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Février (1)Un petit blog pour tracer les différentes étapes à la mise en place de mon projet et surtout pour vous le faire vivre au plus proche jour après jour. Le projet en quelques mots : une petite année (10-11 mois) avec mon sac à dos sur les chemins de l'Asie.
Deux flux RSS sont disponibles pour que vous puissiez suivre dans votre agrégateur les nouveaux articles du blog ainsi que les commentaires :
Ca fait un sacré moment que je n'ai pas écrit sur le blog, il est temps de le dépoussiérer ! Dans une semaine, ce sont les vacances et ça pour un mois ! Yep, un mois de congés sans solde, ca se prévoit un peu financièrement sinon, comme d'hab, place à l'aventure. 

Cette année, direction les balkans ouest à savoir la Serbie, le Monténégro, le Kosovo et peut être la Bosnie. Pour bien débuter l'aventure, je vais probablement prendre un vol Genêve - Pristina au Kosovo (ou en Serbie, suivant les points de vue). Déjà, là, commence les problèmes de visas/tampons vu que pour les Serbes, le Kosovo fait toujours partie de la Serbie (donc pas de frontière officiellement). C'est un peu compliqué à expliquer, mais voilà du Kosovo, si je veux aller en Serbie (et surtout en sortir sans pb), je dois passer par le Monténégro pour choper les tampons qui vont bien ! Comme d'hab, rien de prévu, même pas encore acheté le billet d'avion d'ailleurs, mais au programme, le festival de trompettes de Guca . Je dois aussi retrouver Dejan, un ancien collègue de Paris qui sera en vacances en Serbie, son pays natal. Pour le reste, place à l'imprévu... hmmm, j'aime ça 
Bisous, bonnes vacances !
Après quelques heures de route, nous arrivons à la frontière. Un douanier ukrainien monte dans le bus collecter les passeports. Une demi-heure plus tard remonte et s'arrête à mon avis puis me fait comprendre que je dois descendre (pas besoin de parler la langue dans ces moments là... c'est généralement assez clair !). Je le suis à la cabane des douaniers, et là, il regarde mon passeport, ma tête, mon passeport, ma tête puis après une dizaine de fois, il me dit: "niet". Je ne corresponds pas au gars de la photo selon lui... Bon, je m'en doutais, j'ai souvent des problèmes avec, en effet, elle date d'il y a 8 ans, j'avais des lunettes, pas de barbe... Et dans ces moments là, on se sent tout con parce qu'il n'y a rien à faire, j'essaie de lui faire comprendre que c'est moi, mais il reste sur son "Niet!". J'ai aucun autre papier pour lui prouver mon identité, ca s'annonce mal
. Après 5 minutes à me scruter de long en large, il reste toujours sur sa décision mais à la merveilleuse idée de demander à sa collègue qui elle après un hochement de tête (et surtout un beau sourire de ma part) dit que ca pourrait quand même être moi. Le douanier, finalement, tamponne mon passeport et me le rend... Le bus repart pour s'arrêter 300 mètres plus loin à la frontière polonaise. Le douanier polonais monte, récupère les passeports et en voyant le mien, rigole et me demande dans un anglais parfait si j'ai pas une carte d'identité plutôt. Hélas non, il me le prend en rigolant toujours mais là, j'aurai aucun problème bien que ce sera plus long, car les douaniers ont décidé de passer le bus au crible. Ils font démonter la roue de secours, les bas de caisses et les chiens sont emmenés dans la soute pendant que nos bagages sont passés aux rayons X. Après une heure, on peut enfin reprendre la route. Le bus a pris du retard, il est midi passé. Le ventre grogne, il reste encore pas mal de route. Mais bon, tout allait si bien dans cet agréable voyage, alors le bus a décidé de faire des siennes (oui, oui, le beau bus tout récent qu'on m'avait vanté!), une alarme se déclenche sur le tableau de bord, puis après une minute, le moteur du bus se coupe. Il faut attendre alors 5 minutes, redémarrer le moteur et on roule 20 minutes avant que ca se redéclenche. Et ben, à ce rythme là, on en a mis du temps et je voyais gros comme une maison qu'on allait finir par se retrouver avec le moteur sur les bras. Finalement non, c'est du costaud ces mécaniques, mais on a du arriver vers 15h00 à Lublin en Pologne. L'ami polonais, Tadeusz, que j'avais rencontré en Arménie m'attend depuis ce temps... Pas le temps de manger en plus, il a rendez-vous chez le dentiste, alors, on file direct!


). Après une nouvelle nuit chez Tadeusz, il est temps de nous séparer, je prends le train pour Torun où je serai hébergé par une couchsurfeuse. Cette ville est vraiment magnifique et cela vaut le coup d'y passer quelques jours. Coup de chance, il y a en plus un festival de jazz et je me prends une place pour un concert de Robert Mazurek qui était bien sympa.








Alors, où en étions-nous ? Quelques mois auparavant, le 30 juin, je m'envolais d'Ouzbekistan pour rejoindre l'Ukraine, en route pour assister au mariage de mon frangin en Pologne qui aura lieu le 18 juillet. Ca me laisse 2 semaines pour vadrouiller entre l'Ukraine et la Pologne. Arrivé à Kiev, la capitale Ukrainienne, j'appelle Olya, la nana ukrainienne que j'avais rencontré en Géorgie (mais si, rappelez-vous ici). Elle vit avec Azat, un turkmène (quelqu'un qui vient du Turkmenistan pour ceux qui avaient un doute). Ils m'hébergeront dans leur appart les quelques jours où je serai sur Kiev. Ils sont vraiment tous les deux hyper sympas et parlent un très bon anglais ce qui permet de communiquer facilement. La ville me plait toujours autant car j'y suis déjà venu 3 ans plus tôt et je retrouve très vite mes repères.




). On se donne rendez-vous le lendemain et nous sommes rejoints par un américain(Shane) avec qui je sympathise très vite. Il est admiratif de mon parcours et nous en discuterons assez longuement, le tout arrosé par quelques litres de bière. Puis nous parlons philosophie, changement de vie et me sort un livre de son sac et me demande de le lire, ca se lit assez rapidement. Le bouquin en anglais s'intitule "Who moved my cheese?" qui a été traduit en francais par "Qui a piqué mon fromage ?". Je vous conseille de le lire, c'est une sorte de fable mais c'est prenant (mais court à lire). Après cette discussion, nous passerons une excellente soirée avec les autres. Le lendemain, nous nous retrouvons tous pour un pique nique qui sera annulé à cause de la pluie mais cela n'entachera pas notre bonne humeur et nous nous rabattrons dans une auberge de jeunesse
Le soir, Shane doit prendre le train pour Kiev, nous prenons une dernière bière puis je le laisse. Demain matin, ce sera mon tour de quitter Lviv et l'Ukraine pour rejoindre la Pologne...




+998 94 69 20 126
Cette fois-ci, j'ai pris la 2ème classe (et pas la 3ème comme mon précédent voyage) pour un peu plus de confort. En fait, ce sont des compartiments de 4 personnes avec une porte et je me retrouve avec un couple et leur enfant. Après quelques minutes, le temps de faire mon lit, ils me convient à partager leur nourriture et cela permet de faire connaissance (en russe bien sûr). La conversation est pas aisée mais on finit toujours par se comprendre et coup de bol, la femme parle un peu d'anglais mais n'ose pas trop. Après quelques heures, on sait ce que chacun fait, et la petite fille joue avec moi et me lit sa BD en russe
Pour le repas du soir, je descends du train à une gare comme d'habitude et part en quête d'une mémé qui me vendra des mantis. Y'a pas à chercher loin, il y en a tout le long du quai en fait. J'en prends pour tous les 4 avec une bouteille d'or. De leur côté, la famille a ramené du poulet, du pain, et nous partageons tout cela gaiement. Les voyages en train, ca a quand même quelque chose de cool! Le trajet durera seulement une vingtaine d'heures, le soir, je profiterai d'un magnifique coucher de soleil pour prendre quelques photos et rêvasser à la fenêtre grande ouverte du train. Il fait frais, c'est beau, les cheveux au vent, je profite de cette liberté avec insouciance, c'est beau la vie, non ? En tout cas, j'adore 







Le lendemain, je décide de quitter Almaty pour la journée et d'aller me balader dans les montagnes surplombant la ville. C'est en fait, le lieu de promenade des citadins et nous sommes dimanche, je me retrouve en fait en pleine cohue. Une fois, la haut, la vue est belle mais sans plus... Je retourne en ville un peu amer... Décidément, ce pays ne m'aura pas tellement plu, heureusement que je n'avais qu'une dizaine de jours à y passer.

Le dernier jour avant de prendre un vol pour Kiev (Ukraine), je croise 2 français paumés, le nez dans le Lonely Planet. Ils cherchent le même hôtel que moi, je les guide. Sur le chemin, nous faisons connaissance, ils sont cousins, la fille s'appelle Élodie et lui Samir puis je leur fais visiter la ville toute la journée puis finalement on se sépare : ils vont à l'office de tourisme pour réserver une randonnée clé en main, tandis que moi, je retourne à l'hôtel chercher mon sac avant de rejoindre l'aéroport. En fait, mon avion est le lendemain matin à 7 heures, j'ai choisi l'option de squatter l'aéroport la nuit car il n'y a pas de bus à cette heure-ci... Il est 21 heures quand je débarque dans le terminal sous une pluie battante. Chaque siège est séparé par un accoudoir, impossible de s'étaler sur plusieurs sièges, j'essaie de faire une sorte d'oreiller avec mon sac et m'affale tant bien que mal. La nuit sera longue, je dormirai quelques heures, réveillé régulièrement par les passages des voyageurs qui vont et viennent puis finalement, 5 heures du mat', je procède au checkin assez crevé... Heureusement, ils me font pas chier à la douane, la fatigue n'aurait pas aidé pas pour négocier! Ahlala, c'est pas toujours drôle la vie de baroudeur... 
Dans mon article précédent, je venais de monter dans le train de justesse. Tout dégoulinant de sueur, je me rends compte que je dois traverser une dizaine de wagons pour rejoindre ma place. Cela me prendra pas mal de temps, le train étant bondé, et l'allée pas très large, je passe tout juste avec mon sac à dos. Cette traversée me permet un premier contact avec la faune locale. Les gens me regardent passer comme si j'étais un extra-terrestre mais personne ne m'abordera finalement. Il fait super chaud dans le train, une chaleur moite, tous les hommes et enfants comatent torses nus, shorts et tongs.




Le lendemain matin, je vais voir le patron pour la douche qui, tout gêné, me dit qu'il n'y a pas d'eau.... et me montre une cinquantaine de bouteilles de coca, sprite remplie d'eau. Ok, j'ai compris
De toute façon, il faut vraiment que je me lave maintenant. Finalement, même si ce n'est pas très pratique, que l'eau est froide, et ben ça m'a fait vachement de bien de retrouver un semblant de propreté!
Je vais pouvoir visiter le mausolée maintenant, le seul intérêt touristique de cette ville. C'est vrai que le monument est assez impressionnant et plutôt joli!




Les gens sont surpris de voir débouler un convoi aussi hétéroclyte : un Land Rover, une Traction, une Acadiane et une moto au milieu de tout ça!
Les gens klaxonnent, nous saluent, nous prennent en photo, c'est du pur délire!


Les tentes sont dépliées sur les voitures ou dans le sable. Eva et moi choisissons de dormir directement sur la plage. Puis, vient l'apéro et le repas, on passera vraiment une excellente soirée tous ensemble!







Le matin, le bateau n'a pas bougé. Les dernières nouvelles sont qu'une tempête violente a lieu en mer et nous restons sur la côte en attedant. Aucune estimation n'est donnée, les tempêtes ici peuvent durer de quelques heures à une semaine. Aaargh, mon visa pour le Kazakhstan est juste, juste, il me reste une dizaine de jours. Nous passons la journée à discuter, jouer et à affronter le vent sur le pont.



Le soir, plutôt que de manger au restaurant du bateau, nous décidons de descendre aux voitures et de collecter la nourriture dispo de chacun et de faire un repas avec tout ça! Coup de chance, dans le couple américain qui voyage en pédalant, le gars est cuistot et nous prépare un bon petit plat! Hmmm
Maintenant, on se connait tous bien, les voyageurs. Sur le bateau, les autres personnes sont majoritairement des routiers turcs qui restent entre eux boire du thé ou de la bière entre eux.




Il est temps pour moi de dire au revoir à tout le monde en Géorgie et quelques heures avant de prendre mon train, je montre à Jacob comment faire un réchaud à partir d'une cannette de Coca (P3RS du forum RL pour les connaisseurs). En tous cas, ce bricolage aura fait quelques émules en Géorgie
Dans le train pour Baku, capitale de l'Azerbaïdjan, je suis avec une femme dans le compartiment mais le reste du train semble plutôt désert. Difficile de communiquer, elle ne parle que georgien mais nous partageons les sandwiches et la bière. Après une heure de voyage, arrivée à la douane. Aucun problème coté georgien, j'avais pris la précaution d'enlever le visa de l'Abkhazie, sous peine d'avoir un interrogatoire pénible... Puis, nous passons coté azeri. Je savais que mon visa arménien poserait problème, les douaniers ne parlant pas anglais cherchent dans le train quelqu'un qui peut faire la traduction. On me pose quelques questions, mon passeport est probablement vérifié sous toutes les coutures, on me le rendra très tard par rapport aux autres personnes. Voila comment bloquer un train une heure et quelques, désolé
Finalement, je récupère mon passeport et le train repart. Le matin en me réveillant, je constate que l'on traverse des champs de pétrole dans le désert durant des kilomètres avant d'arriver à Baku vers 8 heures.





Il est temps pour moi de dire au revoir à l'Azerbaïdjan et de monter sur le ferry pour de nouvelles aventures...
De retour de Borjomi, j'ai maintenant fait le tour des lieux interessants de Georgie, il est peut etre temps pour moi de partir. Mais je me souviens d'une discussion avec Jacob quelques jours auparavant autour du feu de camp dans le parc de Lagodekhi : il a deja ete en Abkhazie et pense y retourner. L'Abkhazie, nom intrigant mais surtout un lieu qui l'est. En effet, cette region georgienne s'est autoproclamee independant et a ete reconnu par la Russie et le Nicaragua pendant la guerre entre la Georgie et la Russie. Seulement, ce n'est pas evident pour y aller, en particulier le visa et le passage de la frontiere et d'apres les rumeurs, c'est assez dangereux... Mais Jacob avait trouve ce lieu vraiment bien et compte y retourner car une reunion doit se tenir aux Nations Unies pour discuter un peu de cet endroit...
Annelie souhaite aussi se joindre a nous, on se donne donc rendez-vous chez elle un lundi soir pour discuter de tout ca. Apres quelques verres de bieres, on decide d'y aller le jeudi prochain car Annelie finit mercredi soir. Le plan est assez simple dans la mesure ou on est tous dans le meme etat d'esprit a savoir se laisser guider par les evenements. On fonce donc le soir meme dans un cybercafe pour faire les demandes de visa (et oui, comme y'a pas d'ambassade d'Abkhazie, ils ont un site internet). Mercredi matin, on fait l'etat des lieux, seule Annelie a recu la lettre de confirmation qu'elle peut passer la frontiere. La pression monte, mais Jacob et moi sommes d'un naturel confiant. Mercredi soir, le train pour Zugdidi, la derniere ville georgienne avant l'Abkhazie, est a 21h30. Annelie qui bosse doit nous rejoindre a la gare vers 21h15. Jacob et moi etant au resto avec d'autres expatries, nous ne faisons pas gaffe a l'heure et finalement decollons du resto a 21 heures. On prend un taxi : arrivee a la gare 21h15. Pendant que je cours acheter les billets (bah oui, on a pas les billets encore...), il fonce acheter des bieres. 21h25, tout le monde a rempli sa mission, nous montons dans le train serein, enfin presque! Toujours pas de lettre de confirmation pour Jacob et moi... Le voyage en train se passe bien, sauf que le controleur nous dit que le train s'arrete avant Zugdidi et qu'on doit prendre un bus...Il est 6h00 du mat', nous errons dans les rues de Zugdidi a la recherche d'un cybercafe voir si on a recu nos lettres... 9h00, le cybercafe ouvre mais toujours rien... on decide d'appeler le ministere des affaires etrangeres d'Abkhazie pour voir ce qu'ils bricolent. Heureusement, ils parlent bien anglais, apres 20 minutes de discussion, ils nous annoncent qu'ils ont change les regles et qu'ils envoient plus de lettre, qu'on peut se presenter a la frontiere! Cool
On fonce dans un taxi, negocie le prix pour aller a la frontiere et zou! Checkpoint georgien, ils controlent les passeports, recopient nos infos sur 5 formulaires differents posent un tas de questions sur les raisons d'aller la bas et c'est bon. Apres 500m de marche, on passe les bunkers georgiens et traversont le pont qui franchit la riviere qui fait la frontiere. De l'autre cote du pont, les chars russes sont la, des barrieres en beton puis finalement on arrive a la frontiere abkaze. C'est vite vu, apres 5 minutes, Annelie a le feu vert pour passer et nous, c'est simple : pas de lettre, on rentre pas. 30 minutes de discussion, c'est toujours niet. Dans ces moments, il faut rester calme. On appelle le ministere des affaires etrangeres et on lui passe le douanier. Le gars, nous fait signe de nous assoir. On attend 1 heure, des douaniers passent, des gentils, des cons, des comprehensifs, des qui-nous-ignorent... On est toujours sur notre banc, le soleil tape. Pendant ce temps, on voit des jeeps des Nations Unies qui passent regulierement dans un sens ou l'autre. Le chef revient et nous dit qu'il attend un coup de fil. On rappelle le ministere, toujours le meme cirque. Il est midi passe, ca va faire 3 heures qu'on attend au soleil quand finalement, il revient avec nos passeports et nous fait, c'est bon! Yeeeehoo!
Abkhazia, nous voila!
Coup de chance, une marshrutka est la et nous amene a Gali, la ville apres la frontiere. La route est dans un etat lamentable, et nous voyons des maisons detruites un peu partout : le resultat de la guerre avec la Georgie en 1992. Durant le trajet, Jacob recoit un SMS : Vous allez bien? des bombes ont explosees cette nuit a Zugdidi. En fait, si notre train s'est arrete avant, c'est qu'une bombe a explose sur un train de fret quelques heures avant nous, et il y avait une bombe dans la gare. D'apres le gouvernement georgien, ca serait les separatistes abkhazes. Oulala, ca commence bien!
On nous depose dans le centre, et nous voulons rejoindre Sukhumi, la capitale mais plus de marshrutka, le seul moyen est le taxi... On decide de faire du stop et apres 10 minutes, un gars s'arrete et nous prend dans sa voiture.








En cours de route, alors que nous marchons sur le bord de la route, nous voyons un troupeau de buffles.


http://www.en-voyage.info/Recit/Entre_pays_slaves_et_latins-3#latransnistrielepaysquinexistepasLe matin, nous nous retrouvons a la gare de bus pour prendre une marshrutka. Apres quelques heures de route, nous arrivons a destination vers midi. Pour randonner dans ce parc, il faut tout d'abord se faire enregistrer gratuitement dans le centre des gardes forestiers et aussi payer par avance les nuits que l'on va passer dans le parc (7 laris par nuit pour une tente ou 10 laris par personne par nuit dans un refuge). Nous prenons la solution de la tente, la plus economique
Nous faisons quelques courses dans un petit magasin avant de nous aventurer dans le parc puis nous commencons la rando vers 14 heures. A peine 20 minutes de marche, le temps tourne a l'orage et une grosse pluie s'abat
Cela finit par se calmer et nous continuons notre marche avec les kways puis cela cesse apres une heure et nous pouvons enfin apprecier la randonnee et les paysages!







Mais l'heure tournant, Annelie travaillant le lendemain, nous devons rentrer a Tbilissi. Le gars avant de partir m'offre en cadeau son couteau georgien et voulant le remercier, je lui donne mon couteau francais, mon doukdouk. Mais il refuse, signifiant que c'est un cadeau qu'il fait et non pas un echange. J'insiste mais rien n'y fait. Nous quittons tout ce petit monde et marchons vers la route principale. Il n'y a plus de marshrutka a cette heure, donc nous tentons le stop. A peine 2 minutes d'attente que la premiere voiture s'arrete et nous prend. Mais apres 15 minutes, nous decidons de descendre, car le gars semble bourre et conduit extremement vite. Etant dans une grosse ville, nous trouvons une marshrutka sans peine et rentrons a Tbilissi sans encombre.






Le lendemain, on decide d'aller voir une autre partie du parc, nous revenons au village et prenons un taxi pour nous amener a 500m de la frontiere avec l'Azerbaidjan
Apres 4 ou 5 heures a longer la frontiere, nous arrivons a notre but, une vieille fortresse plus ou moins en ruine qui surplombe la frontiere. Bien sur, etant dans une reserve, il est interdit de planter la tente en dehors des espaces reserves, mais c'est tentant, alors on le fait! Bon, maintenant faut pas se faire choper par les gardes forestiers et les douaniers! L'endroit est bien couvert dans la foret, en hauteur
Nous installons le camp juste a cote de l'eglise, la nuit avec les flammes du feu de camp qui dansent sur le mur, ca donne une ambiance assez terrifiante mais interessante!



Puis pour digerer, nous prenons une glace aupres d'un vendeur ambulant sur sa petite moto. Le retour vers Tbilissi se passera sans encombre, nous dormirons, surement un melange de fatigue et de vin...















La premiere mission consiste a trouver un champ pas trop loin pour poser nos tentes avant que la nuit tombe. Apres avoir marche quelques kilometres sur la route, nous bifurquons vers un petit chemin. 30 secondes apres, un bruit de freins et deux voitures se percutent juste au croisement. Le choc est violent! Jacob, un americain et moi jetons nos sacs et courons sur les lieux aider les personnes a sortir des voitures. Dans ses pays, la ceinture de securite est bien sur superflue, une nana a heurte le parebrise et saigne de la tete mais elle est consciente. Nous aidons a faire sortir un gars coince a l'arriere de la voiture. La police est sur les lieux quelques minutes apres, la situation commence a devenir tendue, nous preferons partir dans la mesure ou nous n'avons plus rien a faire. Un kilometre plus loin, nous trouvons un champ ou nous posons nos tentes et rejoignons Morphee assez rapidement.

Cette lettre m'a coute 754 et il faut attendre environ une semaine pour obtenir l'autorisation du ministere des affaires etrangers d'Azerbaidjan a Baku.
Cette semaine passee a Tbilissi a ete vraiment riche en rencontres. J'ai retrouve Uri l'israelien avec qui on avait fait quelques randos avec Jose a Ushguli, le village le plus haut d'Europe.














Durant ce festival, je rencontre Emanuel, prof d'allemand a Tbilissi pour un an et il heberge des voyageurs gratuitement chez lui via un site appele couchsurfing.com. Le principe du site est de proposer des hebergements partout dans le monde gratuitement au voyageur. Pour plus de details, voici la page wikipedia.



Apres 5 ou 6 heures de route (plus ou moins bonne) de marshrutka, nous arrivons a destination. L'endroit ou nous dormons est rustique mais bien sympa, il s'agit d'une petite maison (sans eau courante) avec une etable et quelques animaux. Elle est tenue par un couple age plutot sympa meme si pour communiquer on a un peu de mal (vu que notre russe est tres tres limite). Apres un bon repas simple mais avec une table bien garnie en legumes, et bien arrose, nous allons nous coucher. La nuit est bien froide, les 2 couvertures ne sont pas de trop!



C'est parfois dangereux, il n'y a aucune protection car en fait tres peu de touristes savent qu'il existe.


Arrives dans l'apres-midi a Tbilissi, Jose a pris son billet d'avion pour le lendemain matin et comme le soir meme, un important match de foot avait lieu en Espagne, il a prefere partir prendre un hotel (avec TV) a cote de l'aeroport. J'ai decide finalement de rester en Georgie, avec quelques points a eclaircir...
Le soir de mon retour, je retrouve Annelie qui apres mon recit sur Vardzia, aimerait y aller aussi et elle a les 3 prochains jours de libre. Allez, ce coin est bien chouette, on reprend la route pour Vardzia le lendemain matin. Mais atout appreciable, Annelie vivant en Georgie depuis 8 mois, elle parle georgien. On retourne chez le couple et on peut enfin discuter et comprendre tous les toasts a porter
Apres un peu d'attente, on demarre mais avant d'atteindre la fin du village, un des georgiens s'exclame: "Piva, chacha!". Il a du oublier de faire ses courses, en tous cas, on s'arrete a l'epicerie pour qu'il puisse acheter ca.
La route, enfin, c'est un chemin de terre et il a pas mal plu ces derniers temps, est tres gras mais aucun probleme. La premiere etape est le passage d'un col a 3000m. Pour feter ca, on s'arrete a la croix du col, on remercie Dieu, on benit la bouteille de chacha achetee avant de partir et tout le monde boit. Apres plusieurs tournees de chacha, il est temps de repartir un peu plus gais qu'avant.
Et les georgiens commencent a chanter dans le bus, il y a une bonne ambiance. Apres 45 minutes de route, on s'arrete a une autre croix et on refait une priere a la croix puis il est temps de boire. Notre chauffeur etant raisonnable, apres 2 tournees de chacha ne boit que de la biere. A 6, on a descendu 1 litre de chacha qui doit titrer a 60 degres. Autant dire que la tete commence a tourner, heureusement la conduite est impeccable et pourtant ca glisse dans tous les sens mais la main de maitre du chauffeur rattrape ca brillamment (oui, car l'autre main est souvent prise par son telephone portable ou une cigarette) sans parler des frayeurs quand on longe les ravins, des eboulis sur la route ou des traversees de rivieres. Apres quelques autres arrets aux lieux saints, nous arrivons enfin a Ushguli. Bilan de cette epopee : 1,5 litres de chacha pour nous et 2 litres de biere pour le chauffeur, un peu plus de 3 heures pour 40 kilometres de parcours. Mais vu la route, il vaut peut etre mieux avoir bu pour ne pas se rendre compte de tous les dangers










Mais ce fut une excellente randonnee quand meme



Puis on retourne a Zugdidi prendre un train de nuit qui nous ramenera a Tbilissi.

























Elle nous raconte qu'en ete, il arrive qu'elle accueille plus de 60 personnes, les gens dormant un peu partout, dehors sur la terrasse, etc. En tous cas, c'est le lieu ideal pour rencontrer du monde.
Premiere journee a Tbilissi, on deambule dans la ville un peu au hasard des rues pour en apprecier le charme. En fait, ca commence par l'avenue principale qui est bloquee par les manifestants en opposition au pouvoir. Il y a des dizaines de tentes et des banderolles un peu partout.








Le lendemain du jour de commemoration du genocide, Awet et ses amis belges prenaient l'avion pour rentrer chez eux, l'auberge de jeunesse est aussi vide, il est temps pour moi de partir vers le Nord pour rejoindre la Georgie. J'aurai passe pas loin de 10 jours a Erevan, mais ca fait du bien de temps en temps de se poser dans un endroit, de ne pas se poser la question de savoir ou dormir le soir et aussi de se balader dans une ville qu'on connait. Mais, la, je ressens le besoin de repartir meme si c'est bizarre de se retrouver seul. Je prends donc une marshrutka pour aller a Alaverdi a 50 kilometres de la frontiere georgienne. Ce coin est connu pour avoir plusieurs monasteres classes au patrimoine de l'UNESCO. Le temps est a la pluie, il me faut quelques heures pour rejoindre ma destination. Une fois arrive, je commence a remonter la rue principale quand une voiture arrivant assez vite roule dans une grosse qui fait une grosse gerbe d'eau quelques metres devant moi. Raah le con! 30 secondes plus tard, la voiture fait demi-tour et le conducteur, un jeune, m'interpelle par la vitre. Il parle anglais et s'excuse pour la flotte et me dit de monter. Il me demande ce que je fais et s'il peut m'emmener quelque part. Je lui montre l'adresse et nous voila parti. On discute pas mal, il s'appelle Mamicon et a une petite boite de service informatique. Une fois, mon sac depose dans a l'hotel, il se propose de m'amener a un monastere pas loin et de me servir de guide les prochains jours. Doommage pour le monastere, on est arrive trop tard, la porte est fermee.


En fait, nous avons passe une bonne partie de la journee a tout installer, avec pas mal de problemes a resoudre. Je les ai plutot bien aide sur ce coup la, et pour nous remercier, le patron nous a invite chez lui a manger. C'etait franchement sympa et super bon, mais on a aussi beaucoup bu. Ici tout le monde fait soit-meme son alcool et ca titre bien sur fort en degres. Apres ce repas bien arrose, nous voila parti tous ensemble au monastere de la veille, dans le Lada Niva du patron. Puis, nous nous arretons chez Mamicon et sa mere ne laissera pas repartir les mains vides : un sac avec deux enormes pots de confiture maison.



Sinon, je me suis pris une carte SIM pour mon portable, j'ai donc un numero georgien maintenant : +995 99239661. Au passage, vous pouvez virer mon ancien numero de tel francais, vu que l'abonnement est termine.
Tout se passe toujours super bien, je rencontre pas mal de gens interessants, en Georgie, il y a beaucoup de monde travaillant pour differentes ONG ainsi que des profs de langues. Il me reste a peine 2 mois avant de rentrer en Pologne, je vais raccourcir mon intineraire initial en passant par le Turkmenistan, l'Ouzbekistan et le Kazakhstan. Pour le Tadjikistan et le Kirghizstan, on verra une autre fois!
En effet, le 24 avril est la date commémorative du génocide des Arméniens. Je ne vais pas vous faire un cours d'histoire, vous trouverz tous les details sur la page Wikipedia. J'y vais avec Awet et un couple d'amis belges a lui. Il y a un monde fou, et chacun vient avec des fleurs. La foule se deplace dans un calme absolu et solennel, c'est assez impressionnant. Il nous faudra 2-3 heures pour arriver au monument du genocide et deposer la fleur. Cela fait un mur de fleurs, imaginez des millions de fleurs!


Pour aller la bas, plutot que la marshrukta, on a trouve un taxi collectif pour le mem prix. C'etait une vieille Mercedes de luxe (600 SEL) avec sieges en cuir, sieges chaussants devant et derriere et plein de places. Le pied ! Sauf qu'apres quelques bornes, on s'arrete prendre des gens et finalement on se retrouve a 7 dans la voiture (la configuration standard em Iran : 2 sur le siege passager et 4 derriere). Une fois arrive la bas, on fait un tour de ville mais finalement il n'y a vraiment rien d'interessant.



Je pars donc pour une excursion a la journee avec Awet, on va se faire le lac Sevan. Comme chaque fois, ca commence par un voyage en marshrutka. La tache la plus compliquee est en fait de savoir ou choper la marshrutka car elles partent d'un peu partout dans la ville. Durant le voyage, on fera la connaissance d'un gars qui etudie a l'ecole chretienne armenienne pour devenir pretre. On discute un peu puis il nous conduit a la partie interessante du lac Sevan a savoir le monastere Sevanavank. Le temps est plutot beau et la vue bien degagee!
Les montagnes ont encore la tete dans la neige et on comprend pourquoi, le fond de l'air est vraiment frais. Le lac Sevan est par ailleurs l'un des plus grands lacs d'altitude du monde (1900 m)


Encore un peu de retard sur mon blog, j'ai encore pas mal d'aventures fantastiques a vous raconter, des rencontres extraordinaires et des photos bluffantes de Georgie ou je suis alle randonne. Ok, ca fait un peu promotion comme ca, mais je vous jure, c'est vrai!
A bientot et au plaisir de lire vos messages 







Pour visiter ces lieux, je suis parti avec Karin et Annelie. Il pleuvra toute la journee... Pour rejoindre Garni, nous avons pris une marshrutka (minibus) et apres 40 minutes dans les montagnes nous sommes arrives sur place. Un homme jouait du duduk dans le temple pour son plaisir car l'accoustique y est tres bonne. C'etait franchement envoutant d'ecouter la sonorite triste de cet instrument dans ce lieu.




Et le soir, on est alle au concert de jazz (cf l'article sur la musique) avec Awet.
KhorVirap, c'est l'image typique de l'Armenie : un monastere et le Mont Ararat derriere. Cette montagne est maintenant en Turquie (5 165 m d'altitude) faisait partie de la grande Armenie au debut du XXe siecle. Mais ce volcan est surtout connu pour etre le lieu ou Noe a pose son arche apres le deluge.
J'ai attendu plus d'une semaine le beau temps pour aller a Khor Virap et j'ai bien fait :D En effet depuis mon arrivee a Erevan, il a plu tous les jours ou bien le temps etait couvert et donc on ne voyait pas le mont Ararat. Mais ce jour la, quand j'y suis alle avec Awet, le temps etait splendide et cette montagne blanche en fond est vraiment magique!

) sur Erevan.
Pas beaucoup de photos des concerts, c'est pas toujours evident d'en prendre mais en voici quelques unes quand meme.



Au premier abord, Erevan n'a rien de particulier, pas de lieu vraiment historique, et le temps est plutot pluvieux. Cependant, l'Armenie etant un petit pays, il est facile d'Erevan de faire des visites a la journee dans le pays. Dans la mesure, ou je suis reste dix jours dans cette ville, je vais essayer de faire un article par theme ou lieu visiter mais je vais commencer avant tout par faire un tour de la ville et des gens rencontres avec qui j'ai voyage.










Aujourd'hui, je vous raconte le passage de la frontiere et mon entree en Armenie.
Comme vu avec Nasser, le gars de l'office de tourisme de Tabriz, je prends un taxi a 7 heures le matin pour choper le train de 8 heures. Arrive a la gare pour acheter mon billet de train, on m'annonce que le train est a 7 heures et que le prochain est demain... Bon, il me reste plus qu'a rallier Jolfa en bus. Je prends un autre taxi, direction la gare de bus pour Marand un peu plus au nord de Tabriz. Apres 1 heure de bus, j'y arrive, il est seulement 10 heures, le temps est beau. Apres un coup d'oeil sur mon guide, il faut traverser la ville pour trouver des bus qui vont a Jolfa. Apres 1 heure de marche, j'arrive a la fin de la ville, mais pas de trace de gare de bus... je demande a un gars et il me dit qu'il faut aller en ville. 30 secondes plus tard, il me rattrape et me fait signe de monter dans une voiture qui va m'amener au bon endroit. Finalement, ca sera un taxi collectif, j'attends donc dans la voiture qu'elle soit pleine pour qu'on parte vers Jolfa, a la frontiere de l'Azerbaidjan. Le chauffeur essaie de discuter avec moi et je lui dit que je veux aller en Armenie et me dit qu'il peut m'emmener de Jolfa a la frontiere armenienne (soit environ 60 kms) pour 150.000 R. Je n'ai pas assez sur moi, je lui montre que je n'ai que 90.000 R mais il me dit qu'a ce prix la, personne n'ira... bon tant pis, je lui dit que c'est mon dernier mot. Ca y est, la voiture est pleine, et on file vers Jolfa, toujours plus au nord. On depose tout le monde a Jolfa et me fait signe de rester et me demande si j'ai change d'avis. Etant coince, je n'ai pas le choix, je lui dis OK soit 90.000 R et un billet de 5 EUR.
La route longe la frontiere azerbaidjanne pendant un bout de temps avant de suivre la frontiere amrnienne. L'itineraire est superbe mais comme c'est une frontiere, pas le droit de prendre de photo, d'autant plus qu'ici c'est tres sensible vu que l'Armenie et l'Azerbaidjan sont toujours en conflit (plus de details ici : http://www.bibliomonde.com/donnee/armenie-conflit-territorial-351.html ). Apres une heure de route, arrivee au poste frontiere, le chauffeur de taxi me laisse la. Premier controle iranien, je donne mon passeport, on valide ma sortie. Deuxieme controle iranien avant de franchir la frontiere, le garde me dit que mon visa est expire et que je ne peux pas sortir. Il passe differents coups de fil, apres une demi-heure a poireauter, il me dit que c'est finalement bon. C'est vrai que c'est un peu complique comme situation, et j'avais parie le tout pour le tout. En fait, sur mon visa, il est ecrit qu'il est valide du 04/03/2009 au 03/04/2009 pour une duree de sejour de 30 jours. Or nous sommes le 09/04/2009 mais je suis rentre en Iran le 14/03/2009 si bien que je n'ai pas depasse la duree des 30 jours. La date de validite concerne la periode a lquelle je peux rentrer en Iran. Enfin, heureusement que c'est comme ca, car sinon en cas d'expiration du visa, ca fait tres mal. Je dois passer 300.000 R par jour depasse, passer devant un tribunal pour jugement, etc. Bon, ca y est, je suis sur le pont qui separe les 2 pays :D C'est toujours un moment intense de traverser une frontiere.Arrive du cote armenien, je paie mon visa 15.000 Drams (30 EUR) pour une duree de 3 mois. Puis vient le controle du passeport, l'officier me fait attendre une heure et demie dans le hall! Puis finalement, c'est bon, me voila dehors. Pfiou! Un chauffeur de taxi vient a moi et me propose de me conduire mais le prix est exhorbitant et en plus, la ville ou je compte aller se trouve a seulement 8 kilometres. Je decide donc d'y aller a pied surtout que le temps est splendide! Apres, 2 kilometres de marche sur la route, je passe pres d'une tour et un douanier me fait signe d'arreter. 30 secondes plus tard, il descend de son perchoir et je m'apercois que c'est un douanier russe. Il me dit qu'il doit appeler un officier et que je ne peux pas partir et me fait signe de poser mon sac au bord de la route... 30 minutes plus tard arrive une vieille jeep russe et y descend un officier et 4 soldates armes de kalashnikov. Programme rejouissant en perspective! L'officier est russe ainsi que 2 soldats, et les autres sont armeniens (je le sais a leur insigne, les caracteres sont differents). L'officier est jeune et parle un bon anglais. Il prend toutes les informations de mon passeport et me demande ce que je fais ici. Il m'annonce que je n'ai pas le droit de marcher sur cette route qui longe la frontiere et me fait signe de monter dans la voiture. Il fait signe a un soldat de monter dans le coffre et je me retrouve sur la banquette arriere avec un soldat de chaque cote. Manque de bol, la jeep qui a du faire la 2nde guerre mondiale, ne demarre pas. Les russes etant prevoyants, sortent la manivelle et essaie de la demarrer comme ca. Apres 5 minutes d'effort, le moteur se met peniblement en route. Nous voila parti sur la route a 30 km/h voire 50 quand ca descend un peu... Pendant ce temps, je discute avec l'officier. On parle de tout, c'est un fan de Jena-Paul Belmondo et Jean Reno. Puis je lui parle de mon voyage et est tout content quand je lui annonce que je passerai en Russie. Apres quelques minutes, la voiture se gare et il me dit que le village ou je veux aller n'est plus qu'a 2 kilometres mais qu'ils ne peuvent pas aller plus loin, car ce n'est plus "leur territoire".
Arrive dans le village "Meghri", un gars dans sa boutique vient me voir et me propose un cafe. Puis il me demande si je veux une chambre. Il appelle un ami qui a un hotel. Le prix propose est pas mal alors j'accepte et nous voila parti en vieille Lada break. Je pose mes affaires dans la chambre, prend une bonne douche et commande une soupe avant de filer au lit. Le lendemain, je dois me lever tot et prendre un bus a 7h30 pour Goris.
Et effectivement a 3 heures du mat', le bus me laisse au bord d'un peripherique. Un taxi traine dans le coin, sachant que le bus arrive et me dis que ca sera 150.000 Rials (12 EUR) pour aller en ville. Je l'envois paitre et commence a marcher le long de la route. 3 minutes plus tard, il arrive a ma hauteur en souriant, genre, c'etait une blague. Je lui montre mon billet de 50.000 R (4 EUR) et lui fait comprendre que c'est ca ou rien et on conclue le marche. Apres 20 minutes de route (c'etait pas tout proche!), il me depose devant l'hotel que je lui ai demande. Mais je me rends compte que ce n'est pas celui que je voulais et en plus il est ferme... et le taxi est parti depuis longtemps. En fait, il y a un hotel et une guesthouse qui partage le meme nom DORIA mais ne sont pas du tout au meme endroit et moi, je pensais a la guesthouse
Apres un coup d'oeil sur mon plan, je me mets en quete de la guesthouse a 3 heures et demie du matin. Fini les taxis, ras le bol, je prefere marcher, ca va me detendre et en plus, il fait bon. Dans une ville iranaise a 4 heures du mat', on croise uniquement des policiers et des chauffeurs de taxi... Apres 4 kilometres de marche, j'arrive a destination mais elle est fermee de minuit a 7 heures du mat', je me resigne donc a passer la nuit dans un bouge juste a cote, je commence a avoir l'habitude des hotels pourris qui sont degueulasses. Reveil a 11 heures, histoire de pas payer une autre nuit, je demenage de suite dans la guesthouse que je voulais depuis le debut! Le proprietaire, qui ressemble drolement a Louis de Funes est super accueillant et sympa. Il lui ressemble tellement qu'a chaque fois que je le vois, je m'attends a le voir faire le con avec des grimaces mais non, dommage :D C'est ici que j'ai trouve les chambres et les toilettes les plus propres d'Iran!
En debut d'apres-midi, je passe au bureau d'office de tourisme et tombe sur Nasser qui en a la charge. Cet homme est en fait la sommite de Tabriz, il parle parfaitement 7 ou 8 langues dont le Francais, le Polonais! Impressionnant et il est d'une gentillesse en plus. Je vais finalement lui rendre visite le matin et le soir de mes journees passees a Tabriz. On discute de tout, on boit un the, il me parle des bons coins, etc.
Sinon la ville en elle-meme est pas terrible, voici les principaux monuments a savoir la citadelle et la mosquee.




Demain matin, taxi pour aller a la gare et prendre le train de 8 heures pour Jolfa. De la, il faut que je me demerde pour prendre un taxi qui m'emmenera au poste frontiere, situe 60 kilometres a l'est.
Le lendemain, j'ai dans l'idee d'aller a Masuleh, un petit village en montagne, a 60 kms de la meme si le temps est pas terrible. Je prends un premier minibus puis un second et 2 ou 3 heures plus tard, me voila a destination... sous la pluie
Je commence a monter un peu dans le village et un gars m'accoste et me propose une chambre. Je le suis, et il me propose un petit appartement bien chouette dans le village. Seulement le prix est en consequence : 210.000 R (17 EUR). Apres une negociation un peu tendue, on se met d'accord a 120.000 R (10 EUR). Je pose mon sac et me voila parti en balade dans le village avec mon kway bien sur...





Apres avoir traverse Teheran en metro, j'arrive a Karaj, une ville a une trentaine de kilometres de la capitale iranienne. Siavash m'attends et nous filons chez lui! Il m'annonce qu'il a un repas de famille avec ses cousins! Bonne nouvelle! Arrive chez lui, il me presente a sa famille compose de sa mere et ses deux soeurs, Sepide et Sara.

Nous prenons la voiture pour aller au repas, direction le nord de Teheran, qui est la partie la plus agreable. Arrive la bas, je suis accueilli par toute sa famille et tout se passe super bien. Pendant que les femmes preparent a manger, les hommes s'affairent au barbecue : chacun son boulot! Pendant que les braises se preparent, une bouteille de vin est ouverte, mais je dois dire qu'il est plutot aigre. Quand c'est bien chaud, quelques brqises sont recuperees pour etre utilise dans le qalian (le narguile) et il etait super parfume. Le repas arrivent et comme toujours, il y a beaucoup trop a manger et faut gouter a tout! Ce fut vraiment une excellente journee. Le soir, en rentrant en voiture, la mere et sa soeur insiste pour que je reste une journee de plus et j'accepte car je suis vraiment bien ici. :D
Le lendemain, c'est une journee plutot tranquille et ca fait vraiment du bien de temps en temps, de se poser, de discuter, de regarder la tele au chaud dans un appartement. Le midi, j'ai droit a un plat typique iranien que m'a prepare sa mere : le fesenjan. C'est du poulet prepare avec des grenades et des noix, un seul mot : delicieux! Puis vient le depart pour Rasht, ma prochaine destination. Siavash me raccompagne a la gare de bus et nous nous quittons... il espere obtenir un visa pour travailler en Europe, on se donne rendez-vous en Iran ou en Europe
Sa mere m'a prepare 2 sandwiches, un sac de fruits, de chocolats, de pistaches. Un regal, dans le bus!
Apres notre journee de visite avec Jon et Daniel, nous prevoyons le lendemain d'aller faire un tour en dehors de la ville, pour voir un site zoroastrien, les tours du silence. Une coreenne, Mi-souh, arrivee dans le dortoir, se joint a nous et nous voila parti a 4 dans un taxi pour une dizaine de bornes. Pour mieux comprendre le role de ces tours, voici un extrait de Wikipedia :
La vie étant conçue comme un don d'Ahura Mazdā, la mort ne peut être considérée qu'avec horreur. On pense que la décomposition du corps est l'œuvre d'un démon. Une sorte de caste, les Nasālāsar sont chargés d'emmener les morts dans des « Tours du Silence ». Le Rite funéraire se déroule ainsi, les défunts y sont déposés, dénudés, afin d'y être dévorés par les vautours, de façon à ne pas souiller la terre, par inhumation, et le feu, par crémation. Leurs parents les accompagnent jusqu'à la Tour mais n'y entrent pas. Ils se rassemblent dans une petite chapelle bâtie à proximité de la Tour et y récitent des prières.
On commence la journee par visiter un village zoroastrien, en plein desert, qui a ete abandonne il y a quelques annees. Le village est encore en bon etat et c'est interessant de voir les astuces utilisees par exemple pour avoir un reservoir d'eau fraiche avec des systemes de ventilation. Puis nous poursuivons notre route vers la ville de Meybod, au milieu du desert ou nous arretons acheter a manger et visiter un chateau de sable/terre (nan, nan pas un truc de plage, un vrai, un gros chateau solide et tout!). De la haut, on a une belle vue sur la ville.




La coreenne a pris un bus vers Teheran le soir meme. Jon et moi, nous avons pris un bus vers Teheran le lendemain et Daniel est parti vers le Pakistan. J'avais prevu initialement 2 jours a Yazd mais j'y suis reste 5 finalement. En effet, la ville est super agreable et j'y ai surtout rencontre des gens vraiment biens, d'ailleurs on a garde contact (Jon et Daniel).


Le lendemain, je profite du superbe temps et fais une visite de la ville. Yazd est assez touristique (iraniens en vacances), mais il suffit de s'eloigner un peu et on se retrouve seul dans les rues. Le soir, un suedois, Jon, et un allemand, Daniel, m'ont rejoint dans le dortoir. Jon, est etudiant dans les affaires internationales en Iran, a la frontiere pakistanaise. C'est une situation particuliere car il n'a pas le droit de quitter le campus, sauf pour aller a l'aeroport mais il est escorte par des gardes. Il avait choisi cette ville d'Iran, car tout est gratuit mais en a marre et souhaite bouger a Teheran. Daniel, lui voyage pendant 8 mois de l'Allemagne au Nepal et a suivi un parcours en Europe assez similaire au mien. Le soir, on se mange un bout ensemble et le lendemain, nous refaisons un tour en ville.







Je me sens deja mieux, je fais une petite lessive puis part faire un tour en ville. A vrai dire, il n'y a pas grand chose d'interessant a part le le bazar qui se tortille sur 1,4 km de long. En me baladant dans le ville, il y a pas mal de maisons detruites par le tremblement de terre qui a eu lieu il y a 5 ans a une centaine de kilometres, a Bam. Pour rappel, il y avait eu plus de 40000 morts (plus de details ici ). Puis je tombe sur une mosquee fermee mais avec une belle entree.

Le lendemain matin, je prends un savari (taxi partage) pour rejoindre Mahan, une petite ville, repute pour son caravanserail. Avant, la revolution de 1979, cette ville etait surtout connue pour produire le meilleur opium d'Iran. Arrive sur place, je cherche ou me loger. Je tourne autour du mausolee et en demandant dans le caravanserail juste a cote, une guide de l'office de tourisme me propose une piece dans le caravanserail! Oh, c'est spartiate, c'est une piece de 2m x 2m et un tapis au sol, mais se dire que des centaines d'annees plutot, il y avait des marchands qui dormaient ici rajoute indeniablement du charme!






Apres une nuit dans ma chambre, je quitte la ville et retourne a Kerman prendre un train, direction Yazd dans le desert.
Premiere visite de Shiraz (ou شیراز pour ceux qui lise le Farsi), c'est la citadelle, situee en centre ville avec un jardin plutot sympathique au milieu.








Le lendemain matin, j'ai le bide a l'envers. J'ai prevu de partir de Shiraz ce soir, je quitte donc la chambre et file vers la gare routiere. En route, j'achete une bouteille de Coca. En debut d'apres-midi, ca allait pas mieux, je fais une purge complete et pars m'allonger sur une pelouse. Et oui, les voyages, c'est pas toujours drole... quand on est pas bien, aucun lieu pour se poser, sans parler des chiottes a la turc sans papier et seulement un tuyau... Le soir, j'ai pris le bus de nuit, ca allait un peu mieux, mais j'ai rien mange de la journee (ni les 2 jours suivants d'ailleurs...). Le matin, le bus est arrive vers 6 heures a Kerman. J'ai encore le ventre qui fait des noeuds, j'ai peu dormi dans le bus, je me pose 15 minutes dans le hall de la gare de bus, avec les chauffeurs de taxi qui me tournent autour en disant : 'Taxi! Taxi! Where you go ? Hotel ? Blah blah'.








Premiere etape : les minarets branlants. C'est assez bluffant en fait comme truc : il s'agit d'une mosquee ou on arrive a faire bouger le minaret et les vibrations (de la pierre) se repercutent dans l'autre minaret. Pour bien representer l'effet, une cloche est posee dans un minaret et une personne fait bouger l'autre et on entends la cloche tinter. Je sais pas si c'est super clair comme explication mais c'est assez dingue comme phenomene d'autant plus que personne ne sait trop pourquoi mise a part que ce n'etait pas prevu par l'architecte





Le soir, un oncle de Reza est venu ainsi que des amis de passage. L'oncle a ramene avec lui une bouteille d'Arak, un alcool iranien maison fait a partir de maceration de fruit. C'est un peu notre eau-de-vie, c'est pas mauvais bien qu'assez fort. Je parle de partir le lendemain pour une nouvele ville, Shiraz, avec Reza et coincidence heureuse, les amis y vont aussi et propose de m'y emmener. Rendez-vous est pris le lendemain a 9 heures a leur hotel.
Avant d'aller se coucher, Reza vient me voir et m'offre des cadeaux, souvenirs d'Esfahan. Je ne sais que dire, que repondre devant ce geste. Depuis que je suis avec lui, je n'ai rien pu payer (restaurant, taxi, etc.). Chose que je n'avais pas prevu en faisant mon sac, il vient de s'alourdir de 2 kg de souvenirs. Je ne peux que lui offrir un petit souvenir de Paris, une petite Tour Eiffel. Merci Alex pour l'idee d'acheter des petits souvenirs de France, ca me sera bien utile au fur et a mesure de mon voyage! Il est touche par le geste et je lui souhaite de voir la Tour Eiffel en vrai. C'est sur cet echange que nous allons nous coucher. Je suis reste pas mal de temps allonge sur mon lit a repenser a ces quelques jours merveileux avec Reza et a son immense generosite ainsi que de sa famille.J'ai trouve 2 photos de la niece de Reza qui misent l'une a cote de l'autre sont plutot marrantes.






A la fin de la journee, nous allons faire un tour dans une mosquee pas tres loin d'ou habite ces parents. Il y a pas mal de monde a faire la promenade.








Et forcement, avec toutes les restrictions durement imposees et punies (pas de lien garcon/fille, pas d'alcool, etc), y'a toujours des derives. Comme durant la prohibition aux USA, on trouve en fait de l'alcool un peu partout, de qualite plus ou moins douteuse. Ainsi, certains achetent de l'alcool a 70° auquel ils ajoutent un sirop et boivent ca. Sinon, au marche noir, ca se trouve assez facilement et pas tres cher. Et sinon, malgre ce que clame le gouvernement, il y a un nombre hallucinant d'homosexuels, et cela est du a la difficulte de rencontrer le sexe oppose car avant c'etait plus simple, les parents s'occupaient de tout jusqu'au mariage. En ayant discute avec plusieurs etrangers, on a tous eu affaire a des avances plus que genantes et ca devient assez vite emmerdant car c'est assez difficile de les repousser et ils sont assez collants generalement. En efet, la nuit de mon depart, Shahram est venu se blottir contre moi... je l'ai renvoye tranquillement mais fermement dans sa chambre, il a compris. Mais bon voila, je me mefie maintenant des mecs seuls qui m'offre l'hospitalite. Non, non, ils ne sont pas tous ca mais le cas est assez frequent en fait (en recoupant plusieurs temoignages d'etrangers que j'ai rencontre)

En effet, Teheran est tellement sature par le traffic que pour se deplacer il vaut mieux une moto. Dans la mesure ou y'a aucune regle pour personne, c'est un puzzle de voitures en perpetuel mouvement. Il n'y a quasiment aucun feu (et de toutes facons, ils ne sont pas respectes), aucune notion de priorite ni vraiment de sens de la route. Tout se joue a la taile du vehicule, a son etat, a la puissance de son klaxon (beaucoup installent des trompes de camions) et aussi a la dexterite du conducteur a se caser entre 2 voitures (il est pas rare de garder les retros replies pour gagner quelques centimetres de largeur). Au niveau des intersections, il y a des voitures dans tous les sens possibles et ca finit par passer. Et les motos se glissent dans ce merdier partout ou elles peuvent (trottoirs, entre les voitures). Bien sur, personne n'a de casque, alors la chute est surement fatale. C'est vraiment effrayant au debut puis on s'y fait. Il n'est pas rare de voir toute une famille sur une meme moto : un enfant sur les genoux du pere, le pere qui tient le guidon, la mere qui tient le bebe dans ses bras, derriere le pere. Au final, il y a tres peu d'accidents mais je sais pas trop comment ca se fait. Je pense que les gens ont developpes des competences
a voir partout en meme temps sans tourner la tete a moins que ce soit l'oeuvre d'Allah, je sais pas. Il suffit de se poser a une intersection et de regarder. Les gens debouchent de partout, personne ne regarde si la voie est libre et s'engage sur la route tranquillement. Au pire, ca freine/pille et ca klaxonne mais ca passe. Il parait que meme pour les gens habitues aux pays d'Asie, le trafic en Iran surprend. Mais apres reflexion, je crois pas que je remonterai sur une moto a Teheran, c'est quand meme la folie.



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Donc apres avoir quitte la famille kurde, je suis parti au terminal de bus acheter mon billet pour Van, une ville pas tres loin de la frontiere iranienne. Le voyage a ete abominable en fait, la majeure partie du trajet a eu lieu sur une route de montagne en terre tassee (ou plutot defoncee par les camions) et difficile de dormir dans ces conditions. Jolie performance de notre chauffeur : a un moment, la route s'est transformee en piste de boue bien glissante et le bus a commence a chasser du cul, mais tranquillement, il nous a rattrape ca en beaute. Sensations fortes garanties! Une fois arrive a Van, je me mets en quete de la gare ferroviaire pour verifier si le train roule toujours (on sait jamais trop ici) et pour acheter mon billet. Bonne nouvelle, le train passe bien ce soir vers 23h00 au lieu de 19h00 prevue. En fait ce train rallie Istanbul a Teheran, s'appelle le Trans-Asia-Express et met un peu plus de 3 jours pour faire le trajet. Au debut, je voulais le faire en entier mais finalement, j'ai prefere utiliser les bus qui sont beaucoup plus rapides et ainsi visiter la Cappadoce et Urfa. Et pour acheter les billets de train, bah faut revenir vers 17h00.
Van, en soit, n'a vraiment rien d'interessant. Apres un petit tour en ville, j'ai passe pas mal de temps dans un cybercafe pour mettre a jour le blog et lire mes emails. Je retourne donc a la gare en fin d'apres-midi acheter mon billet (environ 20 euros). Pas grand chose a faire dans le coin, la gare est loin du centre-ville alors j'attends dans le hall. Il se remplit petit a petit, les gens ont tous des chariots qui croulent sous le poids, de sacs qui ne tiennent que grace a du gros scotch partout autour. Un petit vieux vient me voir et commence a parler en anglais. Il est plutot sympa et on discutera un petit bout de temps ensemble, il me propose de changer mon restant d'argent turc en rials iraniens a un taux interessant. Il est iranien, rentre sur Teheran et fait du business entre la Turquie et l'Iran, il a pas voulu m'en dire beaucoup plus sur son activite. Puis finalement, le train arrive vers minuit et demie. Firus, c'est son nom au ptit vieux, me propose de venir dans son compartiment avec un ami a lui. J'accepte, autant se retrouver quelqu'un que je connais et qui m'inspire confiance.Le train part vers 1 heure du mat' et nous nous arretons a la douane turque d'abord. C'est le merdier car tout le monde doit descendre et faire la queue pour faire tamponner son passeport (generalement, un douanier passe dans le train recuperer les passeports et les rend avec le tampon, c'est plus simple et rapide). Il doit etre 3 ou 4 heures du mat' quand le train repart et cette fois, on arrive en Iran. Ca commence a s'agiter un peu partout dans le train. En fait, tout le monde essaie de planquer les bouteilles d'alcool et autres trucs interdits un peu partout. Pas de probleme avec mon visa, et etant touriste, le douanier ne me demande meme pas d'ouvrir mon sac alors que les bagages des autres personnes sont tous ouverts et scrutes. Beaucoup ont en fait pas mal de contrefacons de fringues, de l'electromenager dans leurs sac mais ca les douaniers s'en foutent. Pendant ce temps, un autre douanier regarde un peu partout dans le compartiment mais au final ils ne trouveront rien. Et non, ils ont pas pense a regarder au fond de la poubelle sous les detritus ainsi que dans les doublures des manteaux des gens mais chuuut :D L'ami de Firus qui est avec nous dans le compartiment s'appelle Shahram, il parle anglais aussim, tant mieux! Le train continuera a rouler la journee, et nous on discutera un peu et on dormira beaucoup. Je decouvre la facon de boire le the des iraniens : tu mets un morceau de sucre dans ta bouche et tu bois ton the et tu fais fondre le sucre avec le the. Forcement, a ce rythme, c'est plusieurs morceaux de sucres pour un verre de the. Le train arrive vers 2 heures du mat' a Teheran, et l'ami iranien que je devais voir, Siavash, a des problemes avec sa voiture et peut pas venir me chercher. Shahram me propose alors de venir chez lui comme il est celibataire, ca lui pose pas de probleme.
A la sortie de la gare, on prend un savari (taxi partage a plusieurs clients) et je decouvre la conduite iranienne de nuit, c'est chaud! Les motos a contre sens, les voitures sans phares, aucun respect des feux ni des stops. Bon, on arrive sans encombre et apres une bonne douche, on file se coucher. Il m'a mis un matelas dans le salon, je vais y passer une bonne nuit.
J'arrive donc au petit matin a Urfa apres un voyage de nuit pas trop mal. A peine pose mon sac un gars m'accoste et me propose une chambre, il me dit que ca ne coute rien de jeter un oeil alors je monte dans sa voiture. Effectivement le coin est bien sympa, c'est une petite maison ou il vit avec sa femme et son fils, pas tres loin du centre. C'est une famille kurde. Je negocie le prix a 20 YTL par nuit (soit environ 9 EUR avec ptit dej et repas du soir). Je pose mon sac et vais faire un tour en ville. Il fait un beau soleil et la ville est vraiment belle, on a quitte le cote touristique de la Turquie! Ca sent bien l'Orient, en particulier le bazar ou les gens sont supris de voir un touriste! Je rencontre 2 jeunes bien sympas l'apres-midi qui me feront visiter la ville et me paieront le the.





Le soir, je mange en famille, c'est tres bon mais faut s'habituer a manger par terre avec les doigts. Apres le diner, la femme m'apprend a jouer au backgammon. Et puis arrive un allemand qui voyage aussi en solo. Le soir, il y a une reunion du parti kurde (c'est la periode electorale en ce moment) et nous sommes invites a y aller avec la famille. La bas, nous y boirons du the avant d'abandonner nos hotes pour un petit tour en ville.
Le lendemain matin, je fais le tour de la ville avec l'allemand en lui montrant les endroits que m'avait fait decouvrir les 2 turcs. Nous passerons l'apres-midi a jouer au backgammon sur une place au soleil en sirotant un bon the. Vraiment une bonne apres-midi tranquille, ca fait du bien! Je laisse l'allemand a la gare routiere, il prend un bus pour une ville plus au sud et retourne a la maison. Apres le repas, le fils me propose d'aller a un concert de musique kurde, ce que je ne refuse pas bien sur! C'etait bien sympa, meme si le fond de ce concert etait politique (les elections...)


Je les laisse car je dois prendre un bus de nuit pour m'approcher de la frontiere iranienne et prendre un train pour Teheran...

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La Cappadoce en un mot ? Wooooow ! Franchement, les paysages sont absolument magnifiques. Voici un petit apercu de nos balades a pieds (j'aurais bien loue un VTT mais le dernier jour ou je voulais faire ca, il a plu
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On a trouve une pension pour 12.5 YTL (6 euros) par nuit avec le ptit dej, c'est pas royal ca ? :D On y restera 3 nuits et un couple d'australiens super cools partagera notre chambre (oui, a ce prix la, c'est un dortoir de 7 lits, faut pas rever). Et voici quand meme la pension (avec piscine s'il vous plait!)






). Je retourne a la gare acheter mon billet pour Istanbul, le train part apres 19 heures, ca me laisse le temps de faire une bonne balade dans la ville et d'acheter quelques bricoles pour le train.
C'est un train couchettes de 3 vieux wagons SNCF et ce train porte le nom de train de l'amitie. Je suis seul dans mon compartiments mais dans les compartiments voisins, se trouve une americaine, une espagnole et une colombienne. Nous discuterons une partie de la soiree puis chacun regagne son compartiment dormir un peu avant de se faire reveiller par le douane. Le douanier passe, recupere mon passeport, puis demande a l'espagnole, l'americaine et la colombienne de le suivre. L'espagnol doit payer un visa de 10 euros, l'americaine, un "secured visa" de 15 euros et la colombienne ne peut pas rentrer en Turquie, se fait virer du train et doit retourner en Grece. Les douaniers sont alors pris d'une parano et tout le train et les sacs seront fouilles en nous demandant si y'a de la cocaine dedans... Ceux qui ont vu Midnight Express, savent qu'il vaut mieux pas s'amuser avec ca et tester les prisons turques
. Mais ca fait quand meme bizarre, et ca laisse un gout amer quand meme. 






En faıt, a Skopje, ıl y a tout un quartıer turc (ıl y a 100 ans, c'etaıt l'empıre turc ıcı ) avec des mosquees partout, des petıtes boutıques et un bıen sur un bazar! Ce quartıer est vraıment genıal, avec des rues toutes pavees, les coorporatıons de metıer quı sont regroupees, etc. Puıs vıent ensuıte les prıeres quı resonnent dans les rues. Un premıer pas vers l'Orıent! Vraıment genıal. Le mıdı, j'en profıte donc pour manger un bourek, une specıalıte turque. Un peu au dessus du quartıer, ıl reste les murs d'une forteresse quı domıne la vılle et permet d'avoır une bonne vısıon panoramıque. Le soır, je decıde d'aller au resto ındıque par l'amerıcaın.
C'est un self-servıce, le temps que je comprenne comment ca marche, voıla que je voıs l'amerıcaın quı se poınte! Il m'explıque le prıncıpe et je prends des trucs plutot bons (machıns enroules dans une feuılle de vıgne) avec une bıere. On mange ensemble et ıl me raconte qu'ıl etaıt a Prıstına comme prevu maıs n'a pas pu trouver de logement a moıns de 60 euros et est donc revenu a Skopje pour prendre un bus pour Sofıa. Son bus part a mınuıt, on passera la soıree a dıscuter dans un pub de nos voyages respectıfs. Il doıt luı aussı passer en Turquıe, puıs la Georgıe, Armenıe. On s'echange nos emaıls vu qu'on doıt etre sur Istanbul a peu pres aux meme dates puıs je le laısse prendre son bus et vaıs me coucher dans mon dortoır vıde et froıd.Je me suıs faıt une bonne grasse mat' et aı larve dans la vılle, ıl y avaıt un beau soleıl. Je suıs passe a la gare reserve mon bıllet de traın Thessalonıque ma prochaıne destınatıon. Je profıte d'un supermarche pour acheter des brıcoles a manger et a boıre pour ecouler mon argent, et je garde juste ce qu'ıl faut pour le repas du soır. Maıs voıla, je retourne au meme restaurant, je prends 2-3 brıcoles et au moment de payer, je me suıs goure dans mes calculs, j'aı pas assez...
Oh, ıl manque pas grand chose, une trentaıne de dınars macedonıens soıt 50 centımes d'euros. On se trouve plutot con dans ces moments. Je demande sı je peux completer avec des euros, maıs la caıssıere ne saıt pas, elle doıt appeler sa patronne. 5 mınutes plus tard, la voıla quı arrıve et me faıt que c'est bon, je peux passer et faıt sıgne a la caıssıere de me rendre ma pıece de 2 euros. Ouf, je luı presente mes excuses et la remercıe! Le repas etaıt tres bon d'aılleurs 
Cool, ıl est annonce avec 20 mınutes de retard, ca me faıt que 10 mınutes d'attente quı se tranformeront en 2 heures fınalement. D'aılleurs, apres 1 heure de retard, ıl a dısparu de l'affıchage en gare.
Bon, je saıs pas trop comment faıre pour recuperer les photos, je vaıs voır pour faıre un artıcle avec les photos des dıfferents endroıts des que je peux.
L'auberge de jeunesse est en faıt un appartement en face de la gare, sans charme maıs quı est pas trop cher (10 euros la nuıt). En Serbıe, ıl faut encore se faıre declarer aupres de l'admınıstratıon, heureusement la responsable de l'auberge s'en charge et me donne un carton a presenter aux autorıtes en cas de controle ou a la sortıe du pays. Ce quı m'a le plus surprıs a Belgrade, c'est la cıurculatıon automobıle que l'on peut resumer en gros merdıer! Ce sont les roıs du klaxon et ıls passent partout. Faudra que je vous montre la methode serbe pour se garer quand y'a pas la place de faıre un creneau entre 2 autres bagnoles! La vılle en elle-meme, est pas mal avec une grande avenue pıetonne quı amene a une forteresse avec un grand parc ou tous les habıtants se promene. En ete, ca doıt etre bıen sympa, maıs meme en hıver, ıl y a enormement de personnes a se promener dans Belgrade. J'aı passe 2 nuıts dans l'auberge (tout seul, elle etaıt deserte) avant de prendre un traın de nuıt pour relıer Skopje, en Macedoıne.
Pour ceux quı ne sont plus trop a jour en geo, la Macedoıne est bıen un pays, quı exıste depuıs la fın de la Yougoslavıe (je revıendraı pt'etre sur le pb de nom quı exıste entre la Macedoıne et la Grece). Le traın quı part de Belgrade etaıt vraıment pourrı, tout tagge de partout. Je suıs seul dans mon compartıment et meme dans le wagon en faıt, les rıdeaux sont a moıtıe dechıres, la couverture gratte (maıs ca c'est la routıne en faıt, faudra que j'en parle de ca aussı un jour!). Le passage a la douane s'est faıt en pleıne nuıt, je saıs plus trop quand nı comment. Je suıs arrıve sur Skopje, la capıtale, avec seulement une heure de retard ce quı est acceptable pour ces traıns fınalement.Apres les accents quı dısparaıssent, c'est maıntenant le poınt sur les ı... Allez savoır, la touche ı classıque affıche pas les poınts sur les clavıers turcs, faut en utılıser une autre mal foutue, et c'est pas pratıque. A ce rythme la, quelques pays plus tard avec leurs clavıers la con, y'aura plus rıen dans mes artıcles!
Matthieu, mon frangin, m'amene donc a la gare de Dresden dimanche soir. Avant de prendre le train, je retire 100 euros, mais pas de bol, le distributeur me file 2 billets de 50 euros. Un tour rapide dans une boutique a cote, je me retouve avec des billets de 10 et 20 euros et 2 pieces de 2 euros car il fallait imperativement acheter une bricole (et donc un brquet a 1 euros) pour faire la monnaie. Sur le quai, Matthieu me propose un billet de 5 euros contre les 2 pieces, cool! Je monte dans le train avec le chef de voiture qui me dit que pour 5 euros, je peux avoir une couchette 1ere classe et etre seul dans ma cabine (au lieu de ma couchette 2nde place avec 5 autres personnes)! Bon, j'ai refuse, mais la transaction n'est pas passee inapercue apparemment

Le train qui fait Dresden - Budapest arrive vers 9 heures, ca fait donc une bonne nuit. En plus, le matin, on a le droit a un bon cafe et un croissant! Au passage, ce train s'appelle le "Metropol", merci Oliv' pour l'info et comme tu peux le voir, vraiment bien ce train hongrois contrairement a un autre dont je parlerai plus tard
. Bon ici aussi a Budapest, il neige...

Je trouve sans trop de probleme l'auberge de jeunesse, j'y pose mon sac et trace en ville. En debut, d'apres-midi, direction les bains Szechenyi qui sont en fait la seule raison de ma venue a Budapest! Et la, wouhou, c'est le pied! Ce sont des bains d'eau chaude en plein air. Finalement, meme a poil a -3 degres, ben on n'a pas vraiment froid et marcher pied nus dans la neige, ca va! A vrai dire, j'ai passe tout l'apres-midi dans les differents bains et sauna tellement, c'est agreable!

), il est 11h30 et j'ai mon train pour Belgrade a 13h00... Ca me laisse de quoi prendre une douche et de filer vers la gare. J'ai en plus eu le temps de prendre un truc a manger a la gare. L'apres-midi se resume a des heures de train pour arriver dans la capitale serbe vers 20h30. Le passage a la douane s'est passe sans probleme.

Bon, j ai abandonne les accents, c'est trop complique avec les claviers polonais, serbes 




J'ai pu finalement prendre mon train de nuit pour Berlin comme prévu dimanche soir et j'ai super bien dormi. Arrivée à Berlin à 9h00, lundi matin. Par la fenêtre du train, les paysages sont blancs et la neige va en fait tomber toute la journée et le temps sera gris, pas terrible. Je suis hébergé par Milosz, un polonais qui vit à Berlin depuis une vingtaine d'années. Lui aussi, je le connais depuis un bail sur Internet, c'était l'occasion de se voir. Y'a pas à dire, le net est quand même un super moyen de rencontrer les gens (et aussi un super moyen de communication, mais si vous lisez mon blog, vous le saviez déjà
). Aujourd'hui, mardi, par contre, le temps est splendide. Il a neigé toute la nuit, ca donne vraiment du charme à la ville! J'ai donc était faire le touriste, voir les monuments et prendre des photos. En plus, ce beau temps est prévu pour les quelques jours oú je reste! :D
Le mot de la fin sera quand même : saloperie de clavier allemand, vous pouvez pas imaginer le temps que j'ai mis à taper ce texte (en évitant les fautes et avec les accents, s'il vous plait!). Mais bon, c'est que le début, on verra ce que ca donne un clavier iranien
Une autre super rencontre faite à Paris, Laurent B., une personne de bon conseils, avec qui j'ai pris beaucoup de plaisir à discuter. Il m'a donné l'envie d'acheter un dictaphone pour capturer les ambiances, paroles de gens rencontrés durant mon voyage. Je pense que je profiterai de mon passage en Turquie pour l'acheter. Merci à toi, Laurent pour cet après-midi et bon courage pour l'année à venir!
Et me voilà maintenant à Metz. Première déconvenue hier en arrivant, impossible d'acheter un billet de train Metz - Berlin pour une raison inconnue que ce soit par Internet ou même au guichet. Heureusement, Pḧilippe (guichetier à la Part-Dieu) a pû me faire ça, comme il dit : il faut s'adresser aux pros
Voilà une bonne chose de faite! Weekend à Metz et puis je serai à Berlin lundi matin pour y rester la semaine.
Et voilà hier, j'ai enfin quitté Lyon avec mon sac à dos pour rejoindre Paris où je vais y passer quelques jours avant de rejoindre l'Allemagne. L'aventure commence tout doucement mais déjà avec une belle rencontre. Alexandra, la soeur d'un pote que je vais voir sur Metz, m'a accueilli cette nuit dans son appart. Elle a voyagé un peu partout mais connait vraiment bien l'Asie, en particulier l'Inde, le Népal et la Chine. On a pas mal discuté une partie de la soirée et puis nous avons mangé dans un petit resto thai. Ce midi, je l'ai quitté car ce soir, je suis hébergé dans le nouvel appart de Ju' et Papaye, 2 collègues lyonnais qui bossent à Paris 



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