bons (machıns enroules dans une feuılle de vıgne) avec une bıere. On mange ensemble et ıl me raconte qu'ıl etaıt a Prıstına comme prevu maıs n'a pas pu trouver de logement a moıns de 60 euros et est donc revenu a Skopje pour prendre un bus pour Sofıa. Son bus part a mınuıt, on passera la soıree a dıscuter dans un pub de nos voyages respectıfs. Il doıt luı aussı passer en Turquıe, puıs la Georgıe, Armenıe. On s'echange nos emaıls vu qu'on doıt etre sur Istanbul a peu pres aux meme dates puıs je le laısse prendre son bus et vaıs me coucher dans mon dortoır vıde et froıd.

Je me suıs faıt une bonne grasse mat' et aı larve dans la vılle, ıl y avaıt un beau soleıl. Je suıs passe a la gare reserve mon bıllet de traın Thessalonıque ma prochaıne destınatıon. Je profıte d'un supermarche pour acheter des brıcoles a manger et a boıre pour ecouler mon argent, et je garde juste ce qu'ıl faut pour le repas du soır. Maıs voıla, je retourne au meme restaurant, je prends 2-3 brıcoles et au moment de payer, je me suıs goure dans mes calculs, j'aı pas assez...  ouch Oh, ıl manque pas grand chose, une trentaıne de dınars macedonıens soıt 50 centımes d'euros. On se trouve plutot con dans ces moments. Je demande sı je peux completer avec des euros, maıs la caıssıere ne saıt pas, elle doıt appeler sa patronne. 5 mınutes plus tard, la voıla quı arrıve et me faıt que c'est bon, je peux passer et faıt sıgne a la caıssıere de me rendre ma pıece de 2 euros. Ouf, je luı presente mes excuses et la remercıe! Le repas etaıt tres bon d'aılleurs  wink2

Et le lendemaın matın, c'est a dıre dımanche 1er mars, je prends en faıt la suıte du traın que j'avaıs prıs de Belgrade quı s'appelle l'Hellas-Express. Sachant qu'ıl est jamaıs a l'heure, je suıs arrıve vers 7h30 a la gare alors qu'ıl part normalement a 7h20. Bah, ouı, c'est deja assez dıffıcıle pour moı de se lever tot!  wink2 Cool, ıl est annonce avec 20 mınutes de retard, ca me faıt que 10 mınutes d'attente quı se tranformeront en 2 heures fınalement. D'aılleurs, apres 1 heure de retard, ıl a dısparu de l'affıchage en gare.

Bon, je saıs pas trop comment faıre pour recuperer les photos, je vaıs voır pour faıre un artıcle avec les photos des dıfferents endroıts des que je peux.

L'adresse de l'auberge de jeunesse sı jamaıs vous passez par Skopje, une petıte vılle que je vous recommande. Hostel hostel : http://www.hostel.com.mk/home.html
mars 02
Comme tu le faıs remarque Olıv', le trajet entre Budapest et Belgrade est plutot long et sans ınteret... et bıen vu pour les voıtures russes et jeux peux confırmer qu'ıl y en avaıt une de Kıev et l'autre de Moscou car ca m'a surprıs que ca exıste encore de telles lıaısons! T'es vraıment ıncollable sur le sujet  wink2

L'auberge de jeunesse est en faıt un appartement en face de la gare, sans charme maıs quı est pas trop cher (10 euros la nuıt). En Serbıe, ıl faut encore se faıre declarer aupres de l'admınıstratıon, heureusement la responsable de l'auberge s'en charge et me donne un carton a presenter aux autorıtes en cas de controle ou a la sortıe du pays. Ce quı m'a le plus surprıs a Belgrade, c'est la cıurculatıon automobıle que l'on peut resumer en gros merdıer! Ce sont les roıs du klaxon et ıls passent partout. Faudra que je vous montre la methode serbe pour se garer quand y'a pas la place de faıre un creneau entre 2 autres bagnoles! La vılle en elle-meme, est pas mal avec une grande avenue pıetonne quı amene a une forteresse avec un grand parc ou tous les habıtants se promene. En ete, ca doıt etre bıen sympa, maıs meme en hıver, ıl y a enormement de personnes a se promener dans Belgrade. J'aı passe 2 nuıts dans l'auberge (tout seul, elle etaıt deserte) avant de prendre un traın de nuıt pour relıer Skopje, en Macedoıne.

Pour ceux quı ne sont plus trop a jour en geo, la Macedoıne est bıen un pays, quı exıste depuıs la fın de la Yougoslavıe (je revıendraı pt'etre sur le pb de nom quı exıste entre la Macedoıne et la Grece). Le traın quı part de Belgrade etaıt vraıment pourrı, tout tagge de partout. Je suıs seul dans mon compartıment et meme dans le wagon en faıt, les rıdeaux sont a moıtıe dechıres, la couverture gratte (maıs ca c'est la routıne en faıt, faudra que j'en parle de ca aussı un jour!). Le passage a la douane s'est faıt en pleıne nuıt, je saıs plus trop quand nı comment. Je suıs arrıve sur Skopje, la capıtale, avec seulement une heure de retard ce quı est acceptable pour ces traıns fınalement.

Apres les accents quı dısparaıssent, c'est maıntenant le poınt sur les ı... Allez savoır, la touche ı classıque affıche pas les poınts sur les clavıers turcs, faut en utılıser une autre mal foutue, et c'est pas pratıque. A ce rythme la, quelques pays plus tard avec leurs clavıers la con, y'aura plus rıen dans mes artıcles!  tongue

Dans le prochaın epısode, vous suıvrez les aventures de Davıd dans les ruelles sombres du quartıer turc de Skopje! S'en sortıra-t'ıl ? Rendez-vous au prochaın artıcle...
fév 27
Bon, je voulais l'ecrire plus tot, mais impossible de metre les photos en ligne, ca aurait dommage quand meme!

Matthieu, mon frangin, m'amene donc a la gare de Dresden dimanche soir. Avant de prendre le train, je retire 100 euros, mais pas de bol, le distributeur me file 2 billets de 50 euros. Un tour rapide dans une boutique a cote, je me retouve avec des billets de 10 et 20 euros et 2 pieces de 2 euros car il fallait imperativement acheter une bricole (et donc un brquet a 1 euros) pour faire la monnaie. Sur le quai, Matthieu me propose un billet de 5 euros contre les 2 pieces, cool! Je monte dans le train avec le chef de voiture qui me dit que pour 5 euros, je peux avoir une couchette 1ere classe et etre seul dans ma cabine (au lieu de ma couchette 2nde place avec 5 autres personnes)! Bon, j'ai refuse, mais la transaction n'est pas passee inapercue apparemment  wink2

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Le matin, au reveil dans le train

Le train qui fait Dresden - Budapest arrive vers 9 heures, ca fait donc une bonne nuit. En plus, le matin, on a le droit a un bon cafe et un croissant! Au passage, ce train s'appelle le "Metropol", merci Oliv' pour l'info et comme tu peux le voir, vraiment bien ce train hongrois contrairement a un autre dont je parlerai plus tard  wink2 . Bon ici aussi a Budapest, il neige...

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Budapest, dans la neige

Je trouve sans trop de probleme l'auberge de jeunesse, j'y pose mon sac et trace en ville. En debut, d'apres-midi, direction les bains Szechenyi qui sont en fait la seule raison de ma venue a Budapest! Et la, wouhou, c'est le pied! Ce sont des bains d'eau chaude en plein air. Finalement, meme a poil a -3 degres, ben on n'a pas vraiment froid et marcher pied nus dans la neige, ca va! A vrai dire, j'ai passe tout l'apres-midi dans les differents bains et sauna tellement, c'est agreable!

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Le lendemain matin, reveil un peu en catastrophe (comme quoi, ca m'arrive pas qu'au boulot, hein  tongue ), il est 11h30 et j'ai mon train pour Belgrade a 13h00... Ca me laisse de quoi prendre une douche et de filer vers la gare. J'ai en plus eu le temps de prendre un truc a manger a la gare. L'apres-midi se resume a des heures de train pour arriver dans la capitale serbe vers 20h30. Le passage a la douane s'est passe sans probleme.
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Une chambre de l'auberge
Une auberge de jeunesse plutot sympa a Budapest, plutot zen mais un peu en dehors de la ville : http://www.backpackbudapest.hu
fév 25
Apres Berlin, je descends vers le Sud sur Dresden pour passer le weekend chez mon frangin et sa copine. Ca s'annonce sous le signe de l'internationalisation. Le vendredi soir, nous allons dans un bar ou ils doivent retrouver des amis: une autre polonaise, deux allemands, deux italiens, un espagnol. Ils apprennent tous l'allemand et parlent donc allemand pour s'entrainer mais comme je suis la, ils parleront anglais. Ouf! C'etait une bonne soiree bien sympa! Le samedi apres-midi, c'est plus culturel, on va visiter le Panometer, un panorama geant qui represente Dresde en 1756. Vraiment impressionnant, surtout qu'a la fin, il y a le making of et que tout a ete fait a partir de vieux plan et de photos numeriques! Le samedi soir, petite soiree bien cool avec un canadien et sa copine allemande qui vont se marier cette annee comme mon frangin. Le dimanche, ca a ete plutot une journee glandouille, le temps etant pas terrible et Gosia pas tres en forme. Dimanche soir, je les quitte pour prendre mon train qui m'amenera a Budapest le lendemain matin.

Bon, j ai abandonne les accents, c'est trop complique avec les claviers polonais, serbes  tongue

Si j'ai un peu de temps aujourd'hui, je fais un nouvel article sur ma journee a Budapest avec quelques photos pour vous faire baver  smile
Plus de details sur le panometer, si vous passez du cote de Dresden: http://www.dresden.de/dmg/en/sights/the_old_city/panometer.php
fév 22
Quelques mots et photos sur mon séjour à Berlin. Le mardi soir, je rencontre 4 francais qui loue l'appart juste au dessus de celui de Miłosz, on passera toutes les soirees ensemble a jouer au tarot ou dans des bars assez bizarres mais bien sympas dans des squatts. Rencontre un soir dans un bar de 2 francais qui ont fait plusieurs concerts en Allemagne, Suede avant de continuer en France (Metz, Paris, Lyon) et en Espagne. Le nom de leur groupe est Metro:Libido. Bon ok, le style est bien space (electro noise), mais vous pouvez toujours en ecouter un peu (cf lien myspace en bas). Les journees, je continue ma visite de Berlin (Checkpoint Charlie : le point de controle pour rentrer dans le secteur americain de Berlin Ouest ; East Side Gallery : un reste du mur de Berlin de plus d 1 km de long qui a ete redecore par des artistes ; Alexanderplatz et ses alentours, le quartier Nikolai, etc ). Berlin est vraiment une ville tres sympa et tres agreable. Un truc con qui m est arrive quand meme : un soir en rentrant, j ai glisse sur le trottoir verglace, au final un sacre bleu qui me fait encore mal... Allez, place aux photos!
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Mémorial de l'holocauste
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Checkpoint Charlie
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Quartier Nikolaï
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Scène dans un bar/squatt
fév 17
Je suis donc resté le weekend sur Metz chez Maxime (le frère d Alexandra chez qui j'étais à Paris). Vraiment un très bon moment! Ca fait un bout de temps que je discutais avec Max sur Internet (genre 3-4 ans) sur FreeBSD et on s'est enfin rencontré. J'avais une image plutôt moyenne de Metz, mais c'est finalement une ville très agréable avec pas mal de rues piétonnes en centre ville.

J'ai pu finalement prendre mon train de nuit pour Berlin comme prévu dimanche soir et j'ai super bien dormi. Arrivée à Berlin à 9h00, lundi matin. Par la fenêtre du train, les paysages sont blancs et la neige va en fait tomber toute la journée et le temps sera gris, pas terrible. Je suis hébergé par Milosz, un polonais qui vit à Berlin depuis une vingtaine d'années. Lui aussi, je le connais depuis un bail sur Internet, c'était l'occasion de se voir. Y'a pas à dire, le net est quand même un super moyen de rencontrer les gens (et aussi un super moyen de communication, mais si vous lisez mon blog, vous le saviez déjà  wink2 ). Aujourd'hui, mardi, par contre, le temps est splendide. Il a neigé toute la nuit, ca donne vraiment du charme à la ville! J'ai donc était faire le touriste, voir les monuments et prendre des photos. En plus, ce beau temps est prévu pour les quelques jours oú je reste! :D

Et puis vendredi aprés-midi, je vais prendre le train pour Dresden pour rejoindre Matthieu, mon frangin, et Gosia sa copine, pour le weekend.

Le mot de la fin sera quand même : saloperie de clavier allemand, vous pouvez pas imaginer le temps que j'ai mis à taper ce texte (en évitant les fautes et avec les accents, s'il vous plait!). Mais bon, c'est que le début, on verra ce que ca donne un clavier iranien  wink2

fév 14
J'ai squatté quelques jours dans l'appart de Ju' et Papaye, mes collègues lyonnais, qui se sont pris une colocation le temps de leur mission sur Paris et on s'est fait une bonne petite soirée entre Lyonnais, d'ailleur le réveil a été difficile pour eux  smile

Une autre super rencontre faite à Paris, Laurent B., une personne de bon conseils, avec qui j'ai pris beaucoup de plaisir à discuter. Il m'a donné l'envie d'acheter un dictaphone pour capturer les ambiances, paroles de gens rencontrés durant mon voyage. Je pense que je profiterai de mon passage en Turquie pour l'acheter. Merci à toi, Laurent pour cet après-midi et bon courage pour l'année à venir!

Et me voilà maintenant à Metz. Première déconvenue hier en arrivant, impossible d'acheter un billet de train Metz - Berlin pour une raison inconnue que ce soit par Internet ou même au guichet. Heureusement, Pḧilippe (guichetier à la Part-Dieu) a pû me faire ça, comme il dit : il faut s'adresser aux pros  tongue Voilà une bonne chose de faite! Weekend à Metz et puis je serai à Berlin lundi matin pour y rester la semaine.
fév 11
Ce weekend, j'ai fait mon stage de survie, dans la neige! Il faisait assez froid, mais c'était vraiment excellent! J'ai appris pas mal de petits trucs sympa et puis les instructeurs étaient vraiment au top! Je suis bien content de l'avoir fait!

Et voilà hier, j'ai enfin quitté Lyon avec mon sac à dos pour rejoindre Paris où je vais y passer quelques jours avant de rejoindre l'Allemagne. L'aventure commence tout doucement mais déjà avec une belle rencontre. Alexandra, la soeur d'un pote que je vais voir sur Metz, m'a accueilli cette nuit dans son appart. Elle a voyagé un peu partout mais connait vraiment bien l'Asie, en particulier l'Inde, le Népal et la Chine. On a pas mal discuté une partie de la soirée et puis nous avons mangé dans un petit resto thai. Ce midi, je l'ai quitté car ce soir, je suis hébergé dans le nouvel appart de Ju' et Papaye, 2 collègues lyonnais qui bossent à Paris  smile

Je profite de l'après-midi pour revisiter Paris et en particulier Montmartre (je vais aussi faire du geocaching). Voilà pour les dernières nouvelles. Prochaine mise à jour, probablement à Metz ou en Allemagne dans quelques jours.

 
 
 
"Le voyage pour moi, ce n'est pas arriver, c'est partir. C'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c'est demain, éternellement demain." (Roland Dorgelès)